La parachutiste ( BP) est une unité de l'Armée de terre française, à dominante infanterie, composée de troupes aéroportées, spécialisée dans le combat aéroporté et dans l'assaut par air. Sa vocation prioritaire est la projection dans l'urgence, afin de fournir une première réponse à une situation de crise. Unité d'élite de l'armée française, elle est commandée par un général de brigade dont l'état-major est basé à Balma, près de Toulouse. Ses soldats, marsouins, chasseurs, hussards, sapeurs, ou artilleurs portent un béret rouge (amarante) sauf les légionnaires du REP dotés du béret vert.
La division parachutiste, issue de la division légère d'intervention ( DLI), a été créée à partir des unités de la division parachutiste et de la division parachutiste, dissoutes à la suite du putsch des généraux lors de la guerre d'Algérie.
Création et différentes dénominations : création de la légère d'intervention ( DLI), à partir des unités des et DP dissoutes ; : création de la par fusion de la division légère d'intervention et de la d'outre-merIn Histoire des parachutistes français, page 556. ; : la devient la parachutiste ( DP) ; : la division parachutiste devient la parachutiste ( BP).
Origines et histoire La légère d'intervention (1961-1963) thumb|upright=1.5|Organigramme de la DLI le La DLI est créée le en Algérie à partir des éléments des 10 et parachutistes, dissoutes à la suite du putsch des généraux, et de la DI alors pressentie pour devenir la troisième division parachutisteIn Revue Uniformes (sept-oct 2011), page 28. L'unité, commandée par le général MarzloffLe général Marzloff n'est pas breveté parachutiste, in Les pars l'honneur de servir, page 151., rejoint la métropole le . Le le RDP quitte la division et prend garnison en Lorraine à Dieuze et NancyIn Histoire des parachutistes français, page 556.
De sa création au , la DLI est constituée des unités suivantes : Éléments organiques et de soutien de quartier général ( CQG) de transmission ( CT) Peloton ALAT (PMAH 11) Groupe de transport 513 (GT 513) de génie aéroporté ( CGAP) de réparation divisionnaire ( CRD) médicale ( CMA) de ravitaillement d'intendance ( SRI)
Infanterie parachutiste RCP ( de chasseurs parachutistes) RPIMa ( de parachutistes d'infanterie de marine) RPIMa ( de parachutistes d'infanterie de marine) RPIMa ( de parachutistes d'infanterie de marine)
Artillerie parachutiste 1/ RALP
Cavalerie parachutiste RHP ( de hussards parachutistes)
Il est à noter qu'il ne subsiste plus aucune unité de Légion au sein de la nouvelle division. Le la division intègre la BOMAP (Base opérationnelle mobile aéroportée).
La (1963-1971) thumb|upright=1.5|Organigramme de la le Le , la DLI fusionne avec la d'outre-mer et devient la . À partir de , l'unité, outre les éléments divisionnaires d'appui et de soutien, s'articule autour de trois brigades, la brigade à Saint-Malo, la brigade aéroportée à Toulouse et la brigade aéroportée à Pau.
Un bataillon de soutien, le BS, est créé le à Auch. Il supervise les services de santé et d'intendance de la division. En mars, c'est au tour du BTAP d'être mis sur pied à Pau, afin de regrouper les compagnies de transmissions existantes.
En , la atteint un effectif de , se dote de 2 brigades qui regroupent les cinq régiments parachutistes ( à Toulouse et à Pau). Elle est alors constituée des unités suivantesIn Histoire des parachutistes français, pages 557 et 559 :
Éléments organiques et de soutien de quartier général ( CGQ) de transmission aéroporté ( BTAP) RHP ( de hussards parachutistes) RICM (Régiment d'infanterie-chars de marine) RAP ( d'artillerie parachutiste) RAMa ( d'artillerie de marine) RGAP ( du génie aéroporté) Groupe de transport 513 (GT 513) GALDIV 11 (groupe d'aviation légère de la )
BOMAP (base opérationnelle mobile aéroportée) de soutien ( BS) CMLAP CLRM CRRM et SEI
brigade d'outre-mer
RIMa ( d'infanterie de marine) RIMa ( d'infanterie de marine) BS ( bataillon des services)
brigade aéroportée RCP ( de chasseurs parachutistes) RPIMa ( de parachutistes d'infanterie de marine) RPIMa ( de parachutistes d'infanterie de marine) CLT (compagnie légère de transmission )
brigade aéroportée RCP ( de chasseurs parachutistes) RPIMa ( de parachutistes d'infanterie de marine) CLT (compagnie légère de transmission )
La parachutiste (1971-1979) vignette|Mortier en action lors de la bataille de Kolwezi. vignette|Un radio sur une jeep lors de l'opération Bonite.
La disparaît le pour former la parachutiste à Toulouse. La d'outre-mer quitte la division et les et BAP deviennent respectivement les et BP (brigade parachutiste) et intègrent chacune un bataillon de soutien. Les trois régiments de cavalerie, génie et artillerie sont réorganisés en deux régiments interarmes d'appui qui conservent néanmoins leur nom d'origine ( RH et RA). Le RGAP disparaît.
Le , la DP est constituée des unités suivantesIn Histoires des parachutistes français, page 560. :
Éléments organiques et de soutien
EQG ( de quartier général) de transmission ( CT) GALDIV 11 (groupe d'aviation légère de division)
BOMAP (base opérationnelle mobile aéroportée)
brigade parachutiste RCP ( de chasseurs parachutistes) RPIMa ( de parachutistes d'infanterie de marine) RPIMa ( de parachutistes d'infanterie de marine) RA ( d'artillerie) BCS (bataillon de commandement et de soutien) puis BPCS à compter de 1977
brigade parachutiste RCP ( de chasseurs parachutistes) REP ( étranger de parachutistes) RPIMa ( de parachutistes d'infanterie de marine) RH ( de hussards) BCS (bataillon de commandement et de soutien) puis BPCS à compter de 1977
Le le EQG et la CT sont regroupés et forment le BCT basé à Pau. Le , le BCT donne naissance au RCTP (régiment de commandement et de transmissions parachutiste) basé à Toulouse.
Le , le RGP est recréé et les deux régiments interarmes retrouvent peu après leurs spécificités et leurs appellations de RHP et RAP.
Le , le RPIMa est rattaché à la division.
Des unités appartenant aux REP et RAP participent à l'opération Tacaud à partir de 1978 au Tchad.
Toujours en 1978, dans le cadre de la coopération militaire avec le Zaïre qui prévoit assistance et formation, le REP est parachuté lors de l'opération Bonite, et participe avec les parachutistes belges au sauvetage de Kolwezi. Lors de cette intervention deux équipes du RDP et une équipe du RPIMa sont également employées pour l'observation et le renseignement.
À cette époque, la France dispose d'une force d'intervention de composée de la DP, de la DIMa et de forces navales et aériennes.
La parachutiste (1979-1991) vignette|Parachutistes français de la Force multinationale de sécurité à Beyrouth avec un LRAC F1, . En 1979, la DP connaît une nouvelle restructuration : suppression des deux brigades et création d'un Groupement aéroporté (GAP) rassemblant les trois régiments parachutistes professionnalisés ( REP, et RPIMa) ainsi qu'un bataillon de soutien ( BPCS) créé à Albi. Les et BPCS, créés en 1977 en remplacement des et BCS, sont également dissous en 1979, tandis que le RPCS est créé le en remplacement du RCTP créé en 1977. En 1983, le BPCS donne finalement naissance au RPCS qui occupe les mêmes fonctions de soutien au sein du GAP. Le GAP a pour mission d'intervenir dans des délais extrêmement courts en opération extérieure : c'est l'échelon d'urgence au sein de la DP.
vignette|Panhard ERC-90 Sagaie du de hussards parachutistes en Arabie saoudite durant l'opération Daguet.
À partir de 1979, la DP est constituée des unités suivantes :
Groupement aéroporté (GAP) RPIMa ( de parachutistes d'infanterie de marine) RPIMa ( de parachutistes d'infanterie de marine) REP ( étranger de parachutistes) BPCS ( parachutiste de commandement et de soutien) puis RPCS à compter de 1983
Autres régiments endivisionnés RCP ( de chasseurs parachutistes) RCP ( de chasseurs parachutistes) RPIMa ( de parachutistes d'infanterie de marine) RPIMa ( de parachutistes d'infanterie de marine) RHP ( de hussards parachutistes) RAP ( d'artillerie parachutiste) RGP ( du génie parachutiste) RPCS ( parachutiste de commandement et de soutien) BOMAP (base opérationnelle mobile aéroportée)
Le , une compagnie du RCP qui stationne au Liban dans le cadre de la force multinationale de sécurité à Beyrouth, est victime de l'attentat du Drakkar qui occasionne dans ses rangs et 3 dans ceux du RCP.
La parachutiste (1991-1999)
En 1991, alors que la guerre froide se termine, de nouvelles restructurations touchent la DP : le groupement aéroporté (GAP) est dissous ainsi que le RPCS d'Albi qui avait été créé en 1983 en remplacement du BPCS.
À partir de 1991, la DP est désormais constituée des unités suivantes : RCP ( de chasseurs parachutistes) RCP ( de chasseurs parachutistes) RPIMa ( de parachutistes d'infanterie de marine) RPIMa ( de parachutistes d'infanterie de marine) RPIMa ( de parachutistes d'infanterie de marine) RPIMa ( de parachutistes d'infanterie de marine) REP ( étranger de parachutistes) RHP ( de hussards parachutistes) RAP ( d'artillerie parachutiste) RGP ( du génie parachutiste) RPCS ( parachutiste de commandement et de soutien) BOMAP (base opérationnelle mobile aéroportée) La parachutiste, forte d'environ en 1996, voit ses effectifs progressivement fondre à avec la suspension du service militaire et la professionnalisation des armées entamée à partir de 1997. Cela entraîne la dissolution du RPIMa de Mont-de-Marsan en 1998 et du RCP de Souge en 1999, celui-ci étant immédiatement recréé en lieu et place du RCP de Pamiers par changement d'appellation et de drapeau.. La BOMAP et le RPCS disparaissent également pour donner naissance au RTP en 1999.
La parachutiste (de 1999 à aujourd'hui) La parachutiste est fondée en 1999 à Balma (Quartier Balma-Ballon Toulouse), sur la base de la parachutiste à l'occasion de la restructuration des armées. Cette brigade est engagée en Afghanistan, en Afrique et dans les Balkans.
Afrique La BP, et notamment le REP, participe à l'opération Licorne en Côte d'Ivoire.
Afghanistan vignette|Un véhicule blindé léger du de hussards parachutistes en 2006 en Afghanistan. La brigade parachutiste intervient en Afghanistan à partir de 2006 au sein du détachement français de la Force internationale de l'OTAN.. Elle est relevée en septembre 2007 par les chasseurs alpins de la BIM.
Le , une section du RPIMa perd neuf Hommes lors de l'embuscade d'Uzbin.
Les paras du RCP de la BP, appartiennent à la première rotation. Les premiers départs ont déjà eu lieu, une première rotation dimanche dans la région de Kâpîssâ, quatre autres vont suivre. Six cent cinquante militaires sont prévus pour une mission de sécurisation de zone.
Le , deux compagnies du RCP, soit environ , commandés par le général Maurin mobilisés pour l'Afghanistan - Grand Sud : Ladépêche.fr (part en mission pour une année entière, il prendra en charge l'état-major en Afghanistan baptisé « Task Force Lafayette »), chef de la BP, sont projetés sur place et s'envolent pour Nijrab dans l'est du pays pour une mission de six mois. parachutistes sont alors engagés en Afghanistan, ils proviennent principalement de l'état-major de la BP et du RCP et sont appuyés d'éléments du RHP, du RGP, du RAP et du RTP..
Pour préparer cette mission, la BP a participé à un long entrainement en situation réelle, pour achever la préparation opérationnelle des militaires qui constitue l'état-major de la brigade La Fayette d'avril à octobre 2011. En Afghanistan, ces renforts servent de six mois à un an à Nijrab dans la province de Kâpîssâ (Nord) au sein du Groupement tactique interarmes de Kapisa.
En date du , la BP est celle qui a subi le plus de pertes avec en Afghanistan..
La brigade aujourd'hui Subordinations La BP, seule brigade parachutiste de l'armée de terre française, est subordonnée à la division.