La rue de Solférino est une rue du 7 arrondissement de Paris.
Situation et accès vignette|redresse|gauche|Vue de la rue en direction du quai Anatole-France. Située dans le nord-est du arrondissement de Paris, la rue de Solférino est longue de et large de . Elle relie les quais Anatole-France et Valéry-Giscard-d'Estaing au boulevard Saint-Germain dans une direction nord-nord-est/sud-sud-est. Elle croise la rue de Lille et la rue de l'Université. Au nord, elle fait face à la passerelle Léopold-Sédar-Senghor qui franchit la Seine.
Le quartier est desservi par la ligne 12 aux stations Assemblée nationale et Solférino et par la ligne C du RER à la gare du Musée d'Orsay.
Origine du nom Elle doit son nom à la bataille de Solférino, remportée par Napoléon III le durant la campagne d'Italie, en Lombardie, contre les troupes autrichiennes, car elle conduisait à l'origine à l'ancien pont de Solférino (1859-1961).
Historique Destinée à relier le faubourg Saint-Germain à l'Opéra et au-delà (Journal de Genève, )., l'artère fut créée sous le Second Empire par décret du :
Le , durant la Première Guerre mondiale, une bombe explose dans la rue face à la Légion d'honneur lors d'un raid effectué par des avions allemands Excelsior du : Carte et liste officielles des bombes d'avions et de zeppelins lancées sur Paris et la banlieue et numérotées suivant leur ordre et leur date de chute..
En 1923, les immeubles situés aux numéros 2, 2 bis et 4 de la rue sont vendus par les « consorts Jametelle-Hunebelle » à une société d’assurances pour la somme de 2 600 000 francsJournal de l’enregistrement et des domaines, 15 janvier 1931, sur Gallica..
La partie comprise entre le boulevard Saint-Germain et la rue Saint-Dominique a été dénommée « place Jacques-Bainville » en 1961.
Depuis 1999, la passerelle Solférino (renommée « passerelle Léopold-Sédar-Senghor » en 2006) relie par-dessus la Seine le quai des Tuileries () à la rue de Solférino, à l'emplacement de l'ancien pont de Solférino.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire vignette|redresse|gauche|. vignette|redresse|gauche|. vignette|redresse|gauche| : siège du Parti socialiste de 1980 à 2018. vignette|redresse|gauche| : siège d'Interparfums depuis 2021. : jardins et une partie de la façade du palais de la Légion d'honneur, dont l'entrée principale se trouve dans une rue perpendiculaire, la rue de Lille. : hôtel Hunebelle« Hôtel Hunnebelle, 2, rue de Solférino, grand salon, cycle des douze travaux d’Hercule, Hercule soutenant le ciel et Atlas, Charles Lameire (1832-1910) », musée d'Orsay.. En 1881 réside à cette adresse un certain M. Hunebelle, entrepreneur de travaux publics« Le quartier Marbeuf », Le Petit Journal, 9 février 1881, sur RetroNews.. L’architecte Victor Laloux (1850-1937), membre de l’Institut, architecte de la gare d'Orsay (actuel musée d'Orsay), y a résidéBulletin de la Société archéologique de Touraine, 1928, sur Gallica. et y est mort« Mort de l’architecte Victor Laloux, de l’Institut », Le Petit Journal, 14 juillet 1937, sur RetroNews.. L’homme politique Georges Leygues (1857-1933), député, ministreBulletin de la Société d’histoire et d’archéologie du arrondissement, 1922, sur Gallica., et le magistrat Arthur Desjardins (1835-1901)Mémorial des Vosges, 17 janvier 1901, sur Gallica. y ont également habitéConcernant l'adresse de Georges Leygues, les sources divergent : le est parfois mentionné.. En 1896, on trouve à cette adresse le siège social de la Ligue nationale contre l'athéisme« Chronique », La Vérité, 6 avril 1896, sur RetroNews., dont Arthur Desjardins est en son temps président. À l’angle du bâtiment est apposé un panneau portant la mention suivante : « Ici est tombé le Henri Capelle, mort pour la France ». : ancien hôtel particulier ; à cette adresse a habité le chirurgien Joaquin Albarran (1860-1912), comme le signale une plaque en façade. L’immeuble a longtemps été le siège du groupe Pernod Ricard, qui l’a vendu en 2012 à l’oligarque russe Alexeï Kouzmitchev pour la somme de 28 millions d’euros« Un Russe à Paris », Le Point, 8 novembre 2012.Jean-Yves Guérin, « Un oligarque russe s’offre le siège de Pernod Ricard Europe », Le Figaro, 19 octobre 2012.. En 2015, un permis de construire est délivré pour l’implantation d’un bassin d’agrément et d’un spa au sous-sol et pour l’installation d’un ascenseur à voitures dans la cour « avec restauration du pavage »Déclaration préalable de travaux affichée en façade (mars 2022).. 5 : de 1947 à 1955, le quartier général du Rassemblement du peuple français (RPF) du général de Gaulle était installé dans un hôtel particulier au . Depuis les années 1970, il est le siège de l’Institut et de la Fondation Charles-de-Gaulle. La rue de Solférino a également été le siège de diverses associations ou organisations politiques gaullistes, comme l’Association nationale pour le soutien de l’action du général de Gaulle de 1960 à 1975 ou encore du Service d’action civique (SAC)Frank Georgi, « “Le pouvoir est dans la rue”. 30 mai 1968 : la “manifestation gaulliste” des Champs-Élysées », Vingtième Siècle. Revue d'histoire, 1995, 48, .. À ce numéro a vécu et est mort l'académicien et homme de lettres François de Curel (1854-1928). 6 : une plaque commémorative rend hommage à l'écrivain Jules Romains, qui y vécut de 1947 à 1972. 10 :
Hôtel particulier construit en 1772, il est acquis et réaménagé en 1866 lors du percement de la rue par Albert, duc de Broglie. Devenu propriété de son fils le prince Amédée de Broglie (1849-1917), l'épouse de celui-ci Marie Say (1857-1943) y tient un salonPauline de Pange, Comment j'ai vu 1900, Grasset, « Les Cahiers rouges », 2013, , .. La Fédération générale des fonctionnaires CGT en fait l'acquisition en 1934. Sous l’Occupation, le bâtiment abrite le ministère de l’Information chargé de la propagande, symbole de la Collaboration et son ministre, Philippe Henriot, y est assassiné le par la Résistance.. De 1948 à 1978, il est le siège des syndicats UGFF-CGT, FGF-FO, et de la FENSur l'histoire de cette acquisition et de sa récupération, voir Guy Putfin et Luc Bentz, « Tribulations autour du 10, rue de Solférino, siège fédéral des fonctionnaires (1934-1978) «, site du Centre Henri-Aigueperse/UNSA Éducation, .. De 1981 à 2018., il abrite le siège du Parti socialiste (PS) qui en avait fait l'acquisition. Par métonymie, « Solférino » désigne alors souvent la direction du Parti socialiste dans les médias. Vendu en 2017 a la société foncière Apsys qui le réaménage, le bâtiment est depuis 2021 le siège du groupe InterparfumsLe parfumeur Interparfums s'installe dans l'ex-siège du PS, rue de Solférino, Challenges, 20 janvier 2021.. 11 : une plaque commémorative rend hommage au chirurgien Félix Terrier, qui y vécut. L'Union des Françaises contre l'alcool (UFCA) y a son siège à l'hiver 1920, accueillie par le Foyer franco-américainVictoria Afanasyeva, « Union des Françaises contre l'alcool », france-temperance.com, 5 juin 2020..
Dans la culture populaire Des scènes de la saison 2 de la série télévisée Baron noir (2018) y ont été tournées.
Bibliographie « L'Esprit de résistance est toujours vivant », publié par l’UGFF CGT (revue Fonction publique, 110, , avec un témoignage détaillé sur la reprise des locaux au ). Marie-Laure Crosnier Leconte, Société d’exportation des grandes marques (SEGM) [2, rue de Solférino], Paris, Palmerston, 1986.
Notes et références
Pour approfondir
Bibliographie .
Articles connexes Liste des voies du de Paris
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris* « Hôtel Hunebelle, 2, rue de Solférino, plafond d’une chambre du rez-de-chaussée, Amphitrite enfant », Musée d’Orsay.
Solferino Solférino