Hémiounou est un vizir de Khéops et membre de la famille royale de la en tant que petit-fils de Snéfrou. Il est connu pour être l'architecte de la grande pyramide de Gizeh.
Attestations
Hémiounou est cité dans plusieurs tombes : sa propre tombe, numérotée G 4000 et située dans le cimetière ouest du complexe funéraire de Khéops dans la nécropole de Gizeh, la tombe de ses parents Néfermaât et Itet située à Meïdoum, peut-être dans la tombe de Mensoutitnésout, situé dans la partie dite « Junker oriental » du cimetière ouest du complexe funéraire de Khéops.
Dans sa tombe, il porte les titres suivants : « Fils du roi » (sȝ-nsw.t), « Fils du roi de sa chair » (sȝ-nsw.t nj ẖt=f), « Iry-pât » (jrj-pˁt), « Chef de tous les travaux du roi » (jmj-r kȝt nb.t n.t nsw.t), « Grand des Cinq de la maison de Thot » (wr djw pr-Ḏḥwty), « Pâtre de Nekhen » (mnjw Nḫn), « Bâton d'Apis » (mdw Ḥp), « Bâton du taureau blanc » (mdw kȝ ḥḏ), « Maître des écrits royaux » (mḏḥ sšw nsw.t), « Porte-parole de tout Boutite » (r P nb), « Comte » (ḥȝtj-ˁ), « Prêtre de Banebdjedet » (ḥm-nṯr Bȝ ˁnpt), « Prêtre de Bastet » (ḥm-nṯr Bȝst), « Prêtre de Chesmetet » (ḥm-nṯr Šsmtt), « Directeur de toutes les fonctions divines » (ḫrp jȝt nbt nṯr.t), « Directeur des deux divisions (?) sanctuaire de Haute-Égypte » (ḫrp mrwy pr-wr), « Directeur des deux chanteuses méret du Sud et du Nord » (ḫrp mrtj šmˁw mḥjt), « Porteur du sceau du roi de Basse-Égypte » (ḫtmw bjty), « Prêtre-lecteur » (ẖrj-ḥb), « Ami » (smr), « Ami unique » (smr wˁtj), « Aîné de la chambre-iset » (smsw jst), « Juge en chef et Vizir » (tȝjtj sȝb ṯȝtj).
Généalogie
Hémiounou est l'un des fils de Néfermaât et d'Itet, ce qui fait de lui l'un des petits-fils de Snéfrou.
Sépulture
Il se fait construire un vaste mastaba (G 4000) non loin de la pyramide de son souverain dans le cimetière ouest de la nécropole de Gizeh. Ce mastaba a été dégagé et fouillé par l'égyptologue allemand Hermann Junker au début du dans le cadre de l'expédition austro-allemande de Gizeh dont il assurait la direction.
Le mastaba a conservé sur ses premières assises son revêtement en calcaire fin de Tourah ainsi que certains éléments architecturaux tels que des redans imitant la façade d'un palais, des niches qui pouvaient abriter des stèles fausses-portes, un bassin à libation destiné au rite quotidien qui y était rendu ainsi que des vestiges de reliefs classiques pour ce type de fondation funéraire.
En outre, le mastaba livra une statue du vizir presque intacte, représenté assis, avec un certain embonpoint signe caractéristique de la réussite sociale pour les anciens égyptiens. C'est un des rares exemplaires de la statuaire civile de cette époque qui soit parvenu jusqu'à nous.
Le profil d'aigle de son nez est cependant à manipuler avec précaution, et non à prendre comme un élément caractéristique de son individualité physique. En effet, celui-ci, détruit, a été restauré dès le début du en prenant pour modèle un fragment de relief provenant de sa tombe qui montrait un nez aquilin de ce type.
Notes et références
Bibliographie
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Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Vizir de l'Égypte antique Catégorie:Architecte de l'Égypte antique Catégorie:IVe dynastie égyptienne Catégorie:Personnalité du XXVIe siècle av. J.-C.