Charles François Desbureaux, né le à Reims et mort à Paris le , est un général français de la Révolution et de l’Empire.
États de service Soldat dans le régiment de la Reine-Infanterie le , caporal le , il fait la campagne navale de 1778. Il est nommé sergent le , fourrier en 1781, et il obtint son congé absolu le .
Élu chef de division de la garde nationale de Reims, il est chargé, lors de l'invasion de la Champagne par les armées ennemies, en , de l'organisation et du commandement des troupes de nouvelle levée. L'activité, l'habileté qu'il déploie dans cette circonstance lui valent le grade d'adjudant-général chef de bataillon le de la même année. Il sert d'abord en cette qualité au camp de Châlons, et passe successivement aux armées des Ardennes, du Nord, de la Moselle et de Rhin-et-Moselle, pendant les campagnes de 1792 à l' (1794-1795).
Général de brigade le , et général de division le , il se trouve au blocus de Maubeuge, puis il prend le commandement de trois divisions destinées à l'attaque de Charleroi. Il passe ensuite avec un corps de troupes de à l'armée de la Moselle pour le blocus de Landau et à la reprise des lignes de Wissembourg. Le , il soutient la division Ambert, vivement attaquée par les Prussiens devant Kaiserslautern, arrête l'ennemi et opère sa retraite sans avoir été entamé.
Vers cette époque se forme l'armée de Sambre-et-Meuse, et le général Desbureaux reçoit l'ordre de défendre le pays compris entre la Sarre et la Moselle, de couvrir les places de Sarre-Libre et de Thionville, et de se jeter dans cette dernière place pour la défendre jusqu'à la dernière extrémité en cas de siège.
Lors de la marche de l'armée de la Moselle sur Trèves, il commande la division du centre. Il fait à l'ennemi un grand nombre de prisonniers, et emporte de vive force la batterie du pont de Consarbrück. L'armée se porte ensuite sur Mayence et passe l'hiver devant cette dernière place. Non compris dans le travail d'organisation du , il rentre dans ses foyers avec le traitement de réforme le suivant. Remis en activité le , il a alors le commandement de la militaire.
Les Vendéens ont repris les armes et Desbureaux parvient à rétablir l'ordre dans sa division, non sans avoir battu et dispersé de nombreux rassemblements d'insurgés, notamment le lors de la bataille des Aubiers, où ses troupes tuent . Il reçoit, le , l'ordre de se rendre à l'armée gallo-batave. À son arrivée à Paris, il trouve un contre-ordre qui le renvoie dans l'ouest de la France où l'insurrection a reparu, et il y reste jusqu'au , époque à laquelle il est de nouveau placé en traitement de réforme.
Mis à la disposition du ministre de la marine le , il part pour Brest le suivant, afin de prendre le commandement de la deuxième expédition de Saint-Domingue.
Rentré en France le , et maintenu dans le traitement d'activité par décision du premier Consul du suivant, il est nommé membre de la Légion d'honneur le , et appelé au commandement de la militaire le .
Passé à celui de la militaire le , il reçoit le titre de baron de l'Empire le , et la décoration d'officier de la Légion d'honneur le . Le , il est fait commandeur de la Légion d'honneur par le roi .
Il continue d'exercer ses fonctions jusqu'au retour de de l'île d'Elbe, mais une ordonnance royale du prononce son admission à la retraite.
Il meurt le , à Paris, et il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise ().
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