André Bergeron, né le à Suarce (Territoire de Belfort) et mort le à Valdoie, est un syndicaliste français. Il est le secrétaire général de la Confédération générale du travail - Force ouvrière de 1963 à 1989.

Biographie André Bergeron est le fils d'un cheminot. Après des études au collège d’enseignement technique de Belfort, il devient — comme Georges Séguy — conducteur typographe en avril 1936.

Le syndicaliste CGT (1936-1948) Syndiqué, il participe en aux grèves qui marquent l’arrivée au pouvoir du Front populaireMarc Landré, « André Bergeron, le Petit Père du syndicalisme », Le Figaro, lundi 22 septembre 2014, page 15..

Dans l'imprimerie où il travaille comme typographe à partir de l'âge de 14 ans, il est en contact avec Paul Rassinier, alors responsable de l'hebdomadaire socialiste de Belfort, Germinal.

Durant la Seconde Guerre mondiale, il part, forcé, travailler en Autriche.

Après la guerre, André Bergeron adhère à la section SFIO de Belfort (1945-1946), mais la quitte rapidement pour se consacrer au syndicalisme, qu'il veut indépendant de tout mouvement politique.

En 1946, il est élu secrétaire général du syndicat des typographes (CGT) de Belfort. La même année, il rejoint Léon Jouhaux et Robert Bothereau dans le groupe des Amis de la CGT-Force ouvrière, courant réformiste s'opposant à la mainmise des communistes sur la confédération. Il est secrétaire général du groupe Force ouvrière en 1946.

Le permanent syndical CGT-FO (1947-1963) En 1947, après la troisième scission de la CGT, il devient secrétaire permanent de l'union départementale des syndicats CGT-FO du Territoire de Belfort puis, en 1948, de la Fédération CGT-FO du Livre. En 1950, il est délégué régional et membre de la commission exécutive et entre au bureau confédéral en 1956. Il devient vice-président de la Confédération internationale des syndicats libres et membre du comité exécutif de la fédération graphique internationale en 1957.

Secrétaire général de la CGT-Force ouvrière Il devient secrétaire général de Force ouvrière en novembre 1963, et le reste jusqu'au .

En 1958, Bergeron mène la délégation Force ouvrière lors des négociations sur la création de l'assurance-chômage, qui créent l'Unédic. Il en est le premier président du conseil d'administration (puis vice-président en alternance, tous les deux ans), de 1958 à 1990.

Durant les grèves de 1968, il participe aux négociations des accords de Grenelle avec le secrétaire d'État au Travail Jacques Chirac et obtient que le SMIC soit désormais porté à 3 francs de l'heure.

En 1975, il échappe à une tentative d'attentat à la bombe à son domicile, quelques instants après celle qui a coûté la vie à Bernard Cabanes, directeur de l'AFP..

En 1985, il est président de l'organisation commune de consommation agriculteurs-consommateurs (OCCTA).

Invité dans une émission en 1988 qui a pour objet d'analyser l'image que les syndicats donnent d'eux-mêmes face aux syndiqués et non syndiqués et à la perception qu'en ont les diverses catégories professionnelles, il déclare : « D'abord, le taux de syndicalisation, qu'en savons nous ? Ce sont des chiffres qui ne veulent rien dire du tout, y'a pas de chiffres officiels, étant donné que personne ne dit la vérité, y compris moi ! »Le pouvoir syndical.

Il reste à la tête de FO jusqu'en 1989. Anticommuniste, il tient à l'écart l'influente aile trotskiste de l'organisation. Réformiste, il aura incarné un , se voulant son interlocuteur principal, bien que la CFDT ait déjà engagé son recentrage, et il a par ailleurs plusieurs fois refusé d'entrer au gouvernement.

Publications Mémoires, Éditions du Rocher, 2002 C'est ainsi, 1999 Je revendique le bon sens, 1996 Tant qu'il y aura du grain à moudre, Robert Laffont, 1988 Quinze cents jours, 1984 Ma route et mes combats, Ramsay, 1976 Force ouvrière, lettre ouverte à un syndiqué, 1975

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Alain Bergounioux, Force ouvrière, Le Seuil, Paris, 1975 Patrick Cabanel, « André Bergeron », in Patrick Cabanel et André Encrevé (dir.), Dictionnaire biographique des protestants français de 1787 à nos jours, tome 1 : A-C, Les Éditions de Paris Max Chaleil, Paris, 2015, Gérard da Silva, Histoire de la CGT-FO et de son union départementale de Paris 1895-2009, préface de Jean-Claude Mailly et Marc Blondel, L'Harmattan, coll. « Mouvement social et laïcité », 2009 Jean-Louis Validire, Une force ouvrière, Plon, 1984

Liens externes

Interview d'André Bergeron par P. Hébert & D. Mottais, 2007, Dailymotion

Catégorie:Syndicaliste français du XXe siècle Catégorie:Syndicaliste de Force ouvrière Catégorie:Secrétaire général de Force ouvrière Catégorie:Essayiste français du XXe siècle Catégorie:Personnalité requise pour le Service du travail obligatoire Catégorie:Victime d'une tentative de meurtre Catégorie:Naissance en janvier 1922 Catégorie:Naissance dans le Territoire de Belfort Catégorie:Décès en septembre 2014 Catégorie:Décès dans le Territoire de Belfort Catégorie:Décès à 92 ans