Le Fruit défendu est un film français réalisé par Henri Verneuil, sorti en 1952. C'est l'adaptation au cinéma du roman Lettre à mon juge, de Georges Simenon, publié en 1947.
Le film suit un médecin, menant une vie convenue de la petite bourgeoisie de province, qui tombe amoureux d'une jeune femme. Au fil de l'approfondissement de leur relation, il devient violemment jaloux et lui reproche ses sorties et ses relations amicales.
Synopsis
À Arles, le docteur Charles Pellegrin, veuf d'un premier mariage et père de deux fillettes, a épousé en secondes noces Armande, une femme surtout préoccupée par le statut social que lui procure ce mariage.
À l'occasion d'un déplacement professionnel à Marseille, Pellegrin rate son train et tue le temps en compagnie de Martine, une jeune et belle femme. Assez rapidement, elle devient sa maîtresse et il lui donne de l'argent. Il va même jusqu'à l’introduire dans son cercle familial où il la fait passer pour une patiente ayant besoin de l'air du sud et recommandée par un célèbre professeur de médecine parisien.
Martine a gardé le contact avec Boquet, un patron de bistrot un peu louche, qui d'ailleurs est l'un des patients de Pellegrin. Boquet rend son médecin fou de jalousie, à tel point que la crise couve entre Martine et Pellegrin.
À la veille de l'anniversaire de Charles, à la suite d'une énième scène de jalousie, Martine décide de quitter son amant et la ville. Pendant ce temps, Armande Pellegrin reproche à son mari, non pas le fait que Martine soit sa maîtresse, mais que cette situation entraîne des cancans dans la ville. À son tour, Pellegrin fait sa valise et tente de rejoindre Martine à la gare où il ne la retrouve pas. Passant devant le café de Boquet, il la voit conversant aimablement avec ce dernier, puis s'en aller et monter dans un autocar. Il la regarde partir complètement détruit et rejoint le foyer familial. Les deux époux se retrouvent et ensemble décident de continuer leur vie commune. Les derniers mots d'Armande donnent à penser à Charles qu'elle comprend la responsabilité qu'elle a dans l'échec de leur couple et son désir d'échappée. Tout ne reprendra peut-être pas exactement comme avant. Peut-être...
Fiche technique Titre : Le Fruit défendu Réalisation : Henri Verneuil, assisté de Pierre Chevalier et de Jacques Prunet Scénario : d'après le roman de Georges Simenon Lettre à mon juge (éditions Presses de la Cité, 1947) Adaptation et dialogues : Jacques Companeez, Jean Manse, Henri Verneuil Décors : Rino Mondellini, assisté de René Calviera et Georges Lévy Costumes: Pierre Balmain Photographie : Henri Alekan Opérateur : Henri Tiquet, assisté de Alain Douarinou, Robert Foucard et Menvielle Photographe de plateau : Walter Limot Montage : Gabriel Rongier, assisté de Fernand Manella Son : Antoine Archimbaud Musique : Paul Durand (Éditions Continental) Musique folklorique : Mr Fayard et ses tambourinaires Accessoiristes : Albert Arnoux, Raymond Lemarchand Habilleuses : Louise Alberti, Katia Niemansky Tapissier : Jean Charpentier Recorder : Pierre Zann Perchman : Henri Richard Script-girl : Paule Converset Régie générale : Paul Laffargue Régisseuse ajointe : Margot Capelier Société de production : Gray-Films Société de distribution : Cocinor Chef de production : Ayres d'Aguiar Directrice de production : Ludmilla Goulian Maquillage : Lina Gallet, assistée de Lala Janvier Coiffeur : Serge Stern Régisseur ensemblier : Robert Turlure Tournage : Du au , Franstudio de Saint-Maurice Pays de production : Format : Noir et blanc - 1,37:1 - 35 mm - Son mono Enregistrement : RCA Tirage : Liano Film Durée : 99 minutes Genre : mélodrameRétrospective : Le mélodrame français, site officiel de la Cinémathèque française. Date de sortie : France :
Distribution Fernandel : Docteur Charles Pellegrin Françoise Arnoul : Martine Englebert Claude Nollier : Armande Barthélemy-Pellegrin Sylvie : Pellegrin mère Jacques Castelot : Boquet René Génin : docteur Marchandeau Raymond Pellegrin : Octave Pierrette Bruno : Toinette Fernand Sardou : Fontvieille Manuel Gary : Jacky Odette Roger : la femme du garde-barrière Mireille Ponsard : Marthe, la bonne des Pellegrin Micheline Gary : Léa, la copine de Martine Hélène Tossy : Rochemaure, la concierge de Martine Jacky Gencel : le petit Justin Yannick Maloire et Marie Martine : les filles de Pellegrin Max Dalcourt Non crédités : Jackie Sardou : la mère du garçon radiographié Nicolas Amato : le patron du restaurant Serge Lecointe : le garçon radiographié
Remarques Le roman Lettre à mon juge de Georges Simenon a une fin bien plus dramatique que celle du film, puisque dans le roman le personnage principal tue Martine avant de se suicider. . Le tournage du film se déroule à Arles, devant une foule enthousiaste. A un politicien local qui lui fait remarquer que sa popularité lui garantirait un succès certain en politique auprès des Français, Fernandel rétorque « Ma seule politique est de leur faire oublier la politique ».
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