Égliseneuve-des-Liards est une commune française, située dans le département du Puy-de-Dôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie

Égliseneuve-des-Liards est une petite commune de située sur les premiers contreforts du Livradois à de Sauxillanges et une vingtaine de minutes d'Issoire et de l'A75. Il s'agit d'une commune rurale dont l'activité principale est l'agriculture et l'élevage. Les zones boisées ont une emprise assez importante sur ce territoire. Elle compte quinze hameaux pour . La montagne de Liards culmine à et le hameau le plus bas se trouve à . Deux cours d'eau longent ou traversent la commune : la Sablonnière qui rejoint l'Astrou. La montagne de Liards est composée en bonne part de basalte. Le reste de la commune est composé d'un sol granitique.

Communes limitrophes

Lieux-dits et écarts

Les 15 hameaux Le Bourg, Cassot, Charel, la Cour, le Cros, la Diane, l'Escunlerie, le Fay, Jeanlong, Lavancie, Liards, Prélong, la Vernière, la Verrerie, la Vigerie.

Le bourg : Égliseneuve Le nom d’Égliseneuve est mentionné pour la première fois entre 1060 et 1073, dans la charte « apud aecclesiam Novam ». Dans ce texte, Gabriel Fournier nous signale que Maurice de Montboissier le seigneur de la région) s’engage à ne rien réclamer aux religieux de Sauxillanges qui possèdent des terres sur Égliseneuve. Cette possession est mentionnée dans quatre chartes à la fin du . La fondation de l’église Notre-Dame est attestée dans la charte entre 1060 et 1073. Avant le , on disait Église-Neuve de Liard.

Lavancie : Vient du latin lavatio, qui signifie action de laver, nettoyage. Signifie aussi action de se baigner, de baigner, bain ou les bains (édifices). A l’époque gallo-romaine il y avait peut-être un petit édifice pour les bains.

La Cour : Ce mot est issu du bas latin curtis, « enclos comprenant maisons et jardins ». Le terme entre dans l’ancienne langue avec un sens proche de son étymologie : « espace découvert, entouré de bâtiments et de murs » (seconde moitié du ). Dans un contexte rural, le mot a désigné par extension la « ferme », le « domaine rural ».

Liard : Un liard était, jusqu’au , une petite monnaie de bronze valant le quart d’un sou. Au , on l’employait comme synonyme de « sou ». Plus vraisemblablement, le Liard est l’autre nom du peuplier noir. Toutefois, l’étymologie actuelle Les Liards mis au pluriel remonte au .

Le Fay : Du gallo-roman FAGETU, dérivé de FAGU « hêtre » à l'aide du suffixe collectif -ETU, d'où le sens global de hêtraie.

Le Cros : Attesté en latin médiéval sous la forme Illo Croso. Ce qui signifie « le creux » (lieu encaissé), mot issu du gaulois. On trouve ce nom au Moyen Âge sous les formes : de Crocho, Crossos et Crosso.

L’Equinlerie : Vient du latin médiéval Scutlaria ou Scultaria qui viendrait de scudier ou écuyer. En occitan d'Auvergne, on ajoute souvent E avant les mots commençant par la lettre S suivie d’une consomme (exemple : especial pour spécial). Au , la carte de Cassini mentionne le nom de Les Cuenlerie. Au , ce hameau non loin du bourg, s’appelait l’Escuillerie.

La Verrerie : Vient du latin médiéval Victriaro : Verrerie. Il y avait très probablement une verrerie forestière implantée sur ce hameau pour produire le verre dont avaient besoin les moines du monastère de Sauxillanges tout proche.

Charel : Viendrait du prénom Charles… Au , on l’écrivait Charelle. Cependant, dans le cartulaire de Sauxillanges, il est mentionné la donation de cinq manses (un manse correspondait à une exploitation agricole) au début du lors de la fondation du monastère de Sauxillanges. Son nom en latin médiéval dans le cartulaire était Jarello ou Carello.

La Vigerie : Mot dérivé du bas-latin vicaria qui signifie « viguerie ». Une viguerie ou vicaria est une juridiction administrative médiévale dans le Sud de la France et en Catalogne. Elle tient son nom de celui du lieu où elle était rendue.

La Diane : Ce hameau n’apparaît qu’au .

Cassot : Terme de papeterie au . Ce mot vient du nom d’une caisse à compartiments pour le triage des chiffons. Ces chiffons étaient ensuite utilisés pour la fabrication de papier (comme au moulin Richard de Bas).

La Vernière : Lieu planté de vernes ou vergnes autre nom de l’aulne. Ce nom vient du mot gaulois –uerno.

Le Rocher du Diable On l’aperçoit depuis la route entre Sauxillanges et Condat-lès-Montboissier. En contrebas, on peut voir les vestiges du moulin du Fay. Sur la photo on devine le front bien marqué. Un nez épais et aquilin. Une gueule de lion. Tout autour de la tête du Diable on peut encore voir quelques fresques…

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne. et est dans la région climatique Nord-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de 800 à , bien répartie dans l’année.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Fayet-le-Château à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .

Urbanisme Typologie Au , Égliseneuve-des-Liards est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022..

Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Issoire, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (54,5 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (54,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (45,5 %), prairies (30,4 %), zones agricoles hétérogènes (24 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Histoire vignette|redresse|Plan de l'église dressé par Mallay, . La montagne des Liards semble avoir été occupée dès la période gauloise et gallo-romaine. Des vestiges furent trouvés par Pierre-Pardoux Mathieu, professeur de lettres et archéologue originaire d'Égliseneuve, au milieu du . La voie gallo-romaine qui vient de Manglieu vers Condat passe au pied de la montagne.

Égliseneuve apparait au , lorsque vers 1060-1076 Maurice de Montboissier s'engage à ne rien réclamer sur les possessions du prieuré bénédictin de Sauxillanges. Sur le même acte sont mentionnés dix-neuf manses dépendant de la paroisse, ce qui prouve un peuplement relativement dense sur un territoire assez peu étendu.

Jusqu'en 1789, Égliseneuve dépendit du prieuré de Sauxillanges, mais une partie des hameaux actuels appartenaient à la paroisse de Sugères (le Fay).

Lors de la visite épiscopale de 1773, l'évêque compta environ 200 communiants. Il n'y avait ni école ni sage-femme.

En 1793, au moment de tomber le clocher de l'église sur ordre de Couthon, un couvreur grimpa sur la flèche, enleva la croix de fer et la jeta ainsi que la pierre où elle était scellée. Il dit :

C'est ainsi, nous dit la tradition populaire, que le clocher fut sauvé.

Dans sa description de la commune, Pierre-Pardoux Mathieu notait qu'en plus de l'agriculture, il existait une carrière de granite et, la présence de calcaire et d'argile aurait pu permettre l'établissement de fours à chaux et de tuileries. Il signale aussi qu'il y eut des recherches afin de trouver des filons de quartz nécessaire aux verreries. La commune était dotée d'un couvent tenu par les sœurs dominicaines de Gramond dès le qui enseignaient aux jeunes filles. Ce couvent fut définitivement fermé en 1923. Une école de garçons fut construite à la fin du . L'école publique est fermée depuis la fin des années 1980. Elle abrite aujourd'hui la salle des fêtes et un gîte communal.

Politique et administration

Population et société Démographie

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Patrimoine religieux Église Notre-Dame

Historique Le nom d’Égliseneuve est mentionné pour la première fois entre 1060 et 1073, dans la charte « apud aecclesiam Novam ». Dans ce texte, Gabriel Fournier nous signale que Maurice de Montboissier s’engage à ne rien réclamer aux religieux de Sauxillanges qui possèdent des terres sur Égliseneuve. Cette possession est mentionnée dans quatre chartes à la fin du . La fondation de l’église Notre-Dame est attestée dans la charte entre 1060 et 1073.

Descriptif L'église est composée d’une nef à trois travées, d’un collatéral nord, prolongé par une chapelle à fond plat, d’une travée droite de chœur et d’une abside polygonale. Le chevet remonte à la seconde moitié du .

Les façades ouest et sud, la nef ainsi que le bas-côté nord et la chapelle nord ont été construits au . Les parements sont difficilement visibles du fait de l’épaisseur du crépi et par endroits des couches de ciment ! Cependant, on peut voir dans ces parties que le granite domine le chantier avec des utilisations en réemplois d’arkose rouge et blonde sur le pignon ouest. L'intérieur est décoré de décors géométriques peints par Lamy en 1896.

Les croix La commune d'Égliseneuve conserve encore de nombreuses croix aux carrefours des chemins, dans les hameaux et vers l'église. Pour la plus grande part, elles ont été taillées au . Seule, l'ancienne croix de l'ancien cimetière daterait du ou du . Une autre enfin, au carrefour de l'ancien couvent, date sans doute du . Elle représente sur une seule face, le Christ en croix.

Le matériau le plus employé est le granit : pour les trois plus anciennes le granit est utilisé exclusivement. Pour les autres le socle est en granit et la croix est soit en fer forgé, soit en fonte. La grande croix monumentale du cimetière est en pierre de Volvic.

Les carrières Sur la commune d’Égliseneuve-des-Liards, au hameau de Fay, la montagne du Rocher du Diable abrite d’anciennes micro-carrières de granit agrémentées de petites maisons de tailleurs. Ces maisons datent du début du .