Arques-la-Bataille est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie. Géographie Description Arques-la-Bataille, dont le climat est influencé par la proximité de la Manche, est située à de Dieppe. Les rivières ont formé un paysage vallonné surmonté de plateaux crayeux. Du château d'Arques-la-Bataille, on peut observer trois vallées principales : les vallées de l'Eaulne et de la Béthune, qui entourent le plateau d'Aliermont, et la vallée de la Varenne.
Ces trois rivières, qui prennent naissance aux abords de la boutonnière du pays de Bray, se retrouvent sur le territoire de la commune pour former le fleuve côtier nommé « l'Arques », dont l'embouchure constitue le port de Dieppe.
Arques-la-Bataille est au débouché des vallées de la Varenne et de la Béthune, au pied de la forêt domaniale du même nom, d'une superficie de .
La commune est traversée par l'avenue Verte, itinéraire cyclable qui relie Paris à Londres.
La commune est située dans l'ancien pays du Talou, territoire constitutif du petit Caux aujourd'hui.
Communes limitrophes
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par l'Arques, la Varenne, l'Eaulne, le canal de la Varenne., la Béthune. et la Varenne..
L'Arques, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Gaillefontaine, à une altitude de (le cours d'eau porte alors le nom de rivière de la Béthune) et se jette dans la Manche à Dieppe, après avoir traversé ..
La Varenne, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Saint-Martin-Osmonville et se jette dans l'Arques sur la commune, après avoir traversé ..
L'Eaulne, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Mortemer et se jette dans l'Arquesen limite des communes d' sur la commune et de Martin-Église, après avoir traversé .. Les caractéristiques hydrologiques de l'Eaulne sont données par la station hydrologique située sur la commune de Martin-Église. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:04 TU à partir des 720 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/05/1964 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le .
Quatre plans d'eau complètent le réseau hydrographique : la station de Pompage 1 de la commune de Arques-la-Bataille (), l'Archelles (), le plan d'eau 1 de la commune de Arques-la-Bataille, d'une superficie totale de ( sur la commune) et le plan d'eau 2 de la commune de Arques-la-Bataille ()..
vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique d'Arques-la-BatailleLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement () ; forte humidité de l’air (plus de avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents.. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Dieppe à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Arques-la-Bataille est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de DieppeUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant cinq communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Dieppe comprend une ville-centre et quatre communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dieppe, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (51,5 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (53,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (36,2 %), terres arables (28,9 %), prairies (20,7 %), zones urbanisées (10 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (2 %), zones agricoles hétérogènes (2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie Arques est mentionné sous les formes Arcas en 750 et en 944., Arcae en 991..
Le nom d’Arques est souvent donné comme équivalent du mot « arche » par référence à un pont sur l'Arques (le fleuve). Cette hypothèse, avancée dès 1839 par Achille Deville dans son Histoire du château d'Arques, est reprise par les toponymistes modernesAlbert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Librairie Guénégaud 1979, , rubrique Arc... C'est donc la rivière d’Arques qui est, dans ce cas, à l'origine du nom de la ville, phénomène que l'on observe fréquemment (cf. Fécamp, Eu, etc.), et non pas l'inverse.
Albert Dauzat et Charles Rostaing assimilent Arques aux autres noms de lieu en Arc, Arques, Arches, etc. Ils signifient « arche d'un pont », voire le pont lui-même. Cette hypothèse est reprise par François de Beaurepaire.
La forme Arcas est issue du pluriel d’arca en latin médiéval, lui-même du gallo-roman *ARCA, variante du latin arcus (nom masculin qui a donné « arc »). Elle est semblable à certaines formes anciennes du nom Pont-de-l'Arche (Eure, el Pont des Arcas vers 1047). Cet étymon gallo-roman (« bas latin ») explique le mot français arches (singulier arche)Site du CNRTL : étymologie de "arche". La forme Arques avec maintien du [k] est caractéristique du dialecte normanno-picard au nord de la ligne Joret et se retrouve dans Arques (Pas-de-Calais, Arkae vers 668). -Arches dans Pont-de-l'Arche est une forme « francienne », c'est-à-dire du français central et parisien, alors qu'elle se trouve bien au nord de la ligne Joret. Par contre, les formes Arques du Sud de la France sont des mauvaises francisations de l'occitan Arcas, issu du nom commun arca « arche, coffre ».
Le déterminant complémentaire -la-Bataille a été ajouté en 1882 en souvenir de la bataille livrée en ce lieu par Henri IV en 1589 et afin de remédier à de fréquentes confusions avec Arques dans le Pas-de-Calais.
Histoire À la suite de la confiscation (commise) de l'ensemble des possessions française de Jean sans Terre, par jugement du , Philippe Auguste met, en 1202, le siège devant Arques. Entre-temps, Philippe avait renoué avec , et ce dernier avait mis alors le siège devant Mirebeau défendu par Aliénor sa grand-mère. Jean sans Terre, furieux de cette nouvelle trahison d'Arthur, se dirige alors vers Le Mans, puis Mirebeau où il prend les assiégeants par surprise et les faits prisonniers, y compris Arthur et Hugues de Lusignan. Ce revers considérable pour Philippe Auguste le pousse à abandonner le siège d'Arques, et quitte la Normandie..
Dans le cadre de la reconquête de la Normandie par Philippe Auguste, la ville fait sa reddition, après celle de Rouen intervenue le , et avant Verneuil.
Du au s'y déroula la bataille d'Arques livrée par contre les Ligueurs menés par le duc de Mayenne.
Durant la Révolution française de 1790 au , Arques fut chef-lieu de canton.
Politique et administration
Population et société Démographie
La forte croissance dans la seconde moitié du est due à l'industrialisation du fond de vallée, en particulier avec la société « La Viscose » créée en 1903 par le chimiste Ernest Carnot, un des fils du président Carnot. Ce site industriel, qui connut par la suite diverses raisons sociales (CTA, Rhône-Poulenc, Regma Solutions), marqua profondément la vie de la commune jusque dans les années 1980. À partir des années 1980-1990, la population baisse légèrement. Il y a plus de naissances que de décès mais le manque de terrains disponibles pour la construction ne permet pas de compenser les phénomènes de décohabitation. Les études conduites dans le cadre du plan local de l'habitat (PLH) de la communauté d'agglomération Dieppe maritime montrent bien le phénomène.
Vie associative L’académie Bach est créée en 1997 à l’initiative de l’adjoint au maire de la commune dans le but de promouvoir et faire vivre l’orgue de jubé installé la même année dans l’église Notre-Dame-de-l’Assomption. L’association organise chaque année un festival de musique ancienne. à la fin du mois d’août à Arques-la-Bataille et communes alentour : les églises Saint-Rémy de Dieppe, de Colmesnil-Manneville, de Sainte-Marguerite-sur-Mer, Saint-Valery de Varengeville-sur-Mer, le parc floral du bois des Moutiers, le château de Bosmelet.
Au-delà de ce festival, l’association accompagne de nombreux artistes dans leur démarche de création : Le Poème Harmonique, Café Zimmermann, Les Musiciens de Saint-Julien, L'Arpeggiata, l’Ensemble Pierre Robert, Hélène Schmitt, Céline Frisch, Benjamin Alard, Benjamin Lazar
Enfin, l'académie Bach mène différentes actions de développement des publics : accueil d’artistes en résidence, production d’œuvres insolites, sensibilisation des publics (scolaires, pratiquants amateurs, personnes handicapées…) au travers d’ateliers musicaux, master classes, conférences, expositions, initiation au théâtre baroque, aux danses traditionnelles…Présentation de l’académie Bach sur le site officiel de l’association.