Mifaget est une ancienne commune française du département des Pyrénées-Atlantiques. Le , les trois communes voisines, Bruges, Capbis et Mifaget, fusionnent pour former la nouvelle commune de Bruges-Capbis-Mifaget sous l'égide de la loi MarcellinN° 71-588 du 16 juillet 1971. Arrêté Préfectoral du 22 décembre 1972 portant sur la fusion des communes de Bruges, Capbis et Mifaget..
Géographie Le village est situé à l'est du département, à vingt-sept kilomètres au sud-est de Pau et à deux kilomètres au sud-ouest de Bruges.
Toponymie Le toponyme Mifaget apparaît sous les formes : Medium-Faget (1100Paul Raymond, Dictionnaire topographique Béarn-Pays basque, titres de Mifaget), Faied (, cartulaire de Lescar<ref name="Lescar">Cartulaire de l'évêché de Lescar, publié dans les preuves de lHistoire de Béarn de Pierre de Marca</ref>), Medius-Fagetus (1257, collection Duchesne volume XCIXCollection Duchesne, volumes 99 à 114, renfermant les papiers d'Oihenart, ancienne bibliothèque impériale - Bibliothèque nationale de France), Mieyfaget (1287, contrats de BarrèreContrats retenus par Barrère, notaire de Béarn, manuscrit du - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques, l'espitau de Mieyfayet (1385, censier de Béarn), Myfaget et Mieyhaget (respectivement 1538 et 1675, réformation de Béarn), Saint-Michel de Mieyhaget (1678, insinuations du diocèse d'OloronManuscrits du - Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques) et Mi Faget'' (1793 ou an II).
On peut décomposer le nom Mifaget par les mots issu du gascon béarnais "Miey" et "Faget", signifiant respectivement "Milieu", et "Hêtraie" (endroit où l'on rencontre des hêtres). Autrement dit littéralement "la hêtraie du milieu".
Histoire En 1131, Gaston IV le Croisé, vicomte du Béarn, fonde la Commanderie de « Mieyhaget » (« au milieu des hêtres » : en béarnais, un haget ou faget, du latin « fagus », est une hêtraie). Le territoire de la Commanderie (estimé à environ 300 ha en 1538) est prélevé sur le territoire des paroisses voisines avec leur accord : Arros, Asson, Louvie-Juzon et Sainte-Colome.
L'Hôpital de Sainte-Christine de Somport (Augustin) dont dépend Mifaget envoie des moines pour aider à défricher les terres. Les travaux semblent être terminés en 1261 et la Commanderie, dirigée par la congrégation des Augustins, dispose d’un hôpital qui, avec ceux de Gabas et de Sainte-Christine du Somport, permet aux pèlerins de faire étape pour rejoindre, par la voie du Piémont, les voies jacquaires menant à Saint-Jacques de Compostelle.
Contrairement à d'autres régions où les monastères avaient pour objectif de défricher les forêts, les établissements de cette région sont orientés vers l'accueil des pèlerins. Le paysage du haut-béarn est alors peu peuplé et essentiellement forestier.
Au , l’église romane est érigée avec en particulier une crypte de plan circulaire située sous le chœur. Elle devient une église de proximité pour les habitants qui s’installent dans la campagne environnante. En 1385, on dénombre trois feux, c’est-à-dire trois familles vivant dans trois maisons différentes.
Au , la Réforme imposée par Jeanne d'Albret réduit la Commanderie à un domaine agricole vendu au baron de Jean de Neys de Coarraze.
Le , don est fait de la Commanderie de Mifaget à Henry d'Albret, seigneur de Pons, baron de Miossens.
À partir de 1608, Henri IV, sur demande du pape Clément VIII, appelle les Barnabites en Béarn afin de rétablir la religion catholique. Les Barnabites récupèrent alors les biens dont disposait l'Hôpital Sainte-Christine de Somport et dont faisait partie l'Hôpital de Mifaget.
Au , Mieyhaget devient progressivement Mifaget. Les terres de la Commanderie sont achetées par les habitants composant alors une trentaine de familles. Un acte passé le avec les religieux Barnabites de Lescar leur donne une autonomie et un régime administratif.
À la fin du , l’église est remaniée par la construction du clocher et du baptistère (travaux qui entraîneront le déclassement de l’église du titre des Monuments Historiques). Des travaux sont réalisés pour dégager et restaurer la crypte du dont la présence a été « redécouverte » à cette occasion.
En 1973, la commune de Mifaget fusionne avec les communes voisines de Bruges et de Capbis pour former la nouvelle commune de Bruges-Capbis-Mifaget '''et, de ce fait, passe du canton d’Arudy au canton de Nay-Ouest.
En 2014, Mifaget est un village d’environ 150 habitants, à la fois résidentiel et agricole, tourné vers le proche village de Bruges pour l’accès aux services de proximité (secrétariat de mairie, agence postale, écoles, commerces, installations sportives, etc.)
Administration
Démographie
Culture locale et patrimoine Patrimoine religieux L'église Saint-Michel de Mifaget, possède une crypte du restaurée à la fin du .
L’église Saint Michel, malgré ses bas-côtés et son clocher tardifs, garde la marque romane : le portail sud, avec le chrisme du tympan entouré d’une archivolte portant une frise d’anges aux ailes déployées, les chapiteaux sculptés et la crypte voûtée en coupole aux trois petites fenêtres. Le chrisme du tympan du portail est reproduit à l'identique dans la crypte. Un culte original et plus récent (fin du ) s’y était développé : Saint Plouradou, statue pleureuse qui était censée guérir les enfants pleurnichards. L’Église ne l’a pas encouragé…
Notes et références
Pour approfondir
Articles connexes Liste des anciennes communes des Pyrénées-Atlantiques
Liens externes
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