Lamontgie est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région d'Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie Localisation Lamontgie est un chef-lieu de commune faisant partie de l'arrondissement d'Issoire, département du Puy-de-Dôme, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

La commune de Lamontgie est située au sud-est de la ville d'Issoire, dans la Limagne du même nom, au pied des monts du Livradois et à quelque distance de la rivière Allier. Sur la commune, dans le petit village de Mailhat, se trouve l'une des plus étonnantes églises romanes du Puy-de-Dôme.

Villages Lamontgie Formes anciennes en ancien occitan : montgia, mongia, mongie, La monge, La mongie, La montgie Situation géographique : chef-lieu de la commune. Mailhat Formes anciennes : Maxliacum, Maislac, Malhac, Malhat, Maillat. Situation géographique : Mailhat est un village de la commune de Lamontgie, situé à environ 2 kilomètres à l'ouest du chef-lieu. Histoire : Mailhat fut chef-lieu de paroisse jusqu'à la période révolutionnaire. L'ancienne paroisse de Mailhat correspondait à la commune actuelle de Lamontgie. À la création des communes, à la suite de la Révolution de 1789, le bourg de Lamontgie fut désigné chef-lieu de commune, aux dépens du village de Mailhat. Circoux Formes anciennes : Circum, Circon, Circou. Situation géographique : Circoux est un village de la commune de Lamontgie, situé à environ 1 kilomètre au sud-ouest du chef-lieu. Le Terrail Formes anciennes : Le Teralh, Le Terail. Situation géographique : Le Terrail est un village de la commune de Lamontgie, situé à environ 0,5 kilomètre au sud-ouest du chef-lieu. La Palotie Formes anciennes : La Palotye, La Pallotie, La Paloutye, La Paloty. Situation géographique : Bâtiment isolé situé à environ 1 kilomètre à l'ouest du chef-lieu de commune, à mi-chemin entre Lamontgie et Mailhat. Histoire : Il ne subsiste plus aujourd'hui qu'un unique bâtiment du village de La Palotie. Pourtant ce hameau comportait encore une dizaine de bâtiments (maisons, granges, colombiers...) à l'époque de la confection du cadastre dit « napoléonien » (1832). Les derniers habitants du village sont décédés au tout début du . Le lieu de La Palotie fut le siège d'un fief qui appartenait à une branche de la famille Morel de La Colombe de La Chapelle (du à la fin du ).

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Issoire à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Lamontgie est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Issoire, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (69,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (78 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (63,8 %), forêts (17 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (7,4 %), zones urbanisées (6,3 %), zones agricoles hétérogènes (4 %), prairies (1,5 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire Située à la jonction entre les montagnes du Livradois et la plaine d'Issoire, Lamontgie fut jusqu’à la fin du un important lieu d’échanges agricoles. Au plus fort de son influence commerciale sur la région, dans la première moitié du , Lamontgie comptait pas moins de 13 foires annuelles.

Fort de Lamontgie Lamontgie a possédé un fort villageoisLamontgie est l'un des nombreux villages de Basse Auvergne à posséder un quartier anciennement fortifié. Dans ces villages, les communautés villageoises organisèrent leur propre défense face à l'insécurité de l'époque. Le fort de Lamontgie a la particularité d'être plus tardif (fin ) que la plupart des autres forts (-s). On citera entre autres les forts d'Espirat, Mareugheol, Reignat, Chas ou La Sauvetat. à l'emplacement actuel du quartier du Fort. Ce fort représentait un rectangle régulier, de 80 m de long, du nord au sud, sur 50 m de large, d'est en ouest. Celui-ci était flanqué d'une tour à chacun de ses angles. Ces tours ont aujourd'hui toutes disparu, la plus imposante se situait sur la place du village et fut détruite en 1886 afin d'agrandir le foirail. La dernière d'entre elles fut démantelée au tout début du , à la suite de l'élargissement de la route menant au village du Terrail.

Ces fortifications ont été édifiées par les habitants de Lamontgie à l'époque troublée des guerres de religion , à partir de 1589« Transhaction fete entre les habitans de la montgie touchant leur forteresse. » 09.01.1589 - Archives Départementales du Puy-de-Dôme.. Construites alors dans l'urgence et sans autorisation seigneurialeLa paroisse de Mailhat est située sur les terres royales, par l'intermédiaire du Château de Nonette. Le Roi de France est donc le suzerain direct des habitants de Lamontgie., ce n'est que quelques années plus tard que le roi Henri IV leur permit de les conserver par lettre patente datée de Lyon, au mois de Manuscrit bibliothèque de Clermont..

Église de Mailhat Paroissiale jusqu'à la Révolution, l'église Notre-Dame de Mailhat fut construite à la fin du par une école auvergnate ayant subi une influence languedocienne.

Héraldique

Politique et administration Les maires

Les notaires Voici la liste des notaires qui ont officié sur le territoire de la commune de Lamontgie. On peut remarquer qu'à partir du milieu du , l'implantation des offices notariales se fait à Lamontgie, au détriment du village de Mailhat. [fin ] Puel Bonnet - La Palautie. Les minutes de ce notaire ont disparu, mais il est cosignataire d'actes de la fin du avec Me. Martin Chastagnier, en particulier les actes fondateurs du fort de Lamontgie. [1584 - 1616] Chastagnier Martin - Mailhat. Vraisemblablement originaire de la paroisse de Nonette. Marié à H.F. Anna Desoches, il décéda entre 1616 et 1626. [1587 - 1627] Desoches Antoine - Mailhat. Vraisemblablement originaire de la paroisse de Mailhat, la famille Desoches étant une très ancienne famille du lieu, mentionnée dans les registres paroissiaux dès 1574. Marié à H.F. Gasparde de St Purgent, il testa le (Not. Chastagnier Martin), mais décéda après 1627.

Les curés Voici la liste des curés qui se sont succédé à la tête de la paroisse de Mailhat (jusqu'à la période révolutionnaire), puis de Lamontgie ensuiteLes dates entre crochets correspondent aux dates de prise de possession et de fin de possession de la cure. En italique sont reportées des dates indicatives, non certifiées de façon exacte par des documents d'archives. Toutes les autres dates ont été déterminées à la suite de recherches effectuées aux Archives départementales du Puy-de-Dôme (pour les périodes anciennes) et avec la contribution de Mr Jean Labbaye, archiviste diocésain, pour le ..

Grâce aux sources paroissiales et notariales, nous avons pu reconstituer sans lacunes la chronologie de tous les curés successifs depuis la fin du jusqu'à la fin du . Pierre Bessede - "Dominus Petrus Besseda Curatis Malliaci" [... - 1562] François de La Chapelle (Messire). [1562 - 1570] Annet Astier (Messire). Mis en possession de la cure le 19.04.1562. [1584 - 1593] Jehan Ollier (Messire). Fut par la suite curé de Saint-Martin-des-Plains puis d'Orsonnette à partir de 1604. [1593 - 1598] Jehan Bardy (Messire). Celui-ci est à l'origine de la construction du fort de Lamontgie. Alors prêtre de la paroisse de Mailhat, en 1589, il offre aux habitants du village de Lamontgie des bâtiments situés au quartier de la Pelisse afin de bâtir le fort. [1598 - 1625] Estienne Gymel (Messire). "Maître ès-arts, docteur en décrets". Décédé avant le 07.09.1625. [1625 - 1648] Jean Chevans (Messire). Nommé à la cure de Mailhat le 15.09.1625. Il fut l'initiateur de la construction d'une chapelle à Lamontgie en 1644Acte de vente du bâtiment de la chapelle de Lamontgie consantie par Mre Jean Chevans, Curé de la Paroisse de Mailhat, au profit des habitants du bourg de Lamontgie - 24.04.1644 - Archives départementales.. Celle-ci fut bénie par Mre. Jacques de Bourdelles, sieur du Pouget, chanoine-comte de Brioude, et la sainte Messe y fut célébrée le Acte de bénédiction de la chapelle - 06.05.1648 - Archives départementales.. Il décède avant le (date de la nomination de son successeur, autre Jean Chevans), soit moins de 10 jours après la bénédiction de la chapelle. Il restera le grand artisan de l'installation d'un lieu de culte à Lamontgie. [1648 - 1687] Jean Chevans (autre) (Messire). Prise de possession de la cure le 29.05.1648. Décédé à Mailhat le 27.09.1687. [1687 - 1688] Maurice Cuel (Messire). Nommé par le prieur de Sauxillanges alors que Mre. Guilhaume Chevans est nommé dans le même temps par le pape. [1688 - 1712] Guilhaume Chevans (Messire). Mis en possession de la cure le 16.01.1688. Décédé le 01.06.1712 à Mailhat, "âgé d'entour 67 ans". [1712 - 1726] Noël Roussel (Messire). "Bachelier de l'université de Valence". Originaire de la paroisse de Saint-Germain-L'Herm, il est mis en possession de la cure le 13.06.1712. Décédé à Mailhat le 28.09.1726. [1726 - 1758] Antoine Maucour (Sieur). Prêtre de la paroisse d'Orbeil, il fut mis en possession de la cure de Mailhat le 05.10.1726. Décédé à Mailhat le 31.07.1758, il fut enterré dans l'église.