Le de parachutistes d'infanterie de marine () est un régiment parachutiste de l'armée de terre française. Régiment d'élite, il est l'héritier du bataillon colonial de commandos parachutistes créé en 1948, du bataillon de parachutistes coloniaux créé en 1951 et du régiment de parachutistes coloniaux. Après avoir appartenu à la division parachutiste en Algérie, puis à la division parachutiste, le régiment appartient aujourd'hui à la brigade parachutiste de la .
La campagne d’Indochine a été la grande époque des parachutistes coloniaux. Des milliers de jeunes Français ont servi dans des bataillons plusieurs fois reformés après des pertes terribles. Ils tirent leur origine de la demi-brigade coloniale de commandos parachutistes, héritière elle-même des parachutistes de la France libre (Armée de l'Air), de la demi-brigade SAS (Infanterie métropolitaine) dont le drapeau a reçu la croix de la Légion d'honneur le .
Création et différentes dénominations : création du bataillon à Vannes : création administrative du BCCP ( colonial de commandos parachutistes) à Saïgon : devint le GCCP ( colonial de commandos parachutistes) : dissolution : nouvelle création du bataillon à Saint-Brieuc : devient BCCP à son départ pour l'Indochine : devient le BPC ( de parachutistes coloniaux) : dissolution (permet la formation des BPVN et BPVN) : nouvelle création du BPC à Mont-de-Marsan : devient RPC ( de parachutistes coloniaux) : devient RPIMa ( de parachutistes d'infanterie de marine)
Historique des garnisons, campagnes et batailles Garnisons successives
En 1948 : Vannes-Meucon puis en Indochine. En 1951 : Saint-Brieuc puis à nouveau en Indochine. En 1955 : Bayonne puis à Bône en Algérie. De 1956 à 1960 : Sidi Ferruch En 1962 : Carcassonne jusqu'à nos jours.
Guerre d'Indochine vignette|Uniforme du pendant la bataille de Na San. Créé en , le colonial de commandos parachutistes rejoint l'Indochine en novembre de la même année.
Les 26 et , après largage, il reprend le poste de où stationnait le RTM.
Deux fois cité à l'ordre de l'armée, il est dissous après son sacrifice lors de la bataille de la RC 4 en Vers 15 h, le GC1 du capitaine de Braquilanges est fortement attaqué et subit de nombreuses pertes. (…) Braquilanges (Marie-Pierre-Gabriel), chef de bataillon ; 35 ans de services, 6 campagnes.. Lors de cet épisode le BCCP du capitaine Cazaux. et le BEP du commandant Segrétain vont pratiquement disparaître.
Recréé le , il reçoit l'appellation de de parachutistes coloniaux le et s'illustre encore en Indochine où il est de nouveau cité à l'ordre de l'armée à la suite de la bataille de Na San.
Dissous en , son PC et ses deux compagnies autochtones ( et indochinoises parachutistes) forment l'ossature du de parachutistes vietnamiens tandis que la majorité des cadres européens sont mutés au de parachutistes vietnamiensIn Para au 3, page 28..
Guerre d'Algérie De nouveau recréé au sein de la 10e division parachutiste, le bataillon prend l'appellation de de parachutistes coloniaux le sous les ordres du lieutenant-colonel Bigeard. Le , en pleine bataille d'Alger, des parachutistes du régiment capturent Larbi Ben M'hidi. Présent dans toutes les grandes opérations en Algérie française, il participe aux combats de Bizerte en . Il stationne alors à Sidi-Fredj alors appelé Sidi-Ferruch.
Depuis 1962 vignette|La caserne Laperrine à Carcassonne. Devenu le de parachutistes d'infanterie de marine le , il rentre en métropole et s'installe le à Carcassonne où il est entièrement professionnalisé en 1976.
En 1968, le régiment intervient au Tchad lors de la première guerre civile tchadienne, puis en 1978 au sud Liban où son chef, le colonel Salvan, est grièvement blessé, puis à Djibouti, de nouveau au Tchad, en Centrafrique, en Nouvelle-Calédonie, au Togo, au Gabon, au Rwanda, en Irak, en Turquie, au Zaïre, en ex-Yougoslavie, au Congo et enfin au Kosovo où il obtient sa cinquième citation.
Le , le 3° RPIMa de Carcassonne part pour Beyrouth. Dès son arrivée, le 3° RPIMa du colonel Salvan se porte sur le pont de Oasmiyé et sur la caserne de Tyr, dont il s'empare sans combat. Il dispose ainsi d'une base solide pour organiser son dispositif : un système de postes et de patrouilles destiné à établir un cordon entre les éléments palestino-progressistes ou les forces conservatrices et les Israéliens. Ces postes sont l'objet de harcèlements réguliers et le le caporal-chef Godiris est le premier marsouin tombé au feu au cours d'un accrochage avec les palestino-progressistes. Le le lieutenant-colonel Viard prend le commandement du RPIMa et désormais, la mission change : il s'agit de s'interposer entre les milices chrétiennes et les palestino-progressistes dans la région d'Harris. À ce sujet, il faut préciser que la situation est compliquée par l'incapacité de l'ONU à imposer que les positions évacuées par les Israéliens soient remises à la FINUL et non aux milices chrétiennes. vignette|Un camion du déployé en soutien aux réfugiés kurdes dans le cadre de l'opération Provide Comfort, à Zakho (Kurdistan irakien) en 1991. Traditions La fête des troupes de marine est célébrée à l'occasion de l'anniversaire de la bataille de Bazeilles, ce village qui a été quatre fois repris et abandonné sur ordres, les et .
Et au Nom de Dieu, vive la coloniale, les Marsouins et les Bigors ont pour saint patron Dieu lui-même. Ce cri de guerre termine les cérémonies intimes qui font partie de la vie des régiments. Son origine est une action de grâce du Révérend Père Charles de Foucauld, missionnaire, voyant arriver à son secours les unités coloniales un jour où il était en difficulté avec une tribu locale.
La Saint Michel, Patron des Parachutistes, est fêtée avec éclat le chaque année, souvent en présence des Anciens.
Devise Remplaçant la fameuse devise du BCCP, « descendre partout et s'élever toujours » par « Être et durer », devise créée par le général Marcel Bigeard qui a demandé cette devise et un nouvel insigne quand il en a pris le commandement. Voir son livre testament écrit juste avant son décès.
Insigne
Descriptions héraldique de l'insigne du 3RPIMa : rectangle de gueules a un parachute adextré d'un demi vol montant d'argent dépassant l'écu le tout brochant sur une épée basse d'argent gardée d'or ; en chef l'inscription 3 RPIMa ; en pointe la devise " être et durer "sur le fer de l'ancre d'or ; homologué G 445 le .
Drapeau Il porte, peintes en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantesDécision du relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , .Arrêté relatif à l'attribution de l'inscription AFN 1952-1962 sur les drapeaux et étendards des formations des armées et services, du (A) NORDEF0452926A Michèle Alliot-Marie.: Fourragère aux couleurs de la Croix de guerre des TOE|120px|right 350px
Depuis sa création, 476 officiers, sous-officiers et marsouins parachutistes, sont morts pour la France sous son drapeau.
Décorations Sa cravate est décorée de la croix de guerre des TOE avec trois palmes (citations à l'ordre de l'armée) et une étoile de bronze (une citation à l'ordre de la brigade) et de la croix de la Valeur militaire avec quatre palmes (citations à l'ordre de l'armée). Les marsouins du RPIMa ont droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre des TOE et de fourragère aux couleurs du ruban de la valeur militaire.
Le régiment avait également reçu une citation sans croix à l'ordre de l'armée pour l'intervention au Liban en 1978, qui a été remplacée par une citation avec attribution de la croix de la Valeur militaire avec palme.
Sa citation à l'ordre de la brigade lui a été décernée pour son action en tête du dispositif allié au Kosovo en 1999.
Le , le drapeau du régiment est à nouveau décoré de la croix de la Valeur militaire avec palme pour son intervention en Afghanistan dans le cadre de l'ISAFSite de la BP..
Le , le drapeau du régiment est une nouvelle fois décoré de la croix de la Valeur militaire avec palme pour son intervention en Centrafrique dans le cadre des opérations Boali et Sangaris en 2014. Le même jour, le régiment se voit également remettre une nouvelle fourragère aux couleurs du ruban de la croix de la valeur militaire.
Par les décisions du et du le régiment se voit attribuer une croix de la Valeur militaire avec palme pour son action dans le cadre de l' - Barkhane.
Chant
vignette|Le béret rouge (amarante) des « paras T.D.Ma. »
Chefs de corps BCCP - GCCP Chef de bataillon Leopold Henri Ayrolles : - Parachuté en janvier 1944 sur le plateau du Tran-Ninh, le commando Gaur « Polaire » du capitaine Ayrolles, dit « Serres », va mener, avec sa poignée de commandos, une guérilla sans merci aux forces d'occupation nippones, faisant sauter huit ponts sur la RC 7, anéantissant détachements et convois ennemis, faisant sauter les soutes à munitions, les dépôts d'essence et les véhicules du terrain d'aviation du camp de Khan Khaï. Capitaine Paul Cazaux : - https://www.soldatsdefrance.fr/09-10-51-Capitaine-Paul-CAZAUX-3eme-BCCP_a562.html: le Capitaine Paul Cazaux du BCCP a été capturé sur la RC4 en octobre 1950, puis interné au camp . Son refus de composer avec le vietminh le condamnera à mort par épuisement, à Ban ca le 9 octobre 1951. Avant de mourir, il donnera l'ordre à ses hommes de mentir durant les séances d'auto-critique, afin d'augmenter leur chance de survie. Chef d'escadron François Decorse : - .
BPC
Capitaine Bonnigal : - Histoire des parachutistes français : La guerre para de 1939 à 1979 : « Le 3e BPC, aux ordres du capitaine Bonnigal, commence à sauter à 9 h 30, suivi, une demi-heure plus tard, du du commandant Brothier. ... La plus grande opération aéroportée d'Indochine, « Castor » exceptée, vient de se terminer. » Capitaine Jacques Bouvery : - 1953 : naissance au 5e bataillon de parachutistes vietnamiens (BPVN), un nouveau bataillon fortement jauni (80 % de Vietnamiens) formé à partir des 3e et 23e compagnies indochinoises parachutistes. Le 5e BPVN reste aux ordres du capitaine Jacques Bouvery, qui a déjà commandé le 3e BPC. Chef de bataillon Lenoir : -
RPC
Colonel Marcel Bigeard : du au Lieutenant-colonel Trinquier : -
RPIMa
thumb|upright|Parachutiste équipé pour le saut : parachute principal (« dorsal »), parachute de secours (« ventral »), et gaine pour le transport du sac à dos et de l'armement. Lieutenant-colonel Trinquier : - Lieutenant-colonel Bonnigal : - Lieutenant-colonel Le Borgne : - . Lieutenant-colonel Mollo : - Lieutenant-colonel Mathiot : - Lieutenant-colonel Escarra : - Lieutenant-colonel Courtiade : - Lieutenant-colonel de Haynin de Bry : - Lieutenant-colonel Garnier : - Lieutenant-colonel Raymond Chabanne : - Colonel Michel Datin : - Colonel Salvan**** : - Lieutenant-colonel Mircher : - Lieutenant-colonel Leblanc : - Colonel Roudeillac*** : - Colonel Billot : - Colonel Ménard : - Colonel Stouff : - Colonel Ribeyron : - Colonel Poncet**** : - Colonel Marengo*** : - Colonel Six : - Colonel Legrand : - Colonel Tramond : - Colonel Jean-François Hogard***** : - Colonel Guibert : - Colonel Merveilleux du Vignaux : - Colonel Perrin : - Colonel Philippe Pottier***: - Colonel Mabin : - Colonel Journé : - Colonel Durville : - Colonel Aunis : - Colonel Barbarin : - Colonel Cussac : - Colonel de Pontcharra : -juin 2026 Colonel Soupault : juin 2026 -
Personnalités ayant servi au sein du régiment Grand-croix de la Légion d'honneur