Le Chemin néocatéchuménal est un mouvement de l'Église catholique. Il a été reconnu en 1990 par Jean-Paul II comme « itinéraire de formation catholique ».. Ses statuts ont été approuvés de façon définitive par le Saint-Siège le ..
vignette|Le sceau du Chemin Néocatéchuménal
Il a été lancé dans le quartier de Palomeras, à la périphérie de Madrid en 1964 par deux laïcs espagnols, Francisco José Gómez de Argüello. (dit Kiko Argüello) et Carmen Hernández. Avec le prêtre italien Mario Pezzi, ils forment l'équipe internationale responsable du Chemin.
Dès 1964 et jusqu'aujourd'hui, le Chemin s'est propagé dans le monde entier. En 2008, il est présent dans plus de paroisses, dans diocèses, et dans , particulièrement en Italie et en Espagne, dans paroisses et compte communautés. Chaque communauté compte entre 20 et .. Il compte également 105 séminaires Redemptoris Mater en 2015., avec environ prêtres et séminaristes.
Cet itinéraire a été voulu à la suite du concile Vatican . Il prône une action de l’Église face aux changements sociaux de la fin du et du (en particulier la laïcité) et un retour aux enseignements du christianisme ancien. Pendant ces trente dernières années, l'institution a mis en place différents séminaires dans le monde entier et est actuellement l’une des institutions connaissant la plus forte croissance dans l’Église catholique.
Le , le Conseil pontifical pour les laïcs a publié un décret approuvant les célébrations prévues dans le Répertoire catéchétique du Chemin néocatéchuménal...
Le , recevant certains de ses membres, le pape François les a appelés à respecter la liberté de ses membres.. Le 19 janvier 2026, le pape Léon XIV a rappelé avec force plusieurs exigences visant à prévenir des dérives au sein du groupe.
Histoire Carmen Hernández, cofondatrice du Chemin néocatéchuménal avec Kiko Argüello et le P. Mario Pezzi, est morte le à Madrid à l’âge de .
En 1964, Francisco (Kiko) Argüello, un peintre né à León (Espagne) formé par les Cursillos de Cristiandad., et Carmen Hernández, diplômée en chimie et formée à l'Institut Misioneras de Cristo Jesús, se rencontrent parmi les habitants des bidonvilles de Palomeras Altas, à la périphérie de Madrid. Après trois ans, dans ce milieu composé essentiellement de pauvres, se forme une synthèse « kérygmatique, catéchético-liturgique ». Soutenue par la Parole de Dieu, la Liturgie et l'expérience communautaire, elle deviendra la base de ce que le Chemin néocatéchuménal portera dans le monde entier, dans la mouvance du concile Vatican II. Casimiro Morcillo (1904-1971), alors archevêque de Madrid, approuve cette expérience et la fait connaître aux paroisses de Madrid, puis de Rome. En 1968, en effet, le Chemin démarre à Rome avec l'autorisation du cardinal Angelo Dell'Acqua, vicaire général de la ville, dans la paroisse de Notre-Dame-du-Très-Saint-Sacrement-et-des-Saints-Martyrs-canadiens. En 1969, peu après son ordination presbytérale, le prêtre italien Mario Pezzi. rejoint l'équipe de Kiko et Carmen. En 1974, l'expérience, après enquête et jugement, est approuvée par la congrégation pour le Culte Divin et recommandée comme voulu par le Concile. Elle lui donne le nom de « Communautés néocatéchuménales ». Celles-ci se multiplient dans les cinq continents.
Après quarante ans d'existence, cette expérience, née dans un des faubourgs les plus pauvres de Madrid, s'étend maintenant à plus de , paroisses, diocèses, avec communautés.
Statuts et reconnaissance
Le , le pape Jean-Paul II a défini le néocatéchuménat dans sa Lettre « Ogni qualvolta » à Paul Josef Cordes alors vice-président du Conseil pontifical pour les laïcs, chargé ad personnam du Chemin néocatéchuménal comme un « itinéraire de formation catholique ».
Statuts provisoires
Dans une « lettre autographe ». envoyée le au cardinal James Stafford, le pape Jean-Paul II assignait au Conseil pontifical pour les laïcs la mission de mener à terme le processus d'approbation juridique des statuts du Chemin, lui donnant ainsi la compétence nécessaire pour trouver un cadre juridique nouveau. Ceux-ci ne voulaient pas que le Chemin soit considéré comme une « association publique internationale de fidèles » mais bien comme un « catéchuménat post-baptismal » de l’Église.
Par un décret. du Conseil pontifical pour les laïcs signé le , les Statuts provisoires. ont été approuvés ad experimentum pour une durée de cinq ans, selon la norme canonique de l'Église. Ce décret conclut un processus de réflexion institutionnelle sur la réalité de la vie du Chemin, qui a démarré en 1997..
Statuts définitifs
Le , à Rome, le cardinal Stanislaw Rylko a signé le décret. d'approbation définitive du Statut. du Chemin Néocatéchuménal.
Reconnaissance du « Directoire catéchétique »
Le , dans un discours. aux membres du Chemin, le pape Benoît XVI annonçait la reconnaissance théologique et juridique du Directoire catéchétique du Chemin néocatéchuménal c'est-à-dire de l'ensemble des catéchèses et des rites constitutifs de cette initiation chrétienne post-baptismale. Le décret d'approbation. du directoire catéchétique a été signé le par le cardinal Rylko. Il indique que ce directoire est composé de treize volumes qui ont été étudiés par la Congrégation pour la Doctrine de la Foi entre 1997 et 2003.
Ce "Directoire catéchétique" reste secret pour les personnes extérieures au chemin, il n'est pas officiellement publié.
Ecclésiologie
L’ecclésiologie du Chemin néocatéchuménal, telle qu’elle apparaît notamment dans la catéchèse du « Quatrième jour : La mission de l’Église », repose sur une lecture particulière et propre au chemin néocatéchuménal de la situation contemporaine de l’Église et sur une interprétation des orientations du concile Vatican II. Cette vision met en avant la nécessité de créer une paroisse comme une communauté de communautés capables de manifester de manière visible le mystère pascal et l’unité fraternelle.
Selon cette perspective, trois phénomènes caractérisent la crise actuelle du christianisme : la désacralisation (affaiblissement du sens du mystère), la déchristianisation (foi assimilée à une religiosité naturelle, infantile et utilitariste) et la crise de foi (absence de signes visibles tels que l’amour dans la dimension de la croix et la communion fraternelle). Le Chemin néocatéchuménal voit dans ces difficultés la justification du renouveau liturgique et théologique promu par Vatican II, ainsi que du retour à des itinéraires catéchuménaux adaptés aux adultes.
Une nombre limité de « chrétiens adultes » Selon le Chemin néocatéchuménal, sur l’ensemble des chrétiens dans le monde, seuls environ 10 % assisteraient régulièrement à la messe dominicale (chrétien du Dimanche), et parmi eux seulement 1,5 % seraient qualifiés de « chrétiens adultes », c’est-à-dire engagés de manière consciente, stable et cohérente dans la vie chrétienne. Cette représentation conduit les initiateurs du Chemin néocatéchuménal à considérer que le « noyau visible » de l’Église, capable d’être signe de foi pour le monde, est proportionnellement très réduit. Cette lecture statistique sert de justification à la formation de petites communautés jugées aptes à rendre concrète et perceptible la foi chrétienne.
Mission de l'Eglise vignette|Ecclésiologie du Chemin Néocatéchuménal
Premier cercle : la communauté de foi adulte C’est le noyau constitué de chrétiens capables de manifester les signes essentiels (amour dans la dimension de la croix et unité). Les personnes ayant rejoint cette communauté néo catéchuménale sont appelée à être "la lumière du monde", "le sel de la terre" et à partager la nature du Christ.
Deuxième cercle : ceux qui sont éclairés Il s’agit des personnes en contact avec la communauté, qui reçoivent à travers elle une illumination progressive par le témoignage, l’aide fraternelle ou les événements de leur vie, sans nécessairement entrer dans l’Église.
Troisième cercle : Judas, ceux qui s’opposent Ce cercle désigne les personnes en opposition radicale à la communauté, présentées comme celles qui « donnent la mort ». Les catéchèse données par le chemin néocatéchuménal évoque la figure du « Judas » propre à chaque chrétien, comprise comme l’épreuve ultime où le témoignage passe par l’acceptation d’être rejeté, détruit ou éliminé.
Dans cette vision, la mission de l’Église ne consiste pas principalement à accroître numériquement le nombre de baptisés, mais à être lumière, sel et levain pour l’humanité : une présence qui éclaire, transforme et suscite la foi par la vie concrète des communautés chrétiennes. Cette approche confère un rôle structurant aux communautés néo catéchuménales, conçues comme instruments privilégiés pour incarner localement la dimension missionnaire de l’Église
Équipe responsable internationale Le Chemin néocatéchuménal est dirigé par l'équipe composée des fondateurs Kiko et Carmen et d'un prêtre accompagnateur, l'Italien Mario Pezzi.
Cette équipe désigne un collège d'électeurs composé de dont les noms sont transmis au Conseil pontifical pour les laïcs. Ce collège a pour mission de désigner l'équipe responsable internationale à la mort des deux fondateurs. L'équipe devra obligatoirement être composée d'un prêtre, qui garantit l'orthodoxie et l'orthopraxie du néocatéchuménat, et soit d'un couple marié et d'un homme célibataire, soit d'un homme célibataire et d'une femme célibataire.. Après le décès de Carmen Hernandez, María Ascensión Romero est nommée membre de l'équipe.
Implantations
Premier évêque issu du Chemin néocatéchuménal Le , le cardinal Antonio María Rouco Varela a ordonné comme nouvel évêque de Callao l'espagnol , membre du chemin néocatéchumenal et recteur du séminaire Redemptoris Mater de Callao. Le pape accepte sa démission en avril 2020..
Dans le monde Le plus grand nombre de communautés dans le monde se trouve en Italie. D'autres pays en Europe comme l'Espagne, la Pologne, les Pays-Bas, la Belgique, le Portugal, l'Autriche, la Croatie, et Malte ont un grand nombre de communautés. La plus grande densité de communautés au monde par rapport à la population se trouve à Malte (avec 100 communautés sur une île-nation de Maltais seulement). Guam est la seconde avec 35 communautés (la population Catholique de l'île est un peu plus de ), suivie par l'Andorre avec 20 communautés dans une nation de personnes). Les Philippines comptent quant à elles plus de 700 communautés. En Australie, il y a environ 50 communautés. Les communautés d'Afrique connaissent un développement rapide dépassant les 800. Le Chemin est présent aussi au Moyen-Orient. Le Liban a le plus grand nombre dans la région, avec environ 50 communautés. Le chemin se trouve aussi en Égypte, en Israël, en Palestine, en Jordanie, au Koweït et en Irak. En Asie, le Chemin néocatéchuménal est présent en Inde, au Kazakhstan, au Japon, en Chine, à Hong Kong, au Sri Lanka, au Pakistan, en Indonésie, en Malaisie, à Singapour, au Timor Oriental et en Corée du Sud. En Amérique Centrale, le chemin compte plusieurs centaines de communautés au Honduras, au Guatemala, au El Salvador, au Nicaragua, au Costa Rica, au Panama et moins de 10 communautés au Belize. En Amérique du Sud, le chemin est très populaire et compte beaucoup de communautés, il en est autrement en Amérique du Nord où la sécularisation est plus forte. Les communautés aux États-Unis sont souvent composées de gens d'origine sud américaine. Au Canada, il y a une trentaine de communautés réparties en Colombie-Britannique, Ontario et au Québec. Aujourd'hui, il y a plus de communautés dans le monde.
Le Chemin néocatéchuménal est également présent au Pérou, notamment dans les villes de Callao et de Lima.
Le chemin s'est aussi implanté en Allemagne avec notamment pour soutien Joseph Ratzinger..