La Maison dorée de Charleroi est un édifice Art nouveau construit en 1899 par l'architecte Alfred Frère et décorée de sgraffites par Gabriel Van Dievoet.

Histoire Située à l'angle de la rue Tumelaire et du boulevard Defontaine, édifiée en 1899 par l'architecte Alfred Frère (1851-1918) pour en faire son habitation et son cabinet d'architecture, elle est la première œuvre architecturale Art nouveau à Charleroi. Acquise en 1906 par des enfants de l'industriel verrier Adolphe Chausteur et de son épouse Hortense Quinet, puis propriété du docteur Léon Lempereur en 1952, elle deviendra un restaurant en 1993, année de son classement, avant d'être achetée par la Ville de Charleroi en 1999. Elle sert actuellement de local à l'Association de la Presse.

En 2026, le sgraffite remporte le prix du public du « Challenge Patrimoine » organisé par l'Institut royal du Patrimoine artistique. Le montant gagné de permettra d'amorcer le projet de restauration de l'œuvre..

Description vignette|gauche|redresse=1.2|Sgraffite par Gabriel Van Dievoet. La porte et le hall d'entrée placée côté rue Tumulaire, séparent la grande salle de séjour, à front du boulevard des autres pièces d'habitations. Le hall se prolonge en équerre. Là se situe l'escalier vers les étages où les pièces sont, de manière plus traditionnelle, disposées en enfilade.

Les sgraffites dorés (chardons stylisés et soleil, avec au centre un triangle rayonnant chargé de lettres entrelacées), sont l'œuvre d'un sgraffitiste et décorateur Art nouveau réputé, Gabriel Van Dievoet (1875-1934) .

Cette façade est proche des conceptions de Paul Hankar et de son hôtel Ciamberlani.

À l'intérieur, on retrouve des éléments inspirés du style néo-Renaissance dans la salle de séjour, mêlées à des influences Art nouveau, principalement dans les vitraux du jardin d'hiver.

L'inscription sur le sgraffite Si l'initiale C était précédemment vue comme une évocation vraisemblable du nom du propriétaire, Chausteur, selon l'interprétation de Jean-Louis Delaet publiée en 2000, c'est le nom donné à la demeure qui figurerait sur la façade : ce seraient .

Marie Wautelet, tout en présentant l'hypothèse « chrysous oïkos » de Delaet dans son mémoire, indique également que ce seraient les reflets dorés, voire une couleur « or », en place à l'origine, qui justifiaient l'appellation de la demeure.

Chantal Mengeot et Anne-Catherine Bioul reprennent également l'explication de Delaet, de même que la brochure des journées du patrimoine en Wallonie de 2024..

Une hypothèse formulée en 2018 par Jean-Marie Hoornaert, de la Société royale d'archéologie, d'histoire et de paléontologie de Charleroi, constate que ce qui est interprété comme une lettre O, de par son appendice dans le bas, pourrait très bien être la lettre Q. Et comme ce texte n'est pas dans la technique du sgraffite de l'ensemble, il pourrait s'agir un ajout postérieur réalisé par les nouveaux propriétaires : les lettres entrelacées C-Q seraient alors les initiales des époux Chausteur-Quinet..

Notes et références Notes

Références

Annexes

Bibliographie . . . . . .

Articles connexes Art nouveau à Charleroi Art nouveau en Belgique Art nouveau à Namur Art nouveau à Bruxelles Liste du patrimoine immobilier classé de Charleroi

Liens externes Site de l'ASBL Maison de la presse Visite de la Maison dorée avec animation.

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