Henri Martin, né le à Toulouse et mort le à Labastide-du-Vert, est un peintre post-impressionniste français.

Biographie vignette|redresse|gauche|Raphaël-Schwartz, Portait du peintre Henri Martin, pointe-sèche, Toulouse, musée Paul-Dupuy.

Henri Jean Guillaume Martin Notice d'autorité personne : Henri Martin, BnF, consulté le 12 avril 2012. est né le à Toulouse, au 127 grande-rue Saint-MichelLa rue ayant été renumérotée, cette adresse ne correspond pas au numéro 127 actuel., d'Auguste Jean François Martin (ébéniste) et de Marie Victoire Massé (ménagère)Acte de naissance 1511, enregistré le , registre de naissance 1 E 400, (vue 191/360)..

Henri Martin effectue son apprentissage à l'École des beaux-arts de sa ville natale de 1877 à 1879, dans l'atelier de Jules Garipuy. Muni d'une bourse municipale, il part en 1879 pour Paris où il devient l'élève de Jean-Paul Laurens. Le , il épouse à Toulouse Marie Charlotte Barbaroux, pastelliste rencontrée aux Beaux-Arts de cette ville. De leur union naîtront quatre fils dont deux deviendront peintres de paysages et de portraits : René Jean, qui signe ses œuvres Claude-René Martin (né à Paris le ) et Jacques Auguste dit Jac(ques) Martin-Ferrières (né à Saint-Paul-Cap-de-Joux dans le Tarn le ). Henri Martin aura lui-même comme élève et comme collaborateur le peintre Henri Doucet.

En 1885, il parcourt l'Italie et y étudie les primitifs en compagnie d'Edmond Aman-Jean et d'Ernest Laurent. Ce voyage marque un tournant dans son art et oriente l'artiste vers une inspiration poétique. Sa technique s'éloigne des modèles académiques, au profit d'un divisionnisme original qui révèle l'influence des néo-impressionnistes mais d'une manière plus spontanée que théorisée : des touches courtes, séparées et parallèles y construisent les formes et la lumière, dans un chromatisme idéalisé et propice au rêve.

Lecteur de Poe, de Dante, de Byron, de Baudelaire et de Verlaine (il souscrit aux Liturgies intimes éditées par la revue Le Saint-Graal en 1892), Henri Martin expose des œuvres à thèmes symbolistes, telles que Chacun sa chimère de 1891 ou Vers l’abîme de 1897 ; et des paysages brumeux peuplés de figures mélancoliques et intemporelles.

Il participe en 1892 aux salons de la Rose-Croix esthétique de Joséphin Peladan. Il honore des commandes publiques, ornant tour à tour le Capitole de ToulouseDont la salle centrale porte son nom., la préfecture du Lot à Cahors, la Sorbonne en 1908, l’Hôtel de ville de Paris, un cabinet de l'Élysée en 1908, le Conseil d’État en 1914-1922, la mairie du en 1935.

Henri Martin, tout en s'éloignant des thèmes symbolistes, en gardera toujours la poésie mystérieuse des attitudes, l'atmosphère secrète et diffuse des paysages et une certaine spiritualisation des formes baignées par la sérénité des figures traditionnelles, de l'allégorie. Sa nature profonde le porte vers une expression apaisée d'un monde idéalisé dans un pointillisme aux touches élargiesLes Peintres de l’âme, le Symbolisme idéaliste en France par Jean-David Jumeau-Lafond, catalogue de l’exposition au musée d’Ixelles en 1999..

En , il rejoint la Société nouvelle de peintres et de sculpteurs, avec une première exposition collective à la galerie Georges Petit à Paris en « Choses du jour : Un nouveau salon », par Étienne Charles, in: La Liberté, Paris, 6 juillet 1899, — sur Gallica..

Il installe son atelier à Labastide-du-Vert dans le Lot, où il termine ses jours.

En 1896, il obtient la croix de chevalier de la Légion d'honneur et est nommé officier en 1905 puis commandeur en 1914. Le il est élu membre titulaire de l'Académie des beaux-arts, section de peinture, au fauteuil de Gabriel Ferrier.

Le musée de Cahors Henri-Martin conserve de nombreuses œuvres du peintre.

Œuvres

La Collection Paul Riff Quarante-trois toiles inédites du peintre Henri Martin ont été redécouvertes à Rennes, en 2012 dans une maison à l'abandon appartenant aux héritiers du collectionneur et magistrat Paul Riff, mort en 1929 . Vingt-six de ces quarante-trois œuvres sont datées entre 1892 et 1903. Cinq genres principaux se dégagent au plan thématique : symbolisme (12), vie rurale (10), figures (9), paysages (6) et religion (6) Henri Martin, , collection Paul Riff..

Après avoir été exposées à Paris puis à Rennes, elles ont été vendues aux enchères à Rennes le . Elles ont été ensuite exposées au musée de Cahors Henri-Martin avant d'être remises à leurs nouveaux propriétaires. Lors de ces enchères, seize toiles d'Henri Martin ont été acquises pour le musée de Cahors Henri-Martin, où près de cinquante tableaux d'Henri Martin constituent le cœur du musée.

Collections publiques

Musée de Cahors Henri-Martin

Buste de femme, 1879 Orphée, 1878 Portait de Jean Rivière, 1880 Portrait d'enfant, vers 1883 Étude pour Le châtiment de Caïn, vers 1883 Berger et ses moutons, vers 1890-1900 Chevrière devant une maison de Labastide-du-Vert, vers 1890-1900 Couple en conversation devant une ferme, vers 1890-1900 Effet du matin à Labastide-du-Vert, vers 1890-1900 Le Pont de Labastide-du-Vert, vers 1890-1900 L'église de Labastide-du-Vert et le pont Berger et ses moutons dans les Causses vers 1890-1900 Berger et ses Trois muses, vers 1890-1900 Méditation, vers 1890-1900 Berger rentrant ses moutons, 1894 Le Christ et la Samaritaine, 1894 Muse pensive au jardin, 1894 Saint François d'Assise, 1894 Charité, 1895 Jeune femme à la robe fleurie, 1895 La Justice, 1897 Berger et ses trois muses, 1900 Rêverie automnale, 1900 Profil au voile, 1902 Portrait de femme âgée, Étude pour l'Automne, 1903, dépôt du musée des beaux-arts de Valenciennes Les Regains, 1910, dépôt du Fonds national d'art contemporain Portrait de Madame Henri Martin, vers 1910 Autoportrait, 1912 - Dépôt du Musée d'Orsay Étude pour Dans la lumière, 1913 Barques à Collioure, vers 1920 Labastide-du-Vert, La Maison du sabotier, vers 1920 Labastide-du-Vert, Le Matin, vers 1920 Labastide-du-Vert, Le Village, vers 1920 Labastide-du-Vert, Les Collines, vers 1920 La terrasse à Marquayrol, temps pluvieux, vers 1920 Marquayrol, le portillon blanc, vers 1920 Le Pont de Labastide-du-Vert, La Chèvre blanche, vers 1920 Le Village de Labastide-du-Vert et son église, vers 1920 Saint-Cirq-Lapopie, vers 1920 Saint-Cirq-Lapopie, la place du Carol, vers 1920 Ouvrier piqueur, Étude pour Le Travail, Conseil d'État, vers 1926, dépôt du musée des Beaux-Arts de Valenciennes Étude pour Les Vignes en automne, vers 1927 Bouquet de fleurs des champs, vers 1930 Le Monument aux morts de Cahors, 1932 Portait de l'abbé Pujol, Étude pour le Monument aux morts de Cahors, vers 1932 Étude pour Poétesses au bord d'un lac, vers 1932 Autoportrait, vers 1938 Étude pour les Champs-Élysées, 1939

Musée des Beaux-Arts de Bordeaux

Autoportrait (avant 1938), huile sur carton. Pensées (sans date), huile sur contreplaqué. Le bassin à Marquayrol (après 1899), huile sur toile. Maison à Lherm (après 1899), huile sur toile. Collioure, les toits rouges (après 1923), huile sur toile. Soucis (sans date), huile sur contreplaqué. Mères de famille (fleurs) (sans date), huile sur contreplaqué. Fleurs dans un vase (sans date), huile sur toile. Les Paveurs (avant 1926), huile sur toile. Homme au marteau-piqueur (avant 1925), huile sur toile. Deux communiantes (avant 1932), huile sur toile. Saint-Cirq-Lapopie sous la pluie (vers 1920), huile sur toile. Étude pour Le travail intellectuel, décor du Conseil d'État (1916) (avant 1926), huile sur toile. Femmes cousant (sans date), huile sur toile. Faneuse (1925), huile sur toile. Maison à Gigouzac (après 1899), huile sur toile. Vue générale de Saint-Cirq-Lapopie (vers 1920), huile sur toile. Officier déposant une couronne (avant 1932), huile sur carton. Barques à Collioure (après 1923), huile sur toile. Labastide-du-Vert (après 1899), huile sur toile. Anémones (sans date), huile sur contreplaqué. Homme au marteau-piqueur (vers 1925), huile sur toile. Communiantes (vers 1932), huile sur toile. Maison à Lherm ou Maisons à Gigouzac (après 1899), huile sur toile. Homme au marteau-piqueur (vers 1925), huile sur toile. Partie centrale du Monument aux morts de Cahors (triptyque) (avant 1932), huile sur toile. Esquisse des vendanges (avant 1927), huile sur carton. La Campana à Collioure ou Campagne à Collioure (après 1923), huile sur toile. Partie droite du Monument aux morts de Cahors (Triptyque) (avant 1932), huile sur toile. Zinnias (1925), huile sur contreplaqué recto-verso. Autoportrait (sans date), huile sur toile. Partie gauche de l'esquisse du Monument aux morts de Cahors (Triptyque) (avant 1932), huile sur toile. Béatitude ou Harmonie ou Sérénité ou Les Champs-Élysées (1938), huile sur toile. Chacun sa chimère (1891), huile sur toile.

Paris, musée d'Orsay Sérénité (Virgile, Énéide, Livre VI), 1890. Les Toits, Saint-Cirq-Lapopie, entre 1860 et 1931. En dépôt au Musée de Cahors. Autoportrait, 1912. En dépôt au Musée de Cahors.

Paris, Petit Palais Groupe des amoureux, 1932-1935. Musée des Augustins de Toulouse Beauté Portrait de Madame Sans Étude pour les bords de la Garonne L'Homme entre le vice et la vertu La Fête de la Fédération au Champ de Mars le Le Poète L'Église de Labastide-du-Vert

Capitole de Toulouse

Musée des Beaux-Arts de Carcassonne La Douleur (avant 1894) Paysage du Lauragais (1891) Autoportrait en Saint Jean-Baptiste (1883) Paolo Malatesta et Francesca da Rimini aux enfers (1883) Portrait d'Albert Sarraut (1897 - 1898)

Musée des Beaux-Arts de Reims

Marine par temps gris, avant 1903 La vallée du Vert au crépuscule, avant 1904 Jeune fille assise, avant 1904 Devant de porte ensoleillé, avant 1904 Jeune femme, avant 1904 La Vieille maison aux derniers rayons, avant 1904 Les Chaumières au soir

Autres collections publiques Albi, Musée Toulouse-Lautrec Portrait de Jean Jaurès ; Portrait de Louis Jaurès ; Barques de pêche à Collioure Béziers, Musée des Beaux-Arts de Béziers : Tête de femme, huile sur toile. Profil perdu ou Tête d'enfant au profil perdu, huile sur isorel. Maison du Lot au crépuscule, huile sur toile. Beauvais, musée départemental de l'Oise : Déjeuner champêtre, 1911. Brest, musée des Beaux-Arts de Brest. : Jeune sainte, 1891, huile sur toile, ; L'été, huile sur toile, . Dijon, musée des Beaux-Arts : Amour dit Orphée, vers 1894, huile sur toile, Le vase de fleurs, huile sur toile. Gand, musée des Beaux-Arts : Vue de Labastide-du-Vert, 1910. Genève, Petit Palais : La Pergola. Granville, musée d'Art moderne Richard Anacréon : Paysage, non daté, huile sur toile, . Gray (Haute-Saône), musée Baron-Martin : L'apparition (1895), huile sur toile, ; Le silence, lithographie, . Lille, palais des Beaux-Arts : Dans le jardin. Marseille, hôtel central de la Caisse d’épargne Provence-Alpes-Corse : L’Aube ou l’Enfance, Le Midi ou la Force de l’âge, Le Soir ou la Vieillesse, 1904. Montpellier, musée Fabre: La Vieille maison, 1904 Orléans, musée des Beaux-Arts : Jeune fille au chapeau, étude pour Le Travail de la terre (décors du Conseil d’État), 1916-1920, fusain sur papier, .                                                                               Paris : La Sorbonne : Le Crépuscule, L'Étude. mairie du : Hommage au travail, 1914, dans la cage de l'escalier d'honneur depuis 1920http://www.mairie06.paris.fr/mairie06/document?id=20715&id_attribute=127.. mairie du : La Famille, salle des mariages. Palais-Royal, salle de l'Assemblée générale du Conseil d'État : peintures commandées en 1914 sur le thème La France présentée au Conseil d'État. Elles représentent l'Agriculture, avec une moisson dans le Lauragais, l'Industrie ou les Travaux publics, avec des travaux sur le place de la Concorde, le Commerce, avec le Vieux-Port de Marseille, le Travail intellectuel, avec un homme marchant dans une forêtLe Conseil d'État et la juridiction administrative : La salle de l'Assemblée générale..