vignette|Sculptures en rangée des Nayanars, dans un corridor du temple d'Airavatesvara à Darasuram, Tamil Nadu. L'école Shaiva Siddhanta (sanskrit IAST : Śaivasiddhānta, ) désigne un courant du shivaïsme du sud de l'Inde systématisé au par The A to Z of Hinduism par B.M. Sullivan publié par Vision Books, page 188, .
Histoire Les sources sacrées de cette école sont les agamas et les purana shivaïstes ; les précurseurs directs sont constitués par un groupe de 63 saints de langue tamoule, les Nayanar, qui remontent au . Auteurs d'hymnes dédiés à Shiva, ils comportent plusieurs théologiens : Tirumular ( ?), auteur du Tirumandiram. Appar (). Sambandar (). Manikkavacagar (), auteur du Tiruvacayam et du Tirukkoveiyar. Sundar (), auteur d'hymnes réunis dans le Tevaram.
Plus tard, leurs idées ont été systématisées en langue tamoule par : ou Meykandadevar (), auteur du Śiva Jñāna Bodham. Ce texte, auquel il faut ajouter le Shaiva Siddhanta Shastra forme, avec d'autres, un ensemble de 14 traités fondamentaux de l'école.
Ses principaux maîtres se nomment : Arunandi, élève de Meykandadevar, auteur du Shivana Nacittiyar. Umabadi, élève d'un élève d'Arunandi. Nilakantha, auteur d'un commentaire sur les Brahma Sutras. Shivagra Yogin (), auteur du Shivana Ripiragacam. Appaya Diksita, auteur du Shivarkamanidipika.
Doctrine
Elle est autant basée sur un dualisme (l'âme individuelle reste différente de Shiva) que sur le Non-dualisme (Advaita Vedanta) :
L'initiation et les rituels quotidiens étant de rigueur afin d'atteindre la libération. Néanmoins, « deux opinions coexistent toujours : l'âme peut atteindre à une parfaite identité à Shiva, ou elle ne le peut plus et ne peut opérer qu'un retour partiel à la divinité »108 Upanishads, traduction et présentation de Martine Buttex, page 1248, éditions Dervy,
L'école utilise trois principes : le « maître » ou « berger » (pati), qui est Dieu ; le « bétail » (paśu), qui est l'homme ; et le « lien » (pāśa), qui tient l'homme dans la dépendance et la transmigration.
Le Brahman Pour ce courant, le Brahman participe à la Grâce, le Salut de l'âme ne pouvant se réaliser par le seul effort de l'individu (ce qui distingue l'hindouisme du bouddhisme et du jaïnisme, où le seul effort de l'individu permet d'atteindre le Nirvana) ; ce principe de Grâce divine, accordant la délivrance des réincarnations, est explicité en ces termes :
Théorie des réincarnations Naître humain est considéré comme une chance rare, qu'il faut savoir utiliser à bon escient :
Références
Bibliographie
Catégorie:Philosophie indienne Catégorie:Branche de l'hindouisme Catégorie:Tamil Nadu