vignette|Officier Spartiate - Bronze - Homoioi est, en grec ancien, le nom donné aux citoyens de Sparte dans l'Antiquité.
Le terme vient du grec ancien / qui signifie littéralement « les Semblables » ; on emploie également la traduction « les Pairs » pour mettre l'accent sur le caractère aristocratique de SparteLévy, 47 ; Cartledge, 73. La traduction classique « les Égaux », reprise lors de la Révolution françaiseVoir l’article conjuration des Égaux, tentative de Gracchus Babeuf de renverser le Directoire en 1795., est en fait inexacte : elle renvoie au grec / ; les deux concepts sont distincts (1295b 25-26) parle des homoioi kai isoi, ... Le terme n'est pas employé par les premiers historiens grecs, Hérodote et Thucydide. Il se retrouve chez le pseudo-Xénophon (Chap. X, 1, 7). et chez Xénophon (Livre IV, 6, 14) (Livre III, 3, 5).. ainsi que chez Aristote (Livre V, 7, 1306b 30)..
Les critères de la citoyenneté spartiate étaient particulièrement sélectifs. Les homoioi devaient descendre d'un père citoyen et d'une mère fille de citoyen. De plus, pour avoir le statut d’homoioi, les individus devaient avoir subi et réussi l’agogê, l'éducation spartiate du citoyen, et avaient l'obligation de participer quotidiennement au banquet des citoyens (la syssitie), en y apportant leur quotepart de nourriture (ou en la payant). Le corps des homoioi est resté si restreint qu'il est estimé à 1200 au moment de la défaite de Sparte face à l'armée de Thèbes à Leuctres (-371) : les pertes, probablement de l'ordre de 400 hoplites, privaient la cité d'un tiers du corps civique. La perte d'influence de Sparte au serait liée à cette restriction du nombre des homoioi, phénomène désigné par les historiens par le nom d’oliganthropie.
Bibliographie
Notes
Références Paul Cartledge, Spartan Reflections, University of California Press, Berkeley, 2001 . .
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