L'Armée de Bretagne est une armée de volontaires constituée lors de la guerre de 1870 après que la république eut remplacé le Second Empire.

Elle est constituée des volontaires originaires des départements bretons et est en garnison dans le Camp de Conlie.

Mal équipée, non entraînée, elle subit le même sort que les autres unités françaises lors de la déroute du Mans (11 et ).

Composition Celle-ci est composée de volontaires, de gardes mobiles et de corps francs des départements bretons.

Une partie de l’armée de Bretagne forme la division du corps d’'armée, commandée par le général Gougeard.

Historique

Contexte En 1870, la France déclare la guerre à la Prusse, déclenchant la Guerre franco-prussienne.

Après la défaite de Sedan, Napoléon III est fait prisonnier. Un nouveau gouvernement républicain se met en place. Léon Gambetta, ministre de la Guerre de ce nouveau gouvernement, décide de former de nouvelles armées et de poursuivre la « guerre à outrance ».

Léon Gambetta décide d'organiser la résistance en Province, notamment en créant l'Armée de Bretagne.

Camp de Conlie

Le général de Kératry, choisit d'établir un camp à Conlie, regroupant volontaires.

Les volontaires débarquent par train des troupes bretonnes démunies d’armes et de matériels de campement, habillées pauvrement, chaussées de sabots et coiffées de larges chapeaux à ganses noires. Ils y rejoignent le campement de de Keratry. Peu d’entre eux parlent français, même parmi les officiers. De plus, ils doivent affronter la neige et la boue des mois d’hiver ainsi que la maladie. Dès décembre, le camp est évacué ; les Morbihannais sont cantonnés dans la proche forêt de Sillé-le-Guillaume.

Bataille du Mans Le se déroule la bataille du Mans qui se solde par une défaite décisive pour la France. Le , le gouvernement de la Défense nationale se résout à demander l'armistice. Celui-ci est signé à Versailles le .

Dissolution Elle est dissoute le .

Postérité Une enquête parlementaire est rapportée par Arthur de La Borderie sur les responsables des conditions de vie des soldats au camp de Conlie. Les conclusions, rédigées en 1872, sont publiées en 1874 dans les actes du Gouvernement de la Défense nationale. Selon le rapport, Léon Gambetta partage la responsabilité du choix de l'emplacement du camp avec Kératry.

D'après Pierre Bertin, ce dernier envisageant de « marcher sur Tours » voire de se replier en Bretagne avec ses contingents pour y amorcer une sécession.

Yann Lagadec fait remarquer qu'Arthur de La Bordrerie .

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

Articles connexes Guerre franco-allemande de 1870 Camp de Conlie armée de la Loire Armée du Nord (1870-1871) Armée des Vosges (1870) Armée de l'Est

Catégorie:Bretagne au XIXe siècle Catégorie:Unité militaire française de la guerre franco-allemande de 1870