Firmin Charles Célestin Picquenard (né le à Paris, où il est mort le Acte de décès (avec date et lieu de naissance) à Paris , vue 3/31.) est un conseiller d'État et haut fonctionnaire français.

Il entre le au ministère du Commerce comme rédacteur stagiaire au de la direction de l’Industrie, puis, en 1902, il passe au de la direction du Travail. À la création du ministère du Travail par Clemenceau en 1906, il est transféré avec sa direction à la nouvelle administration comme sous-chef de bureau (). Il deviendra chef de bureau le .

Quelques mois avant la guerre 1914-1918, il est nommé chef adjoint du Cabinet du Ministre. Puis il deviendra chef de cabinet du ministre du Travail Albert Métin le . Le , après le départ d'Arthur Fontaine, appelé à la présidence du Bureau international du travail (BIT), il le remplace au poste de directeur du Travail du ministère du Travail, fonction qu’il conserve jusqu’à son départ à la retraite en 1937. La fonction de directeur du travail entraîne automatiquement sa nomination de conseiller d’État en service extraordinaire ()

De 1931 à 1937, Charles Picquenard représente la France au Conseil d'administration de l'OIT (Organisation internationale du travail).

Par ailleurs, il est membre du conseil d'administration des Mines domaniales de potasse d'Alsace (MDPA).

Réformateur, Charles Picquenard, défend l'idée qu'il faut donner les moyens, juridiques notamment, au ministère du Travail pour qu'il joue un rôle d’arbitre entre les intérêts patronaux et ouvriers. Il milite pour une meilleure formation des agents du ministère du Travail ainsi qu'une meilleure production de statistiques.

En , pour mettre en œuvre les congés payés qui lui sont chers, Léon Blum s'appuie sur Charles Picquenard. Dans la nuit du 8 au , il le charge de rédiger un projet de loi en accéléré. Déposé le à la Chambre, le texte sera voté le 11 à l'unanimité des 592 votants.

Avant son départ à la retraite, il publie un Code du travail annoté, qui va devenir la bible des agents du ministère du Travail (administration centrale, inspecteurs du travail) jusqu'aux années 1950.

Il est domicilié 3 rue Pérignon puis 9 rue Albert-de-Lapparent à Paris.

Distinctions

Publications Le Placement public à Paris. Situation actuelle et projets de réforme, Paris, M. Rivière, 1913 (avec MM. Louis Varlez, Darcis, Georges Alfassa et Max Lazard) Salaires et tarifs, conventions collectives et grèves, la politique du ministère de l’Armement et du ministère du Travail, PUF, Yale University Press, New Haven, 1928 (avec William Oualid) Code du travail annoté, avec les textes non codifiés entrant dans le cadre du code, Paris, Librairie du Recueil Sirey, 1938

Source Claude Chetcuti, Pour un nouveau regard sur le ministère du Travail, Cahiers du Chatefp n°6, Boris Dänzer-Kantof, Véronique Lefèbvre, Félix Torres, Un siècle de réformes sociales. Une histoire du ministère du Travail, 1906-2006, Paris, La Documentation française, 2006 Etienne Penissat, Rapport de recherche pour le ministère du Travail, Paris,

Notes et références

Liens externes

Base Léonore

Catégorie:Conseiller d'État en service extraordinaire Catégorie:Service public en France Catégorie:Grand officier de la Légion d'honneur Catégorie:Naissance en novembre 1873 Catégorie:Naissance dans le 11e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en juin 1940 Catégorie:Décès dans le 7e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 66 ans