La Société de transports en commun de Limoges MétropoleFiche STCL sur Societe.com. (STCL, puis STCLM à partir de 2015), abrégé en TCLLe nom de la société est bien « STCL », alors que le sigle « TCL » renvoie à la marque commerciale (Transports en commun de Limoges). (à différencier du sigle des transports de Lyon) dessert la commune de Limoges et 20 communes de son agglomération.
Fondée en 1985 et succédant à la CTL (Compagnie des trolleybus de Limoges), la STCLM est une société d'économie mixte, chargée de gérer pour Limoges Métropole par un contrat de délégation de service public les transports urbains de l'agglomérationSite de la STCL - L'Entreprise et le réseau.
Histoire Les débuts des transports urbains
La première entreprise de gestion des transports urbains à Limoges date de la fin du . La mairie de Limoges confie le cette tâche à la nouvelle Compagnie des tramways électriques de Limoges (CTEL), qui exploite alors une ligne dont le tracé correspond à la portion centrale de l'actuelle ligne 1 de trolleybus, entre la place Carnot et l'avenue du Maréchal de Lattre de Tassigny (faubourg du Pont-Neuf à l'époque).
Six ans plus tard, le réseau se compose de 6 lignes de tramway, dont la longueur totale est de . Les véhicules, qui atteignent la vitesse maximale de , sont très largement adoptés par la population. Des travaux nécessaires d'agrandissement du réseau et de renouvellement des véhicules sont engagés en 1927.
L'arrivée du trolleybus et la fin des tramways
Séduite par le fonctionnement des trolleybus à Liège, la municipalité de Léon Betoulle décide avant la Seconde Guerre mondiale d'opter pour ce nouveau moyen de transport. Un arrêté ministériel du prévoit la création de 8 lignes arpentées par les trolleybus. Le fait que l'entreprise Vetra, qui détient le monopole français sur la construction des véhicules, se soit réfugiée durant l'Occupation, à Limoges, permet aux trolleybus de rapidement faire leur arrivée sur le réseau de la CTEL, le , sur une ligne correspondant grosso modo à l'actuelle ligne 2. Cette innovation signe le déclin du tramway de Limoges ; le dernier d'entre eux circule le .
Le , la CTEL devient donc Compagnie des Trolleybus de Limoges (CTL).
Dans les années 1970, le développement du réseau routier dans l'agglomération favorise l'utilisation de l'autobus.
Pour la petite histoire, l'acteur Jean Lefebvre conduira un des premiers trolleybus de Limoges, avant de devenir un personnage de cinéma et de théâtre.
La STCLM
thumb|Le « Point Bus », agence commerciale de la STCLM, située en face de la mairie de Limoges. La suppression progressive de la plupart des réseaux de trolleybus français dans la seconde moitié du (Grenoble en 1999, Marseille en 2004) contribue à la mise en lumière des trolleybus de Limoges, qui sont parfois élevés au rang de véritables images d'Epinal de la ville, au même titre que la gare des Bénédictins ou la porcelaine. A contrario, Limoges choisit de pérenniser et de moderniser son réseau de trolleybus, en rénovant tous ses véhicules sans pour autant tous les supprimer. Ainsi, ce n'est qu'en 1989 que les derniers CB60 datant de la première mise en service des trolleybus en 1943, accompagnés de VBRh de 1951, sont supprimés, totalement remplacés par les véhicules ER100Musée des transports urbains de Chelles - Association pour le Musée des Transports Urbains, Interurbains et Ruraux (AMTUIR) arborant une nouvelle ligne graphique jaune et bleue.
Le , à l'issue du contrat entre la ville et l'exploitant, la CTL est remplacée par une société d'économie mixte, la STCL. Durant les années 1980, la ville renouvelle entièrement son parc datant des années 1950. C'est aussi à cette époque que le réseau urbain s'étend à la banlieue, en premier lieu sur les communes de Panazol et Le Palais-sur-Vienne..
Depuis , la gare de Limoges-Bénédictins accueille le CIEL (Centre intermodal d'échanges de Limoges) qui s'est traduit par la construction d'un terminal routier pour les autocars des transports départementaux de la RDTHV (Haute-Vienne en car), et la réorganisation des arrêts des lignes de transports urbains de la STCL. À ce pôle de correspondance peut s'ajouter le pôle central de la place Winston Churchill, terminus de dix lignes de bus du réseau, puis en 2009 le pôle Saint-Lazare, ce dernier s'inscrivant autour du prolongement de la ligne 4 du trolleybus.
Les transports en commun de Limoges s'inscrivent dans la modernité avec l'électrification de la ligne 6, l'ouverture du site internet en 2002, l'inauguration d'un nouveau centre d'exploitation, le renouvellement du parc engagé en 2006 et la création d'une nouvelle ligne graphique réalisé pour l'ensemble de la flotte de véhicules par Laurent Gonzalez (graphiste designer à Toulouse).
En parallèle avec cette modernisation, la STCL introduit de nouveaux concepts dans le réseau pour les usagers, parmi lesquels la généralisation du système de montée par l'avant dès , puis le lancement des premiers titres de transports sans contact (cartes à puce) fin 2009.
200px|thumb|Extension de 2009 de la ligne 4 de trolleybus du réseau TCL au pôle St-Lazare.
À partir de 2009, le réseau de la STCL entame progressivement sa mutation numérique. Le , le système billettique passe à la carte à puces sans contact, alors qu'est mise en ligne la nouvelle version du site internet. L'année suivante, une trentaine d'abribus peuvent bénéficier d'un système d'affichage du délai d'attente pour le prochain véhicule. Dans le même temps, la STCL procède à l'installation d'un système d'informations dynamique embarquée pour les lignes 1, 2, 4, 5, 8 (le week-end) et 10. En 2013, le système d'information InfoBus est installé, permettant aux usagers de consulter les informations du trafic et des travaux via une application mobile.
Le renouvellement du parc des véhicules se poursuit et s'achève : le sont mis en service 6 nouveaux trolleybus Irisbus Cristalis sur la ligne 2Limoges Métropole - Dossier de presse - 6 nouveaux trolleys Cristalis pour Limoges Métropole. Entre le printemps et l'été 2011, 12 nouveaux trolleybus Irisbus Cristalis ETB12 sont attribués à la ligne 5. En juin, 8 Irisbus Citelis neufs sont intégrés au réseau, et l'attribution du marché de trolleybus articulés est accordée au constructeur Suisse Hess., pour des véhicules circulant sur la 4 à compter du .
Le est mise en service une desserte vers le nouveau complexe commercial « Family Village » en ZI3 par la ligne 20 et prolongement de la ligne 12 d'un arrêt de Isle Beausoleil vers Isle Les Champs.
Avec l'ouverture de la voie de liaison nord, permettant un contournement routier du quartier urbain de Beaubreuil, un nouveau pôle d'échanges est construit, dans le secteur de Fougeras, mis en service en . 6 nouveaux trolleybus articulés doivent enrichir le réseau fin Limoges Métropole - Dossier de presse : mise en service du nouveau pôle d'échanges Fougeras et arrivée de six nouveaux autobus articulés, 27 décembre 2013..
En , l'application MyBus permet de consulter les horaires des lignes en temps réel. Elle intègre également le service M-ticket qui permet d'acheter un ticket dématérialisé.
En , trois nouveaux trolleybus articulés Iveco Crealis IMC ont été affectés à la ligne 4.. Ils sont 100 % électriques et peuvent circuler en autonomie sur batteries sur une partie de la ligne.
Projets
BHNS Afin d'améliorer le réseau, il est prévu de le restructurer autour de deux lignes de BHNS (résolution votée par le conseil communautaire de Limoges Métropole le ). Le bilan de la concertation. sur le projet est publié fin 2019, avant l'engagement d'études détaillées des aménagements. L'enquête publique prévue en 2021, doit précéder les travaux qui doivent initialement s'achever en 2023. Sur fond de désaccords entre la ville-centre et la Communauté urbaine, le projet prend toutefois du retard ; la concertation publique qui se tient à l'automne 2024 prévoit un lancement des travaux fin 2025 pour la première ligne, et en 2028 pour la seconde, pour une livraison totale en 2030..
La première ligne (nord-sud) reliera la Zone Industrielle Nord et Beaubreuil au CHU, sur 13,5 km. Elle desservira Ester, La Bastide, la gare Limoges-Bénédictins, le centre-ville et le campus Vanteaux. Aux heures de pointe la fréquence sera de 6 minutes.
La deuxième ligne (est-ouest) reliera Panazol au Val de l'Aurence, sur 8,5 km.. Elle desservira le parking-relais de la Route de Lyon, le Sablard, la Mairie de Limoges, le centre-ville et le campus La Borie. Aux heures de pointe la fréquence sera de 8 minutes.
Les emplacements précis des terminus des deux lignes sont actuellement à l'étude.
Les deux lignes auront une correspondance Place d'Aine.
Ce service sera disponible 7j/7 de 4h30 à 0h30. Les fréquences varieront de 9–10 minutes en journée jusqu'à 30 minutes la nuit.
Le matériel roulant choisi sera électrique., le trolleybus articulé Crealis IMC, déjà présent sur la ligne 4, fait partie des hypothèses. Ces véhicules vont nécessiter la création d'un second dépôt vers Beaubreuil.
Le budget de ce projet est estimé à 116 millions d'euros..
Le projet prend toutefois du retard, notamment en raison de désaccords politiques entre les communes de l'agglomération de Limoges et au sein de la majorité municipale de Limoges. Dès 2024, le maire Émile Roger Lombertie fait part de son scepticisme, bien que votant le projet en tant qu'élu communautaire.. Ce sujet est au cœur des enjeux discutés lors de la campagne électorale des élections municipales de 2026 à Limoges.. Entre les deux tours, le maire sortant demande notamment à ses potentiels successeurs de refuser le tracé retenu qui selon lui risque « bloquer la circulation automobile et [menacer] gravement la vitalité des commerces de centre-ville »..
La polémique vient aussi du fait que si la solution d’accélérer les circulations est coûteuse en travaux sur les infrastructures, il ne serait pas prévu d’augmenter les fréquences de passages qui ne seraient sans doute pas améliorées et resteraient en moyenne de 10 mn, comme c’est le cas aujourd’hui, ce qui est très long lorsque on la compare à la durée du voyage lui-même qui serait du même ordre de grandeur. Cela veut dire que la prestation globale ne serait pas vraiment améliorée et qu’il y a peu de chance qu’elle entraîne une augmentation massive de la fréquentation du réseau, et donc une diminution du trafic automobile.
Or, comme d’autres villes l’ont fait, on s’aperçoit qu’avec des fréquences de passage supérieures, de l’ordre de 4 à 6 mn, voir moins à certaines heures, la durée globale des voyages, attente à la station comprise, diminuerait au moins autant qu’avec le projet actuel, mais sans avoir besoin d’accélérer la vitesse des bus, et donc sans avoir besoin de la plus grande part des travaux très coûteux prévus dans le plan d’aménagement dont on pourrait ainsi s’affranchir, sans compter le bénéfice pour l’activité économique qui n’aurait pas à souffrir de travaux interminables, ce qui serait également applicable pour l’ensemble des habitants de l’agglomération. D’autant qu’il semble bien que cette densification des circulations qui pourrait se faire pour une bonne part sans besoin de bus articulés aurait pour conséquence un probable bond de la fréquentation qui serait à même de faire naturellement diminuer la circulation automobile, et cela sans avoir besoin des habituelles mesures coercitives, nombreux sens interdits ou voies interdites, sans vraies alternatives de circulation entraînant de facto un déplacement du trafic bien souvent dans des rues auparavant résidentielles, suppression massive de places de stationnement, etc, tous désagréments que le projet en cours semble actuellement promettre.
Réorganisation du réseau de transport Autour du BHNS tout le réseau va être restructuré, notamment les lignes de trolleybus. Ce réseau va mieux hiérarchiser les différents types de lignes. :