Couzon-au-Mont-d'Or est une commune française située dans la métropole de Lyon, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie

Situation Couzon-au-Mont-d'Or, localement abrégé Couzon, est située en banlieue nord de Lyon à . de Lyon-centre, dans le Val de Saône, sur la rive droite de la Saône qui détermine sa bordure est. Bordée au nord par la commune d'Albigny-sur-Saône, à l'ouest par Poleymieux-au-Mont-d'Or et au sud par Saint-Romain-au-Mont-d'Or, Couzon se trouve sur le versant est des Monts d'Or.

Le point le plus bas est à de hauteur (la Saône)

Le point le plus haut est à de hauteur (limite de Saint-Cyr-au-Mont-d'Or, Saint-Romain-au-Mont-d'Or et Couzon)département du Rhône, Préinventaire des monuments et richesses artistiques, 26, Couzon-au-Mont-d'Or, 1998, page 6.

Communes limitrophes

Lieux-dits et écarts Le hameau du Port rappelle batellerie et pêcheries.

L'Ecoran désigne le haut du village.

Relief

Hydrographie

La Saône est une rivière navigable, assez calmedans ses Commentaires sur la Guerre des Gaules, César écrit : " Il est une rivière, l'Arar (la Saône), qui se rend dans le Rhône à travers le pays des Eduens et des Séquanes ; elle coule avec une incroyable lenteur, tellement que l’on ne saurait dire dans quel sens elle coule.", de régime pluvial. Si son débit moyen est de l'ordre de /s, il peut cependant varier de /s (juin 1976) à /s (janvier 1955).

Pour faciliter la navigation et réguler les crues, un premier barrage fut construit vers 1870, barrant la Saône côté Couzon, avec une écluse du côté de Rochetaillée-sur-Saône. Cependant, les maisons en bordure du quai souffraient encore souvent d'inondationson parlait de la règle des 3 trois : 3 jours de crue, 3 jours étale, 3 jours de décrue, imposant un dédoublement partiel du logis entre rez-de-chaussée et étage.

Vers 1970, pour accélérer la navigation par allongement des biefs, et pour mieux réguler les crues, la CNR construisit un nouveau barrage plus élevé et une nouvelle écluse, qui permirent la suppression du barrage de Thoissey en amont et du barrage de Île Barbe en aval, près de Lyon. La D51 qui traversait le bas de Couzon passe depuis en bord de Saöne, avec l'ancien quai comme soubassement.

Cependant, les bords de Saône sont encore parfois inondés, comme en 1994 ou en 2001.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne. et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (), un été chaud (), un air sec au printemps et en été et des vents faibles.. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Bron à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Voies de communication et transports Desserte routière L'axe principal de circulation est la route départementale 51, qui longe la commune en bord de Saône, et la relie à Lyon-Vaise, au sud, et à Anse (accès à l'autoroute A6) au nord.

Le pont sur la Saône permet de rejoindre à Rochetaillée la D 433, qui suit la Saône sur l'autre rive.

Une route secondaire monte dans la forêt et permet de rejoindre Poleymieux ou le Mont Thou.

Transports en commun La commune est traversée par la grande ligne Paris - Lyon - Marseille, mais la gare de Couzon n'est desservie que par les TER Rhône-Alpes de la liaison Villefranche - Lyon-Vaise - Bourg-en-Bresse.

La ligne , qui traverse la commune du nord au sud en reliant la Gare de Vaise à Genay par Neuville-sur-Saône et la rive droite de la Saône.

Les couzonnais ont aussi la possibilité de traverser la Saône, comme ils le faisaient à l'époque du « tramway bleu Lyon-Neuville », pour emprunter à l'extrémité du pont les bus des lignes à destination de Lyon-Bellecour ou à destination de Lyon-Part-Dieu.

Urbanisme Typologie Au , Couzon-au-Mont-d'Or est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de LyonUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Lyon comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de ou plus (hors Paris)...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (44,2 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (44,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (39 %), forêts (37,6 %), zones agricoles hétérogènes (11,7 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (5,2 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (4,8 %), prairies (1,8 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

La commune était anciennement appelée Coson (latinisé en Cosonis), puis Cozon et Couzon au début du ; elle a pris le nom de Couzon-au-Mont-d'Or en 1897 afin d'éviter la confusion qui existait entre Couzon (Rhône) et Couzon dans la Loiredépartement du Rhône, Préinventaire des monuments et richesses artistiques, 26, Couzon-au-Mont-d'Or, 1998, page 5.

Son activité viticole a suscité des rêveries étymologiques faisant descendre ce nom de celui de l'île grecque de Cos dont on aurait amené des ceps dès l'antiquitéDictionnaire illustré des communes du Département du Rhône Tome I, E. de Rolland, D. Clouzet, Lyon, C. Dizain Éditeur, A. Storck & Compagnie Éditeurs, 322 pages, 1901, page 187.

Mais ce nom pourrait aussi dériver de la racine hydronymique pré-celtique *kus, kos que l’on observe dans les noms de rivières comme la Couzon, Couze, la Cuse, le Cousin

Héraldique vignette|170px|Blason de la ville de Couzon-au-Mont-d'Or.

Le blason de Couzon-au-Mont-d'Or est composé de cinq parties :

Au centre, coupé en quatre sur couleur rouge et bleu, les symboles de l'activité couzonnaise, à savoir : à gauche : la vigne en haut et les instruments viticoles en bas, à droite : les carrières du Mont d'Or en haut et les outils du travail de la pierre en bas. Derrière ces quatre symboles, est dessiné une ancre qui symbolise « le Port » (quartier toujours existant du village) et l'accès à la Saône. De manière héraldique, on pourrait alors définir le blason couzonnais ainsi :

écartelé de gueules et d'azur, le 1 à la grappe de raisin, tigée et feuillée d'argent, le 2 au mont d'or, le 3 à la serpe d'élaguement, à la serpe à long manche, et à la fourche d'or, le 4 au marteau, au burin et à l'équerre d'argent.

Histoire vignette|left|150px|Le château de la Guerrière illustré par Joannès Drevet (1854–1940).

Origines L'origine du premier peuplement sur le territoire de la commune de Couzon est incertain ; il pourrait remonter à la période gallo-romaine. Les rives de la Saône étaient à l’écart du réseau de voies romaines, entre celle de l’Océan qui, depuis Lugdunum, joignait Anse par l’ouest des monts d’Or et celle du Rhin qui passait par le travers de la Dombes. L'aqueduc des monts d'Or a toujours été reconnu. Il fut construit entre et , mais date probablement du début de cette période, vers l'an À partir du captage de la source du Thou, en dessous du hameau des Gamblins, sur la commune de Poleymieux, il gagnait au terme de le quartier lyonnais des Minimes en contournant par l’est le massif des monts d’Or. La traversée de Couzon était de au lieu de en ligne droite : il fallait suivre la courbe de niveau avec une très faible pente d'écoulement ( par mètre) afin d’éviter une dégradation du radier. Un vestige est visible au lieu-dit Rochon ou Saut de Roche.

Moyen Âge et temps modernes Le nom de Couzon apparaît pour la première fois en 984, à l’occasion de séries de donations à l’Église de Lyon. Le bourg appartenait aux archevêques de Lyon : il sera pillé en 1270 par les Lyonnais révoltés contre l'archévêque et le chapitre de Saint-Jean. Au , les grands bénéficiaires sont les chanoines de Saint-Jean. Ils sont représentés sur place par des chanoines obéanciers, nommés et révocables par le chapitre. Ils exercent les mêmes pouvoirs de basse justice que des seigneurs laïques et perçoivent des « droits, cens, servis, dîmes, livres capitulaires ». Ils disposent de nombreuses prérogatives sauf à en abénéviser (concéder) certains à des particuliers. Eux seuls sont autorisés à choisir le curé de la paroisse. Ils choisissent le châtelain-capitaine chargé de la défense de la communauté. alt=chapelle Saint-Léonard vue latérale|vignette|Vue latérale de la chapelle Saint-Léonard. Le cadre de la vie de la collectivité couzonnaise a été transformé au . Contre la population conduite de son maire, la société PLM s’est vu concéder le droit de traverser le bourg en creusant une profonde tranchée. Ce sera fait en 1856. Sur l’emplacement de cette tranchée, se trouvait le cœur du village. A l’intérieur d’une enceinte trapézoïdale, d’environ de côté, se trouvaient le château, (demeure seigneuriale au nord-ouest), l’église paroissiale (construite au sud-est à la fin du ) et une quinzaine de maisons au nord-est. Les propriétaires en partiront au fil des siècles pour s’installer dans le bourg ; elles deviennent de simples entrepôts. alt=chapelle Saint-Léonard|vignette|Chapelle Saint-Léonard.