Gilles Roussi (né le à Constance en Allemagne) est un sculpteur français, créateur de nombreuses sculptures portant sur les problématiques engendrées par la modernité et notamment les machines électroniques.
Pendant la période 1970-1990, il contribua avec d'autres artistes à rapprocher les deux mondes artistiques et scientifiques et s'interrogea sur les enjeux de la modernité.
Biographie Gilles Roussi fait ses études secondaires au Collège Cévenol, dans la section technique/mathématiques. Après une année de prépa en « taupe » ; la seconde sera médiocre. Il passe une année, 1966, à Violet, puis entre en 1967 aux beaux-arts de Saint-Étienne, d'où il est renvoyé.
En 1968, époque de contestation, il crée sa première sculpture électronique. Et c'est en 1970 qu'il rencontre Iris Clert, seule galeriste parisienne qui s’intéresse alors à ce genre de travail.
De 1970 à 1976, il exerce la profession de routier international, puis, en , il entre comme professeur aux beaux-arts de Mâcon.
En 1981, il est chargé de mission auprès du ministère de la Culture pour la création de l’école des beaux-arts de Fort-de-France (Martinique), où il rejoint son oncle Aimé Césaire qui l'aidera dans cette tâche. Cette école porte depuis le nom d'Institut régional d'art visuel de Fort-de-France.
En 1982, Gilles Roussi est nommé professeur au département design de l'École supérieure art et design de Saint-Étienne. Il organise régulièrement des ateliers ARC (Ateliers de Recherche et Création) avec ses élèves et des étudiants d'autres écoles comme l'École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne. L'atelier qu'il animait en 2006-2007, par exemple, portait sur la « rature » et faisait interagir techniques de pointe, philosophie, art, théologie et mathématiques appliquées.
En 1985, il est lauréat du concours international de la Cité des sciences et de l'industrie (La Villette) pour l’espace robotique et, toujours la même année, se retrouve titulaire d’une bourse de recherche au centre international de création artistique de la chartreuse de Villeneuve-lès-Avignon.
En 1986, il signe un contrat de partenariat avec la fondation Hewlett Packard., et en 1987 il travaille avec les ingénieurs de Hewlett Packard à la réalisation d’une plante informatique pour le siège social européen de l'entreprise.
En 1989, il réalise le monument commémoratif du bicentenaire de la Révolution française pour la ville de Fort-de-France : Liberté inachevée.
En 1994, il est contacté par le conseil d’administration de l’École polytechnique pour la réalisation d’une sculpture commémorant le bicentenaire de l’école : ce travail durera un an en collaboration avec le laboratoire informatique de l’école.
thumb|center|Travail à Polytechnique avec son complice Jean-Marc Steyaert., en 1993-1994.
En 2000, il est lauréat du concours pour la commémoration du parvis de l'église Notre-Dame-de-Toute-Grâce du plateau d'Assy, décorée par les artistes majeurs de la première moitié du , Fernand Léger, Henri Matisse, Marc Chagall, Georges Rouault, Germaine Richier, etc. Pour cette occasion, il réalise Plaidoyer pour les droits de l'homme.
Parallèlement à ces diverses réalisations, Gilles Roussi poursuit un travail de sculpture lié aux nouvelles technologies.
Il vit à Saint-Étienne (Loire). Désormais à la retraite, il travaille sur des sculptures liées à des textes « fondateurs » (William Shakespeare, Herman Melville, etc).
Œuvres Tard dans la nuit, synthèse vocale et électronique, 1983, collection particulière Paris La Grande Inutilité technologique, électronique, 1984, collection fondation Hewlett-Packard Bon robot, œuvre monumentale de sept mètres de hauteur, 1984, Cité des sciences et de l'industrie à Paris Petite Nuit antillaise, électronique, 1988L'œuvre a été volée. 1984 hommage à George Orwell, électronique wrappée, 1984, collection particulière Paris Le Grand Oiseau, électronique, 1989 Le Mystère du temps, acrylique et résine, 1990, collection privée Monaco Et les chiens se taisaient, électronique wrappée sur tulipage or, 1991 Hommage aux deux cents promotions, 1994, inaugurée à l'occasion du bicentenaire de l'École polytechnique et installée dans le Grand Hall de celle-ci. L’œuvre est conçue avec Jean-Marc Steyaert, professeur d'informatique au LIX, et comporte un terminal permettant de consulter les noms des élèves de l'École depuis sa création jusqu'à la promotion 1994.. Cette fonctionnalité est aujourd'hui hors service. Hommage à Baudelaire, électronique wrappée sur or, 1998, collection de l’artiste Trois colonnes, bloc de PMMA résine acrylique et électronique, 1998/1999, collection particulière à Saint-Étienne et propriété de l’artiste Plaidoyer pour les Droits de l'homme, acier et inox gravé sur béton (), 2000, Parvis de l'église Notre-Dame-de-Toute-Grâce du plateau d'Assy La Liberté inachevée, stèle d'ardoise et marbre noir de 2 mètres avec sur chaque face un QRcode gravé qui permet de lire un texte d'auteur (Sud : Aimé Césaire, Est : Albert Camus, Ouest : Pierre Choderlos de Laclos, Nord : Jennifer Richard.), chacun sur les thèmes de la liberté et de l'esclavage, 2019, Square Victor Schoelcher à Saint-Étienne carte.https://archive.wikiwix.com/cache/19981130000000/https://www.humanite.fr/arts-plastiques-la-liberte-inachevee-en-memoire-de-lhistoire-de-lesclavage-678222.. thumb|« Les machines inutiles », exposition à Paris.
Expositions collectives
1989 : Festival de Fort-de-France (Martinique)presse : France Antilles Juillet 1989 1992 : Artistes de la Caraïbe, Paris (Ministère des Outres Mer) En présence de Michel Rocard et Louis Le Pensec 1992 : Artistes de la Caraïbe, Clichy Médaille d'Or et médaille d'Argent 2000 : Sculptures futures, Passy : Inauguration du plaidoyer pour les droits de l'homme En présence de Gilbert Perrin, maire PCF de Passy
Expositions personnelles principales
1975 : Galerie des Ursulines, Mâcon13 août 1975, courrier de Saône et Loire, les machines sensibles de gilles Roussi 1978 : Maison de la culture, Chalon-sur-SaôneTélérama n°1693 du 23 juin 1982, Article d'Olivier Cena 1979 : Galerie Iris Clert, C.A.R.A.T., Neuilly-sur-SeineÉmission TV, "Passez donc me voir" de Philippe Bouvard du Mercredi 4 mars 1982 : Mairie de Mâcon22/07/1982, Le progrès22/07/1982, Le Dauphiné Libéré (2 articles) 1984 : CIT Alcatel, Querqueville12 décembre 1984, Ouest France (3 articles), Centre culturel, Cherbourg17 décembre 1984, Ouest France (2 articles), Maison de la culture, Le Havre15 décembre 1984, Presse de la manche, Culture électronique de Gilles Roussi 1985 : Centre Georges Pompidou, ParisLa Croix du 22 novembre 1986, Article par Jean Lebrun 1987, 1988 : Fondation Hewlett-Packard, ParisRevue interne de la fondation Fondation Hewlett-Packard : 22-30 mai 1986 Sur invitation de Jacques Rigaud, président de l'Admical 1989 : Festival de Fort-de-France, Fort-de-FranceArticle dans France Antille du 1 juillet 1989 à l'initiative du SERMAC d'Aimé Césaire (service municipal d'action culturelle) En préambule de l'inauguration de la liberté inachevée 1990 : Inauguration de la Fnac de Lyon29 octobre 1990, la tribune l'espoir le progres, Article de Nicole Michalon 1990 : Inauguration de la Fnac de Saint-Étienne29 octobre 1990, Rock Art n° 8, inauguration de la FNAC En présence de Serge Gainsbourg 1991 : Institut des Polymères, Grillon25 septembre 1991, article dans la Semaine de Vaucluse 1993 : Parc de la Villette, ParisArticle sur la sculpture électronique "le bon robot"
Les monolithes
Monolithe du plateau d'Assy
En a été inaugurée la sculpture monumentale Plaidoyer pour les Droits de l'Homme de Gilles Roussi sur le parvis de l'église construite par l'architecte Maurice Novarina.
L'œuvre est un obélisque de six mètres de haut, en acier inoxydable poli, sur lequel est gravé le texte de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 au format scriptio continua.
Publications Avec Jean-Pierre Spilmont, Tous les nègres se ressemblent, Vénissieux, Éd. Paroles d'aube, 1995, 136 p.
Notes et références
Liens externes
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