Tereos est un groupe coopératif sucrier français de dimension internationale, né en 2002 du rachat de Béghin Say par les Sucreries et Distilleries des Hauts de France (SDHF) et l’Union des sucreries et distilleries agricoles fortement endettée (Union SDA) avec le soutien de l'Union BS.

Les activités du groupe se concentrent sur la transformation de trois principaux produits agricoles : la canne à sucre, la betterave sucrière, et les céréales. Le groupe transforme également de la pomme de terre féculière et du manioc en produits amylacés ainsi que la luzerne.

Tereos rassemble coopérateurs agriculteurs betteraviers en France et 19 800 salariés répartis au sein de 44 sites de production en Europe, Amérique latine, Afrique, Océan Indien et Indonésie. C'est le sucrier mondial, sucrier français et groupe sucrier brésilien.

Historique vignette|270px|Raffinerie Tereos (ex-Béghin-Say) à Nantes. L'histoire de Tereos est très liée à l'histoire de la culture de la betterave en France et en Europe. Le groupe est constitué de deux origines différentes, d'une part des planteurs de betteraves organisés en coopératives, avec la coopérative d'Origny-Sainte-Benoîte qui rachètera d'autres coopératives pour donner naissance à l'Union des sucreries et distilleries agricoles, d'autre part des industriels: ce sont au début du les sucreries Say (1812-1831) et Béghin (1826), parmi les pionnières du sucre de betterave en France, qui fusionneront en 1972 pour donner naissance à Béghin Say. En 2002, la fusion avec Béghin Say font du nouveau groupe le N°1 français du sucre et au sucrier européen.

L'origine coopérative Article détaillé : Union des sucreries et distilleries agricoles.

En 1928, la distillerie coopérative d'Artenay et de la distillerie coopérative de Provins sont créées. En 1929, la distillerie coopérative de Vic-sur-Aisne est créée.

En 1932, la distillerie coopérative d’Origny-Sainte-Benoite est créée, la majorité des coopératives agricoles betteravières s’oriente à l’époque vers la production d’alcool, déjà utilisé comme carburant. Ces coopératives sont fondées par les planteurs de betteraves eux-mêmes.

En 1951, la sucrerie d'Origny et de la sucrerie de Vic-sur-Aisne sont construites.

En 1990, les coopératives d'Origny-Sainte-Benoite et de Vic-sur-Aisne fusionnent pour créer les Sucreries et distilleries de l'Aisne (SDA).

En 1991, SDA acquiert la sucrerie de Berneuil-sur-Aisne. En 1992, SDA s'implante en République tchèque par l'acquisition de la société TTD (Thurn Taxis Dobrovice), c'est la première expérience internationale du groupe.

En 1993, SDA acquiert la sucrerie de Maizy. Le premier investissement est réalisé dans la transformation des céréales avec la création d’une unité d’éthanol de blé à Origny au sein de Bio-Ethanol Nord Picardie (BENP).

En 1994, les Sucreries et Distilleries de l'Aisne et la Distillerie coopérative de la Brie fusionnent.

L'histoire de Beghin Say : Say, Béghin, Béghin Say, Eridania Béghin-Say, Union BS

Béghin Say est issue de la fusion en 1972Chronique du des sociétés sucrières Say et Béghin puis de la fusion en 1992 de Béghin Say et Eridania.

En 1812, la sucrerie de canne Say est créée à Nantes par Louis Say, frère de l'économiste Jean-Baptiste Say.

En 1826, la sucrerie Cogez Béghin est créée par Joseph Cogez aidé de son ami et futur beau-frère Antoine Ferdinand Béghin La date supposée de création de l'entreprise de 1824 est issue d'une page généalogique privée à propos de Ferdinand Béghin et non-sourcée, et la date supposée de 1821 est tirée de l'ouvrage Histoire de l'entreprise et des chefs d'entreprise en France, Jean Lambert-Dansette, 1991 et constitue une source de même catégorie - une registre industrielle - mais moins fiable que la suivante de 1946, plus proche de la création de l'entreprise et cohérente avec les âges de 20 et 21 ans des protagonistes à l'époqueConfirmation du nom Joseph Cogez comme entrepreneur sucrier LilloisNom de l'entreprise en 1826Localisation de l'entreprise en 1827.

En 1831, la raffinerie de sucre de betterave Say, appelée « raffinerie de la Jamaïque », ouvre dans le de Paris.

Antoine Ferdinand Béghin meurt en 1867 et son fils Ferdinand Béghin lui succède auprès de Joseph Cogez.

En 1872, la sucrerie centrale de Cambrai est créée par Jules Linard qui met au point un système d’approvisionnement reliant 17 râperies installées dans un rayon de autour de l’usine implantée à Escaudœuvres (Nord).

En 1873, un site monumental de dimension mondiale et prévu pour traiter 1600 tonnes/jour de betteraves est implanté à Pont d'Ardres et est développé et exploité par l'ingénieur belge François Delori sous l'appellation industrielle Sucrerie d'Ardres, Delori & .

En 1898, la participation de la société Say au capital de 3 300 000 Frs de la Sucrerie d'Ardres devient majoritaire et Say l'intègre à la Société des Raffineries et Sucreries Say.

En 1898, la société Ferdinand Béghin, nommée en hommage à leur père décédé, est créée par ses deux fils, Joseph (1871-1938) et Henri (1873-1944).

En 1899, la société Eridania est créée à Gênes.

En 1905, la crise du Corner sur le sucre égyptien impose une réforme de la profession et limite temporairement la société Say dans ses droits de gestion, notamment de son site dit de la Jamaïque dans le de Paris, affaiblissant la compagnie au profit de ses concurrents de l'époque, dont Béghin, alors en plein développement.

En 1922, reprise de l'entreprise Say par le belge Henri Naus.

Dans le courant de l'année 1939, à la suite du décès en janvier de son directeur François MorelIl est avéré que le site d'Arras appartient à l'entreprise Béghin. Les références faites à la sucrerie d'Arras ou à la société civile de ses obligataires dans les journaux administratifs s'arrêtent toutes à la suite de la mention du décès de son directeur en janvier 1939 malgré la bonne santé financière de l'entreprise attestée par les publications précédant le décès et laissent supposer une reprise dans la continuité et dans l'année 1939 de l'activité par Béghin , Béghin acquiert la Sucrerie Générale d'Arras fondée en 1922 à l'initiative d'un jeune négociant en vins et spiritueux du Pas-de-Calais, Edmond DuboisExistence de la Compagnie Edmond Dubois depuis 1919 à DunkerqueTémoignage de l'importance de l'entrepreneur Edmond Dubois comme interlocuteur principal lors de la création de la Sucrerie centrale d'Arras.

En 1951, la distillerie de Morains est créée.

En 1963, Say acquiert la sucrerie de Chevrières dans l'Oise.

En 1967, la société Béghin, présidée par le fils d'Henri Béghin, Ferdinand, prend le contrôle de la société Say.

En 1972, Béghin prend le contrôle de la sucrerie d'Escaudœuvres. Béghin fusionne avec Say pour constituer Béghin Say.

En 1975, la sucrerie de Connantre est construite.

En 1986, la distillerie de Morains devient une filiale de Béghin Say, prise de participation majoritaire de Béghin Say par Ferruzzi.

En 1991, une coentreprises en Hongrie est fondée avec l'État hongrois à Hatvan, Szerencs et Szolnok.

En 1992, le groupe Eridania Béghin-Say se constitue à la suite de l'achat de Béghin Say par Eridania, une filiale du groupe italien Montedison. En 2000, l'entreprise s'implante au Brésil à partir de la société Guarani, qui sera coté à la Bourse de São Paulo en 2007Sucre : Tereos introduit Guarani à la Bourse de Sao Paulo, Le Blog Finance, juillet 2007. En 2001, le groupe Eridania Béghin-Say se scinde, les agriculteurs betteraviers des usines Béghin-Say se constituent en coopérative sous le nom Union BS.

En 2026, le 31 mars, le site de Nantes est inscrit au titre des Monuments historiques.

L'essor européen et la diversification dans l'amidon

En 1996, l'activité glucose démarre avec la création de Syral aux côtés de Jungbunzlauer (industriel autrichien spécialisé dans les produits de fermentation) dans l’amidonnerie de maïs de MarckolsheimUnion SDA poursuit son ascension, Usine nouvelle, 9 octobre 1997. Un rapprochement est réalisé entre les Sucreries et Distilleries de l'Aisne et la sucrerie-distillerie d'Artenay, la sucrerie de Bucy-le-Long est reprise. Les Sucreries de Vauciennes et Villenoy sont acquises.

En 1999, les Sucreries et Distilleries de l’Aisne et de la Sucrerie Distillerie d’Artenay fusionnent pour créer l'Union SDA.

En 2000, le premier investissement dans la transformation de la canne par Union SDA est réalisé avec l'implantation du groupe au Brésil en s'associant à Cosan, premier groupe sucrier brésilien.

En 2001, Union SDA s'implante à La Réunion en développant ses activités de transformation de la canne avec le rachat des activités sucrières de Groupe Bourbon. Union SDA devient alors actionnaire majoritaire de la Sucrerie de Bois Rouge (51%) et de la société de conditionnement Eurocanne (51 %), et prend une participation significative dans la distillerie de Savanna (44%) et dans la société Loiret Haëntjens (39%)http://reunion.orange.fr/news/archives/le-groupe-bourbon,505098.html.

La création de Tereos et l'expansion internationale du groupe En 2002, la reprise des actifs de Béghin Say par les deux coopératives Union SDA et Union BS donne naissance au groupe coopératif Tereos..

En 2003, les filiales hongroises sont vendues à Nordzucker.

En 2004, Union SDA et Union BS deviennent Tereos.

En 2006, Tereos fusionne avec le groupe coopératif SDHF (Sucreries Distilleries des Hauts de France). Une nouvelle distillerie de sucre de betterave est inaugurée à Origny-Sainte-Benoite, c'est la plus grande distillerie de betteraves au mondeTereos inaugure sa nouvelle distillerie de betterave, Enerzine.

En 2006, Tereos s'implante au Mozambique en reprenant une des quatre sucreries du pays, celle de MarromeuUn sucrier français partenaire de Marromeu - Mozambique, Sucre Éthique.

En 2007, Tereos cède sa participation de 6 % qu'il détenait dans Cosan, le premier producteur de sucre du Brésil, afin de financer sa croissance externe. En , Tereos acquiert, via sa filiale Syral, des cinq amidonneries-glucoseries en Europe occidentale de Talfiie (Tate & Lyle Food & Industrial Ingredients Europe), filiale du groupe anglais Tate & Lyle spécialisée dans la production d'amidon (notamment pour le papier et le carton) et d'alcool alimentaire et industriel notamment la production de bioéthanol.. Tereos construit une unité d’éthanol de blé à Lillebonne, près du port céréalier de Rouen.. La production de Lillebonne a depuis été élargie aux productions alimentaires (gluten et dextrose)Tereos avance dans la reconversion de Lillebonne, La France agricole, 26 janvier 2012..

En 2008, Tereos ferme trois sucreries à Abbeville dans la Somme, à Marconnelle dans le Nord et à Vic-sur-Aisne dans l'Aisne. Tereos signe un accord commercial et industriel avec la coopérative espagnole Acor..

En 2010, Tereos International est créé. Les activités cotées à la bourse de Sao Paulo sont élargies, qui en plus de la canne au Brésil, intègrent désormais les activités canne de l’Océan indien et les activités de transformation des céréales au Brésil.. Un partenariat stratégique est signé entre Petrobras, groupe pétrolier brésilien et la filiale de Tereos au Brésil, Guarani.. Tereos acquiert les sucreries de Vertente et Mandu au Brésil, ainsi que les actifs du groupe Quartier Français à La Réunion.. Tereos signe un partenariat stratégique avec 10 coopératives céréalières donnant lieu à la création de Tereos Agro-Industrie puis il revend la branche spiritueux à La MartiniquaiseLe discret numéro deux français des spiritueux vient d'acquérir les alcools du groupe sucrier Quartier français..

La même année, l'entreprise ouvre une coentreprise dans l'Aisne en partenariat avec le groupe danois Danisco. Le site construit sera dédié à la production de bétaïnes.