Le Pôle métropolitain Audomarois est un pôle métropolitain français, situé dans les Hauts-de-France.
Il est issu de la transformation en 2019 du Pays de Saint-Omer.
Histoire Le , l'ancien Pays de Saint-Omer devient le Pôle métropolitain Audomarois.
Divisions administratives (intercommunalités) Le pôle regroupe deux intercommunalités : Communauté d'agglomération du Pays de Saint-Omer Communauté de communes du Pays de Lumbres
Géologie Deux grandes entités géologique expliquent de nombreuses spécificités du Pôle métropolitain Audomarois : le bord oriental d'un ensemble géomorphologique dit Boutonnière du Boulonnais, qui inclut une partie du pays de Licques dit « Petit Boulonnais » ; le nord du plateau de l'Artois, crayeux, qui s'enfonce sous la plaine flamande intérieure (selon un axe nord-est/sud-ouest).
À l'approche des monts de Flandre la couche de craie s'enfonce sous les argiles de la plaine flamande, elles-mêmes recouvertes de restes de dépôts marins tertiaires. Des reliques tertiaires existent aussi dans l'Audomarois (dont une formation originale et rare dite « dilluvium d'Helfaut », marqués par une végétation de landes acides, sèches ou humides selon qu'elles croissent sur un substrat sableux drainant ou sur des argiles, ou argiles à silex. Ces landes, de type « atlantique » sont les plus septentrionales de France, mais elles n'ont cessé de régresser et de se fragmenter depuis le milieu du (passant d'environ dans les années 1960 à quelques hectares dans les années 2000 à la suite de l'embroussaillement par manque d'herbivores et de la construction d'une route.
Du point de vue géomorphologique, le Pays de Saint-Omer est principalement marqué par : les hauteurs du plateau de l'Artois qui culmine à environ en descendant vers le nord-est vers la basse vallée de l'Aa aux environs de Saint-Omer. Localement, les cours d'eau (Bléquin, Aa ou Lys ont creusé le substrat de manière marquée, laissant les « coteaux calcaires » et des pentes limoneuses sensibles à l'érosion des sols les fonds de la plaine flamande intérieure, légèrement vallonnée avec une altitude moyenne comprise entre 25 et , le Pays de Licques, le marais audomarois et des fonds de vallées alluvionnaires, plus humides et inondables, débouchant via l'Aa sur le goulet de Watten-Eperlecques.
Le contexte pédogéomorphologique du Pays de Saint-Omer explique une (On trouve sur ce territoire une panoplie d'habitats naturels qui va des milieux les plus humides aux plus secs et des milieux les plus calcaires aux plus acides (Plateau d'Helfaut et autres landes relictuelles) ; Le risque d'érosion . la trame verte et bleue doit contribuer à mieux réduire et gérer ces risques.
L'agriculture et l'élevage Elle est intensive sur les plateaux (de l'Artois notamment), extensive sur les coteaux et encore à dominante herbagère et d'élevage autour de Lumbres et Fauquembergues. Les 2/3 sud-ouest du territoire font l'objet d'une agriculture intensive qui domine très largement le paysage. Le bocage et les prairies ont reculé depuis les années 1970, lors de remembrements notamment, mais des zones prairiales et de prés subsistent localement (fond de vallées et coteaux) avec quelques reliques bocagères en périphérie de villages ou de boisements. Une polyculture élevage subsiste autour d’Aire-sur-la-Lys, de même que du maraîchage et des prairies dans le marais Audomarois. Les anciens prés communaux des plateaux acides et siliceux d'Helfaut à Racquinghem et de Longuenesse pédologiquement pauvres, mais exceptionnellement riche en biodiversité ont vu leur landes et pâturages (ânes, mulets, baudets principalement jusqu'au ) se réduire au profit d'exploitations industrielle du silex et de carrières de sable ou de craie (plus profondes) puis à partir des années 1960 environ d'un boisement spontané et d'un assèchement des nappes et zones humides perchées. Certains coteaux calcaires, également exceptionnellement riches du point de vue écologique et paysager se sont embroussaillés à la suite du recul du pâturage (moutons du Boulonnais).
Comme partout en Europe, le nombre d’exploitations par commune est en diminution régulière (divisé par trois en 30 ans, en proportion et vitesse un peu moindre de celles du département et de la région). Ce phénomène s'accompagne d'une augmentation (triplement en trente ans, passant en moyenne dans le Pays de par structure en 1979, à aujourd’hui) de la SAU permise par la mécanisation de l'agriculturediagnostic agricole de l’Observatoire permanent du changement rural et agricole (OPCRA) réalisé dans le Pays de Saint-Omer, et mis à jour avec les données officielles du RGA 2010. En raison de l'importance du maraichage, la SAU (surface agricole utile) moyenne est moindre que celle de la moyenne départementale et régionale.
Saint-Omer et son marais sont connus depuis longtemps pour leurs choux-fleurs. Un label qualité « Volailles de Licques » (Indication Géographique Protégée ou IGP) a été développé sur le territoire, où l'on trouve aussi une revalorisation des races locales (mouton boulonnais, cheval de trait boulonnais, vache rouge flamande ou des races moins locales mais régionales telles que le cheval trait du Nord ou la bleue du Nord) qui , et de l’agriculture biologique se développe lentement (une dizaine de producteurs certifiés vers 2010), mais un pôle d’excellence agro-bio est prévu à la CASO pour soutenir cet enjeu. En 2012, 26 éleveurs de chevaux de trait boulonnais, 3 éleveurs de trait du Nord, et un taureau reproducteur Bleue du Nord sont présents sur ce territoire. Ces animaux sont aussi de plus en plus réutilisés pour la gestion de milieux naturels ou (pour les chevaux) pour le débardage en forêt.
La trame verte et bleue du Pays de Saint-Omer Pour tenter de répondre au problème de l'effondrement de la biodiversité et de nombreuses ressources naturelles, et mieux valoriser l'écopotentialité élevée de ce territoireAnalyse du fonctionnement écologique du territoire régional par l'écologie du paysage, Biotope-Greet Nord-Pas-de-Calais, Diren Nord-Pas-de-Calais, conseil régional du Nord-Pas-de-Calais, MEDAD (Mise en ligne avril 2008), cette trame verte et bleue décline localement (c'est-à-dire ici à l'échelle de l'ensemble du Pays de Saint-Omer) la trame verte et bleue nationale et paneuropéenne (sur la base du Schéma d'orientation régional Trame verte et bleue de 2006 qui reconnait à une partie de territoire une biodiversité plus élevée que la moyenne régionale, notamment pour les zones humides (marais audomarois par exemple), le patrimoine forestier (forêt de Clairmarais par ex), les landes (landes relictuelles du plateau d'Helfaut notamment), les cotaux calcaires (Cotaux de Wavran par exemple), etc.
La trame doit être identifiée sur la base d'une évaluation environnementale affinée (et donc d'un diagnostic partagé de l'état des lieuxAgence d'urbanisme de Saint-Omer, Trame verte et bleue du Pays de Saint-Omer ; Comité de pilotage , 2011-10-11, consulté 2012-09-29, en termes de fragmentation écopaysagère et d'écopotentialité notamment). Cet état des lieux permet ensuite une analyse des enjeux, dont au regard des données prospectives disponibles, des critères de bon état écologique et de cohérence écologique du SRCE, afin de permettre l'écriture et la mise en œuvre localement d'un plan d’actions hiérarchisé intégrant un et une .
Ces données doivent être mises à jour à échelle régionale en 2012-2013 dans le cadre du Schéma régional de cohérence (SRCE) du Nord-Pas-de-Calais, en lien éventuellement (pour les questions de puits de carbone et de teneur des sols en matière organique ou de lutte contre les bulles de chaleur urbaines, de la régulation du cycle de l'eau par exemple, ou encore d'une meilleure résilience face au dérèglement climatique) avec le schéma régional climat-air-énergie (SRCAE) également issu des lois (Grenelle I, Grenelle II), sous l'égide du « Syndicat mixte Lys Audomarois », avec un suivi technique assuré par l’Agence d’urbanisme et de développement de la Région de Saint-Omer, avec le et l'aide technique et scientifique de plusieurs bureaux d'études spécialisésAIRELE, chargé des questions d'aménagement du territoire, de socio-économie, de développement durable territorial, d'animation de la concertation ;ALFA Environnement qui travaille sur les questions d'écologie terrestre, d'écologie du territoire, la récolte de données de terrain, le cartographie des corridors biologiques, en apportant des conseils scientifique et technique) ; Environnement Conseil, associé aux questions d'urbanisme, ainsi qu'à la réalisation de supports de communication (panneaux d’exposition, brochure…). La TVB (trame verte et bleue) de l'Audomarois doit s'appuyer sur les données disponibles dans les collectivités, dont au PNR, à l'ONF, dans les services de l'état, en déclinant le volet « biodiversité » du SCOT, tout en tenant compte du Plan Climat Territorial.
La mise à jour de la trame verte et bleue régionale dans le cadre du SRCE-TVB s'accompagne d'un changement de vocabulaire (Les « cœurs de nature » (milieux naturels à valeur patrimoniale élevée) deviennent des réservoirs de biodiversité, et les « corridors biologiques » auront une valeur juridique faiblement opposable (« prise en compte » obligatoire dans les documents d'urbanisme), mais un peu plus forte que depuis 2006.
Cette démarche intègre le contenu environnemental de la Charte du Parc naturel régional (Parc naturel régional des Caps et Marais d'Opale), ainsi que les prescriptions du SDAGE (pour ce qui concerne la trame bleue, à mettre en cohérence avec le réseau des espaces naturels sensibles, des réserves naturelles, des zones protégées de forêts publiques, les zones Natura 2000, et les trames vertes mises en place ou en cours de mise en place dans les territoires voisins. Elle fera l'objet d'actions de communication, sensibilisation à l'environnement, via notamment une feuille de route en communication (Note de synthèse 16p. ; exposition pour le grand public. Un certain nombre d'acteurs attendant également une mutualisation des et des ; une .
Le patrimoine naturel est riche, avec notamment les landes, les zones humides perchées ou de vallées, le marais audomarois, et quelques coteaux calcaires à haute valeur écologique (coteau de Setques (ZNIEFF 1), coteau de Wavrans-sur-l’Aa (réserve naturelle nationale), coteau de Wizernes (ZNIEFF 1), coteau de la montagne d’Acquin (Natura 2000 et Réserve Naturelle Nationale)Agence d'urbanisme, Trame verte et bleue du Pays de Saint-Omer, Rapport de phase 1 : Diagnostic – version 2 du 15/02/012 Doc de travail, consulté 2012-09-29…
Les projets d'écoquartiers (avec Approche environnementale de l'urbanisme (AEU) déjà réalisée à Clairmarais) pourront aussi bénéficier de ce travail, pour mieux s'insérer, voire améliorer la trame écopaysagère locale et du Pays.
Depuis mi-2012, un nouvel outil d'assistance à la cartographie des habitats naturels, utile pour une cartographie affinée des corridors écologiques a été mis gratuitement à disposition de tous. L'accès interactif aux données se fait via le « portail ARCH » qui donne accès à des bases de données interopérables, en lignes, fournies en Open data et licence libre ODbL (qui ne demande aux réutilisateurs que de citer la source et la date de version des données utilisées, et de conserver cette même licence ODbL pour les documents nouveaux produits à partir des données initiales de ARCH). Cet outil nouveau nécessite encore des vérifications de terrain, mais permet un travail plus fin et plus rapide de déclinaison de la TVB dans les territoires, ainsi que des opérations d'observation, de surveillance ou d'inventaires naturalistes affinés, un travail plus collaboratif sur ces thèmes, voire des démarches de science participative, scolaires et citoyennes.
Appui scientifique supplémentaire