Un courant de Birkeland est un courant électrique dans un plasma spatial, ou plus précisément, lorsque des particules chargées dans le courant suivent les lignes de champ magnétique en spiralant. L'accélération qui en résulte le long des lignes de champ magnétique donne leur nom de « courants alignés » aux courants de Birkeland. Ils sont causés par le mouvement d'un plasma perpendiculaire au champ magnétique.

La planète Terre est exposée aux vents solaires ; on nomme Courant de Birkeland l'un des principaux systèmes de courants géophysiques induits par l'énergie reçue du soleil par la Terre ; ce sont les courants alignés résultant de Perira F (2004). Analyse spatio-temporelle du champ géomagnétique et des processus d'accélération solaires observés en émission radio (Thèse de doctorat en Physique des plasmas soutenue à l'Université d'Orléans).voir p 36/190, en donnant les « courants ionosphériques auroraux » ou « électrojets auroraux », qui (et des orages géomagnétiques)Campbell WH (1997) Introduction to geomagnetic fields ; Cambridge University Press, 1997..

Histoire Si la terre a une magnétosphère ouverte avec des lignes de champ reliées au vent solaire, elle produit aussi une dynamo fluide de cette sorte. Dans un plasma, l’électricité s’écoule facilement le long des lignes de champ magnétique qui se comportent alors comme des fils de cuivre. Les lignes de champ « ouvertes » partant du soleil et plongeant dans l’ionosphère des pôles peut alors agir comme les fils que Faraday avait plongé dans la Tamise et elles peuvent conduire l’électricité, ralentissant lentement le vent solaire au cours de ce processus. Si le paquet de lignes ouvertes se dresse dans la région à l'intérieur de l’ovale auroral, on peut montrer que les courants de dynamos s’écoulent vers la terre sur le côté jour du pôle magnétique et vers l’espace sur le côté nocturne. On peut supposer que le circuit serait fermé par la connexion des deux écoulements à travers l'ionosphère polaire, dans le sens "jour" vers le côté "nocturne" (dessinée ci-dessous, la situation est cependant plus compliquée, à cause de l’écoulement qui déforme aussi les lignes de champs). Quand en 1973, le satellite Triad de la Navy volait à travers cette région sur une orbite de basse altitude, ses magnétomètres détectèrent en effet les signatures de deux larges nappes de courants électriques, l’une allant vers le bas sur le côté « jour » de la zone aurorale, et l’autre montante du côté « nocturne » .

Puisque Kristian Birkeland avait proposé bien avant l'existence de courants reliant de cette façon la terre à l’espace, ces courants furent baptisés courants de Birkeland (par Schield, Dessler, et Freeman dans un article de 1969 qui prédisait quelques caractéristiques observées par TRIAD). Typiquement, chaque nappe porte un million d’ampères, voire plus.

Dans la direction de l'équateur par rapport à la nappe de courant entrant, Triad détecta une nappe parallèle presque aussi intense et s’écoulant dans la direction opposée : ses lignes de champ n’étaient plus ouverte mais fermées dans la magnétosphère. Il semblait ainsi que la plupart du courant électrique descendant de l’espace (environ 80 %) ne choisissait pas de se refermer par l’ionosphère en traversant les pôles magnétiques. Le courant crée plutôt un autre chemin : il s'écoule dans l’ionosphère quelques centaines de miles vers l’équateur et puis se dirige à nouveau vers l’espace, où ils trouvent (probablement) un meilleur chemin.

Une étude de 1976 réalisée par Takesi Iijima et Tom Potemra utilisa les données de Triad pour dresser un plan des empreintes de ces nappes dans l’ionosphère polaire, incluant leur recouvrement intriqué à "minuit". Leur résultat est reporté dans une image où le plan est centré sur le nord magnétique (bien que les données du sud aient été combinées pour produire ce graphe), "minuit" est au-dessous et "midi" (où il existe quelques courant supplémentaires mineurs) est au-dessus. L’ombre noire indique les courants s’écoulant vers la terre, les ombres claires montrent les courants s’écoulant à l’extérieur, vers l’espace.

Notes et références

Voir aussi Articles connexes

Kristian Birkeland Physique des plasmas Terrella Orage magnétique

Lien externe Remarques sur une expérience de M. Birkeland, article d'Henri Poincaré (1896) en ligne et commenté sur le site BibNum.

Bibliographie Perira F (2004). Analyse spatio-temporelle du champ géomagnétique et des processus d'accélération solaires observés en émission radio (Thèse de doctorat en Physique des plasmas soutenue à l'Université d'Orléans).

Catégorie:Ionosphère Catégorie:Plasma Catégorie:Courant électrique