Jean Ybarnégaray, né le à Uhart-Cize (Basses-Pyrénées) et mort le à Paris, est un homme politique français d'extrême droite.

Biographie Avocat de profession, il est le président-fondateur de la Fédération française et internationale de pelote basque en 1929..

Mobilisé en , il est blessé au Chemin des Dames, combat à Verdun, et finit la guerre comme capitaine d’état-major et chevalier de la Légion d'honneur.

Maire d’Uhart-Cize, il est député de Mauléon (Basses-Pyrénées) d’ à . Il s’affilie successivement aux groupes parlementaires Entente républicaine démocratique — classé à l'extrême droite — Union républicaine démocratique, Fédération républicaine, et Indépendants républicains. Proche des ligues fascisantes : Jeunesses patriotes (JP) et ensuite Croix-de-feu où il accède au plus haut niveau de la hiérarchie, il est, après 1936, un des cadres du Parti social français (PSF) du colonel de La Rocque dont il est le député le plus célèbre et le chef du groupe parlementaire.

Il se distingue, après le 6 février 1934, par ses appels, lors de déplacements dans tout le pays, à :

Il est nommé ministre d'État ( au ) du gouvernement Reynaud. Il continue sa carrière après l’armistice du 22 juin 1940 et devient ministre des Anciens combattants et de la Famille française ( au ) dans le gouvernement du maréchal Pétain, le dernier de la Troisième République. Le , il vote en faveur de la remise des pleins pouvoirs à Pétain. Du au , dans le premier gouvernement de l'« État français », il est secrétaire d’État à la Famille, à la Jeunesse et à la Santé avant d'être renvoyé du gouvernement comme ancien parlementaire de la Troisième République, avec quatre de ses collègues. À ces postes, il participe activement à l'épuration engagée par Vichy dans le milieu enseignant et demande un

Ayant aidé des gens à passer les Pyrénées en 1943, il est arrêté et déporté au camp de Füssen-Plansee (Tyrol).

Sa qualité de membre d'un gouvernement du régime de Vichy lui vaut à la Libération d'être déféré devant la Haute Cour de justice. Le , Jean Ybarnégaray est mis en état d'indignité nationale et condamné à la dégradation nationale. Toutefois sa peine est suspendue pour « fait de résistance »..

Sa fille Maylis (1942-1988) a épousé François Debré.

Décorations

(1930), Chevalier en 1916. avec deux citations à l'ordre de l'armée (deux palmes). , de droit en tant que ministre chargé de la Santé publique, président du conseil de l'ordre ()

Notes et références

Voir aussi Bibliographie

.

Liens externes

Base Léonore

Catégorie:Naissance en octobre 1883 Catégorie:Naissance dans les Basses-Pyrénées dans les années 1880 Catégorie:Élève du collège Stanislas de Paris Catégorie:Étudiant de l'université de Bordeaux Catégorie:Ministre de la Troisième République Catégorie:Ministre français de la Santé Catégorie:Ministre français des Anciens Combattants Catégorie:Croix-de-Feu Catégorie:Personnalité de la Fédération républicaine Catégorie:Personnalité du Parti social français Catégorie:Ministre du régime de Vichy Catégorie:Maire des Pyrénées-Atlantiques au XXe siècle Catégorie:Député des Basses-Pyrénées (Troisième République) Catégorie:Député de la onzième législature de la Troisième République Catégorie:Député de la douzième législature de la Troisième République Catégorie:Député de la treizième législature de la Troisième République Catégorie:Député de la quatorzième législature de la Troisième République Catégorie:Député de la quinzième législature de la Troisième République Catégorie:Député de la seizième législature de la Troisième République Catégorie:Personnalité condamnée à l'indignité nationale Catégorie:Militaire français de la Première Guerre mondiale Catégorie:Résistant français Catégorie:Déporté résistant Catégorie:Survivant du camp de concentration de Dachau Catégorie:Ministre d'État (France) Catégorie:Parlementaire ayant voté en faveur des pleins pouvoirs à Philippe Pétain Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 1930 Catégorie:Décès en avril 1956 Catégorie:Décès dans le 15e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 72 ans Catégorie:Commandeur de l'ordre de la Santé publique