Louis Claude du Chastel, dit « Duchastel de La Martinière », né à Saumur (Maine-et-Loire), le et mort le à Charonne (actuellement Paris), baron, est un militaire qui fait toutes les guerres de la Révolution et les guerres de l’Empire.
Biographie Sa famille
Il est le fils de Louis Duchastel (1735-1782), sieur de La Martinière, qui acquiert dès 1752 la charge de lieutenant particulier en l'élection de Saumur ; et de Marguerite Galoche.
Il est le cousin germain du Conventionnel girondin guillotiné Gaspard-Séverin DuchastelGrands notables du Premier Empire. - Page 103 de Pierre Arches, Louis Bergeron, Guy Chaussinand-Nogaret, Centre de recherches historiques, Recherche coopérative sur programme 327 – 1988.. L'un de ses oncles, Pierre-François Pichereau de Geffrut (1790-1791), maire de Chinon, est lui aussi guillotiné, le . Les du Chastel, ou Duchastel ou bien encore du Châtel sont une ancienne famille de Chouzé-sur-Loire (Élection de Saumur-Anjou).
Les guerres de la Révolution française
Du Chastel entre au Collège royal et académique de La FlècheMémoires du général comte François Dumonceau, publ. d'après le manuscrit original par Jean Puraye ; ill. d'après les estampes et les tableaux du temps, Bruxelles : Brepols, 1958-1963, p.102n.. Lorsque la Révolution française éclate, il s'enrôle alors comme simple grenadier dans le de volontaires nationaux de Maine-et-Loire à sa formation le . Il rejoint l’armée du Nord et fait les campagnes de 1792 et 1793, assiste à la reddition du camp de la Lune, à la bataille de Valmy et à Jemmapes.
Il est envoyé combattre les Vendéens, en , et entre dans la compagnie franche de hussards de Saumur, le suivant, avec le grade de maréchal-des-logis. Vers la fin de 1793, Louis Claude du Chastel est bientôt nommé capitaine par le représentant du peuple Claude Carra de Saint-Cyr, mais il est blessé à jambe à la bataille de Fontenay, quinze jours plus tard. Il est alors incorporé dans le de chasseurs à cheval par ordre du représentant du peuple YehonLiévyns, Verdot, Bégat, Fastes de la légion d’honneur : biographie de tous les décorés accompagnée de l'histoire législative et règlementaire de l'ordre, 238..
Du Chastel est admis dans les guides du général en chef de l’armée de l’Ouest, le ou an III., Hoche et reçoit une autre blessure au combat du ou 8 messidor an IV.. Il est promu au grade de chef d'escadron par Hoche douze jours plus tard et incorporé dans les chasseurs à cheval de la Vendée.
Il est envoyé comme capitaine au de hussards. Il fait partie de l’armée de l'Intérieur. Pendant son séjour à Paris, le général Louis Lemoine le nomme capitaine-rapporteur du conseil de la guerre de la militaire.
Les Guerres napoléoniennes
Aide de camp du général Pierre Quantin, il le suit en Italie. Le ou 27 ventôse an VIII., il rejoint les escadrons de guerre du de hussards à la de réserve. Louis Claude du Chastel est à nouveau blessé à la bataille de Montebello, cette fois-ci au front. Grièvement atteint, il revient dans les lignes françaises avec les survivants d’un groupe de 25 volontaires. Ils ont attaqué un fort détachement ennemi et libéré 150 des leurs.
À la bataille de Marengo, il est à nouveau blessé au front. Du Chastel fait partie des troupes qui forcent le passage du Mincio et enlève les positions autrichiennes.
Chef d'escadron titulaire dans l’armée du Midi, Louis Claude du Chastel passe, le ou 27 prairial an X., au de dragons, avec lequel il fait partie de l’expédition de Naples. Il fait partie du corps d'occupation des Abruzzes.
Nommé membre de la Légion d'honneur le 25 prairial an XII. à l’armée des côtes de l'Océan au camp de Boulogne, il sert en Autriche, en Prusse et en Pologne successivement attaché au et à la réserve de cavalerie. Louis Claude du Chastel reçoit un coup de feu dans les reins à la prise du pont de Guntzbourg.
Malgré ses blessures, il assiste à la bataille d'Ulm, puis à celle d’Austerlitz. Il est chef d'escadron au de dragons à la bataille d'Iéna. Napoléon lui donne le grade de major du de dragons, dont il commande les escadrons de guerre pendant la campagne d'Allemagne et d'Autriche (1809).
Du Chastel conduit ses escadrons de guerre en Espagne en 1810, pour combattre les insurgés. Il est chef d'état-major des gouvernements de Valladolid et de Salamanque.
En 1811, il revient en Allemagne, où est nommé colonel en second, puis colonel titulaire du de chasseurs à cheval, le . Il commande pendant trois ans ce régiment et se signale à bataille de Vitoria. Il est à nouveau grièvement blessé. Il combat à la tête de son régiment au combat d'Orthez le .
Fin 1814, il rapatrie ses troupes sur Toulouse, où les survivants sont incorporés dans le de chasseurs à cheval, devenu le régiment des chasseurs à cheval d’Angoulême. L’excellence de la tenue de ce régiment étonne l’état-major toulousain qui en félicite du ChastelMémoires du général comte François Dumonceau / publ. d'après le manuscrit original par Jean Puraye ; ill. d'après les estampes et les tableaux du temps, Bruxelles : Brepols, 1958-1963, ..
thumb|100px|right|Blason de Louis Claude du Chastel.
Napoléon le fait baron de l'Empire en 1808. Lui sont concédées les armes suivantes : D'argent à un chevron de gueules chargé d'une croix d'argent à cinq double branches accompagné en chef de deux mollettes de sinople et en pointe d'un dextrochère au naturel rebrassé de sinople tenant une épée haute de gueules. C’est un titre avec dotation impérialeCatalogue des gentilshommes en 1789 et des familles anoblies ou titrées depuis le premier Empire jusqu'à nos jours, 1806-1866 / publ. d'après les documents officiels par Louis de La Roque et Edouard de Barthélemy, 43.
Le , Louis XVIII le fait chevalier de l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, puis officier de la Légion d'honneur, le .
Il reste cantonné dans le midi pendant les Cent-Jours.
Après 1815
Du Chastel commande le de chasseurs à cheval jusqu'à son licenciement, en janvier 1816. Il n’obtient sa retraite que le . Il touche comme ancien colonel de pension avec lesquels il vit près de BatignollesLes Pensionnés du , vol. 1. fiche du Chastel.
Le , Louis Claude du Chastel est rappelé au service comme colonel du de chasseurs à cheval. Le , il est nommé maréchal de camp et mis à la retraite en 1834, après avoir commandé successivement dans les départements de la Somme, de la Haute-Saône et de l'Oise, puis enfin une brigade de la division de cavalerie de réserve de l'armée du Nord. Il a alors 62 ans. Le roi Louis-Philippe le fait grand officier de la Légion d'honneur.
Bien des années plus tard, Léon Morel-Fatio s’inquiète de l’état de santé du général du Chastel, son beau-père. Louis Claude du Chastel meurt le à Charonne (commune incorporée en 1859 à Paris pour former une partie du ). Il est inhumé dans l'église Saint-Germain-de-Charonne, sur la gauche, près du presbytère.
Mariage et descendance
Louis Claude du Chastel épouse une demoiselle Redon et a un fils :
Ernest Charles Godefroy (1807-1851). Il entre dans les gardes du corps du roi à la sortie de Saint-Cyr, mais il est amputé d'une jambe à la suite d'une chute de cheval. Il meurt à Reims, comme directeur des postes.
Louis Claude du Chastel se remarie avec Antoinette Rosalie Dubor. Ils ont deux filles :
Louise Françoise Aimée Ernestine Antoinette (1815-1876), qui se marie avec Léon Morel-Fatio ; Louise Antoinette Ernestine Clara (1816-1871), dame de la légion d'honneur, qui se marie avec Auguste Cullerier, directeur des hôpitaux de Paris, fils de Guillaume Cullerier (1782-1841), médecin.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
Articles connexes Gaspard-Séverin Duchastel Léon Morel-Fatio
Liens externes
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