L'Opération Villages roumains (OVR) est une association fondée à Bruxelles en .
Historique
Cette association est issue d'un important mouvement de protestation en Europe occidentale contre la politique dite de « systématisation du territoire » qui menait vers la destruction de l'habitat traditionnel roumain tant rural qu'urbain, selon une interprétation propre au Parti communiste roumain et à son secrétaire général, le président Nicolae Ceaușescu, d'une idée de Friedrich Engels sur l'abolition des inégalités ville-campagne. Ce mouvement de protestation a abouti au parrainage de plusieurs milliers de villages roumains par des communes occidentales, puis, après la Révolution roumaine de 1989 et la révélation de la misère jusque-là cachée de la population, s'est transformé en un vaste mouvement d'assistance humanitaire, médicale et d'urgence.
Après quelques années, l'action s'est transformée à mesure que les besoins les plus criants trouvaient leurs solutions. De nombreux projets de développement durable ont été imaginés et mis sur pied par ces partenariats bi-polaires.
Parallèlement des actions transversales ont été menées par les coordinations nationales avec l'appui de partenariats locaux (campagne de dénonciation de la traite des êtres humainsDes réseaux mafieux issus des hommes de main de la Securitate, agissant désormais pour leur propre compte, quadrillaient les campagnes roumaines et, profitant de l'ignorance des ruraux, leur promettaient de substantielles augmentations de leurs revenus s'ils confiaient leurs jeunes pour qu'ils aillent travailler en Occident ; en réalité, ces jeunes étaient ensuite prostitués et menacés de la mort de leurs familles s'ils parlaient., soutien à des associations roumaines de défense de l'environnement et du cadre de vie comme à Roșia Montană).
Une des plus grandes réussites de l'OVR est la mise sur pied de la Rețea Turistică, premier réseau de tourisme rural avec logement chez l'habitant (interdit sous la dictature). Grâce aux gains, les logeurs ont pu améliorer rapidement leurs habitations et la quote-part qu'ils laissent à la caisse commune permet d'investir dans des aménagements collectifs. Actuellement, une trentaine de villages se réclament de la Rețea. Les prix pratiqués restent dans une bonne moyenne mais l'avantage de la formule réside surtout dans le fait que le touriste est en contact direct avec la vie du village et de ses habitants. Tous les documents relatifs à cette pratique peuvent être obtenus au siège de l'association.
À travers ses actions, l’OVR a constamment œuvré à la construction d’une Europe solidaire et mosaïque. L’une de ses dernières grandes réalisations dans cette optique, est la mise sur pied de raids-vélos de solidarité « Delta60 » qui se déroule tous les deux ans depuis 2005. Ces raids ont déjà conduit les participants à parcourir en vélo par deux fois le Danube (2005 et 2007) ainsi qu'effectuer un périple en boucle en Transylvanie (« Rouemania 2009 »). En 2011, une partie du raid s'est déroulé, pour la première fois, en Moldavie et depuis, le parcours comprend au moins deux tronçons distincts ; L'un en Roumanie et l'autre en Moldavie. Chaque kilomètre parcouru est sponsorisé à raison de . L’argent ainsi récolté est affecté à des projets de développement durable dans des villages de Roumanie et de Moldavie . .
En réalisant leurs projets dans ces villages, les associations créées dans la mouvance d’OVR ont aussi acquis de l’expérience quant à la conduite des relations à établir et à gérer avec les pouvoirs locaux, régionaux et internationaux. Et par effet-miroir, leurs membres se sont intéressés et impliqués davantage dans les structures décisionnelles de leurs propres milieux de vie (mandats communaux, bureaux de consultance dans le développement rural…). Certains n’hésitent plus à s’investir dans des mouvements d’opposition tels qu’à Verviers où la population s’est opposée à la destruction des berges et au recouvrement de la Vesdre pour créer un méga-centre commercial au profit de la multinationale « ForumInvest »…
En , l’OVR a fêté ses à Bucarest. Accueillie à Bucarest par l’Académie roumaine, par l’Institut culturel roumain, le Musée du village roumain et le Musée du Paysan roumain, elle reçut des mains de Cristian Preda, représentant du président de la République et en présence des ambassadeurs de différents pays concernés, une haute distinction honorifique pour son action en faveur de la sauvegarde et du développement des villages roumains.
Lors de la séance de clôture, les Roumains présents ont demandé à l’OVR de continuer à les accompagner sur cinq plans qu’ils estiment prioritaires : soutien dans les actions de développement local avec priorité à l’accessibilité à l’eau potable et aux soins de santé ; formation à la gestion locale et à la création d’associations ; accompagnement et échanges d’expérience dans la valorisation des ressources locales et la sauvegarde du patrimoine rural ; accompagnement dans le travail de mémoire portant sur la période avant révolution ; triangulation des partenariats visant une ouverture aux pays voisins dont la Moldavie mais aussi aux pays du Sud (Afrique, Asie, Amérique du Sud).
Tout en travaillant les missions qui lui ont été confiées, l’OVR intensifie l’extension de son action à travers l'Europe voire aux frontières actuelles de l’Europe comme en Moldavie par exemple. Dans cette optique, en Belgique, l’OVR est devenue l'Organisation des Villages en Réseaux (AG )et en France, OvrSolidarités (AG ).
En 2013, OVR-Moldova fut officiellement créée . Le siège social est à Ungheni, ville chef-lieu du raion de Ungheni, proche de la frontière roumaine ( Iasi).
En , il existe encore une coordination OVR en Belgique francophone et germanophone ainsi qu’en Région flamande (ADR), en Suisse, en France, en Roumanie et en République moldave . Une AISBL de droit belge réunit plusieurs de ces coordinations. Elle permet des échanges d'informations, de pratiques et la gestion de projets transversaux. Son siège est situé Maison de la solidarité, Chaussée de Jolimont à Haine-Saint-Pierre (La Louvière) en Belgique. Quelques comités locaux existent aussi au Luxembourg, en Allemagne, au Royaume-Uni, en Irlande et aux Pays-Bas. On peut estimer qu’il existe encore plus de cinq cents communes et associations coopérant avec leurs homologues roumaines.
Objectifs défendre les droits de citoyens de décider de leur environnement social, politique, économique, ethnique et écologique ; de respecter et de promouvoir le devoir d’ingérence non étatique ; de préserver le droit à la mémoire des choses et des gens ; de prévenir les conflits et les guerres et la par l’implication des citoyens et de la société civile pour trouver des nouveaux entre les États d’Europe et entre les communautés nationales et les minorités qui composent ces pays et pour donner des exemples de réconciliation.
Dans une optique d’éducation permanente, ces objectifs se réalisent par : l’apprentissage de la pratique de la démocratie ; la promotion de la coopération décentralisée entre citoyens et/ou collectivités locales ; la création de réseaux de solidarité, d’échanges et de partenariat locaux, communaux, intercommunaux, régionaux, nationaux, internationaux, dans une démarche indépendante des formations politiques et confessionnelles.
Opération Villages roumains et coopérations des pays membres
Compte tenu de son assise européenne, OVR porte dès le début des années 1990 des projets européens, parmi lesquels deux projets « Phare démocratie » axés sur la formation d’acteurs locaux (formation d’élus et de responsables associatifs). Puis en 1992, la réflexion sur la mise en valeur du patrimoine local donne naissance à un important projet de développement du tourisme rural qui devient Retea Turistica (Réseau Touristique) et organise de façon durable un réseau de tourisme rural à travers plusieurs départements du pays. Peu à peu, le nombre de communes impliquées se réduit, mais on compte aujourd’hui encore quelque et associations locales européennes actives en Roumanie, en provenance principalement de Belgique, France, Suisse et Pays-Bas. Côté roumain, la création d’OVR Roumanie permet rapidement de fédérer les microprojets et de pérenniser de véritables partenariats. Ainsi s’affirme au fil des ans le principe de « synergie association - collectivité locale », cher aux fondateurs du mouvement.
Belgique (Communautés française et germanophone) Voici les principaux partenariats bipolaires établis depuis la phase d'adoption en 1989 et 1990 () :
Amay - Livada Andenne - Râșnov (județ de Brașov) Ans - Sân-Gatin Assesse - Hurezu (județ de Satu Mare) Aubel - Șercaia (județ de Brasov) Awans - Comoara Aywaille - Limanu (județ de Constanța) Baelen - Lunca Călnicului (județ de Brașov) Baisy-Thy - Baraolt Barvaux-sur-Ourthe - Bălcești Bassenge - Tămășești Bastogne - Agapia (județ de Neamț) Beauraing - Nădăleșu-Gârbău (județ de Cluj) Berchem-Sainte-Agathe - Buturugeni (județ d'Ilfov) Bernissart - Ceplea (județ de Gorj) Bertrix - Rusca Montană (județ de Caraș-Severin) Bierges (Wavre) - Remedia (județ de Bihor) Bierghes (Rebecq) - Varghi (județ de Covasna) Bièvre - Sortina (Câmpeni) Braine-l'Alleud - Popești (județ de Bihor) Braine-le-Château - Plaieșii de Sus Braine-le-Comte - Vadu Izei (județ de Maramureș) Bullange - Bunești (județ de Brașov) Burdinne - Dărmănești Butgenbach - Cloașderu (județ de Mureș) Cerfontaine - Sabișa (județ de Maramureș) Chapelle-lez-Herlaimont - Fălticeni (județ de Suceava) Chimay - Godinești Ciney - Bogdan Vodă (județ de Maramureș) Comines - Avramești (județ de Harghita) Courcelles - Berlești (județ de Brăila) Court-Saint-Étienne - Budureasa (județ de Bihor) Couvin - Fărăoani (județ de Bacău) Dalhem - Bezidu (județ de Mureș) Dinant - Săliștea de Sus (județ de Maramureș) Dison - Câmpulung-Muscel Durbuy - Benești (județ de Cluj) Écaussinnes - Săcueni (județ de Bihor) Éghezée - Strâmbu Baiut (județ de Maramureș) Ellezelles - Sic (județ de Cluj) Enghien - Fersigu (județ de Maramureș) Esneux - Bisoca (județ de Buzău) Estinnes - Fundu Moldovei (județ de Suceava) Fauvillers - Godinești (județ de Gorj) Fernelmont - Glodul Strâmturii (județ de Maramureș) Flémalle - Crasna (județ de Sălaj) Fléron - Someșul Uileacului (județ de Maramureș) Flobecq - Curti Soara (județ de Gorj) Floreffe - Albota Florennes - Buciumi (județ de Maramureș) Florenville - Casa de Piatră (județ d'Argeș) Frameries - Săftica (județ d'Ilfov) Genappe - Baratcoș (județ de Bacău) Gerpinnes - Rădășeni Gesves - Măgureni-Beriu (județ de Hunedoara) Grez-Doiceau - Albac Habay-la-Vieille - Creaca (județ de Sălaj) Hamois - Târgu Secuiesc (județ de Harghita) Hannut - Sebeșul de Sus (județ de Sibiu) Ham-sur-Heure - Sân-Paul Havelange - Ocolna (județ de Gorj) Hélécine - Poiana (județ de Covasna) Héron - Bezdedu, Gârbău (județ de Sălaj) Hollange - Tamalciu Hotton - Doclinu (județ de Caraș-Severin) Houffalize - Budești (judet de Maramureș) Houyet - Budești (județ de Harghita) Ittre - Bențida (județ de Harghita) Jemeppe-sur-Sambre - Viile Tecii (județ de Bistrița-Năsăud) Jette - Zetea (județ de Harghita) Ixelles - Iași (județ de Iași) Jodoigne - Lăcusteni (județ de Vâlcea) Jurbise - Năsăud (județ de Bistrița-Năsăud) Koekelberg - Făgetu La Bruyère - Lesnic et Petreni (județ de Harghita) La Hulpe - Zăganu La Louvière - Soarșu (județ de Brașov) La Roche-en-Ardenne - Horezu (județ de Vâlcea) Lasne - Rășinari (județ de Sibiu) Les Bons Villers - Davidești et Petreni Léglise - Jigoreni (județ de Iași) Lessines - Hobita (județ de Gorj) Libin - Ieud Liège - Iași (județ de Iași) Lierneux - Șercăeni (județ de Brașov) Lobbes - Amărăștii de Sus (județ de Gorj) Marche-en-Famenne - Băltășești Meix-devant-Virton - Curtici (județ d'Arad) Mons - Sâncrăieni (județ de Harghita) Mont-Saint-Guibert -- Agnita (județ de Sibiu)