François Joseph Henrion, né le à Metz et mort le à Paris, est un officier supérieur français de la Révolution et de l’Empire, et un général de la Seconde Restauration.
États de service
Il entre en service le , comme volontaire au de la Moselle, et il fait la campagne de 1792, à l’armée de la Moselle, avant de rentrer dans ses foyers le .
Il reprend du service le , comme conducteur à l’état-major de l’artillerie, et c’est en cette qualité qu’il prend part aux opérations de l’armée de Sambre-et-Meuse jusqu’en l’an V. Il se distingue le , à l’affaire de Blieskastel, où il reprend seul un étendard du de carabiniers, tombé au pouvoir de l’ennemi, et ramène un hussard prisonnier. Le suivant à la Bataille de Kaiserslautern, il donne de nouvelles preuves de son courage, et il est blessé d’un coup de feu à la hanche droite.
Le , il est admis à l’école de l’artillerie de Châlons-sur-Marne, comme élève sous-lieutenant, et il en sort comme lieutenant en second au d’artillerie à pied le . Affecté à l’armée du Rhin, il se fait remarquer à la bataille de Hohenlinden le , et le , il est nommé adjudant-major au même régiment. Le , il reçoit une grenade d’honneur, et il est fait chevalier de la Légion d’honneur le .
De l’an XII à l’an XIII, il est à l’armée des côtes de l’Océan, puis de l’an XIV à 1807, il fait les campagnes d’Autriche de Prusse et de Pologne à la Grande Armée. Il reçoit son brevet de capitaine adjudant-major le , et il est élevé au grade d’officier de la légion d’honneur le . Le , il passe aide de camp du général Lariboisière, et en 1808, il suit son général à l’armée d’Espagne.
Le , il entre dans l’artillerie de la Garde impériale, comme capitaine en premier adjudant-major, et c’est en cette qualité qu’il fait la campagne d’Allemagne de 1809. Il est promu chef de bataillon le , après la bataille de Wagram, où il déploie le plus grand courage.
De retour en Espagne en 1810, il y reste jusqu’en 1811, avant de rejoindre la Grande Armée pour la campagne de Russie en 1812. Il participe aux batailles de la Moskova le , de Krasnoï du 15 au et de la Bérézina du 26 au , où il combat avec la plus grande intrépidité.
Nommé colonel major, commandant le régiment du train d’artillerie de la Garde impériale le , il passe en cette qualité le suivant au régiment d’artillerie de la jeune Garde, et sert à la tête de ce corps lors de la campagne de Saxe en 1813, Il est créé baron de l’Empire le , et il est blessé d’un coup de feu à la main droite le suivant à la Bataille de Dresde, et à Weißenfels d'un coup de feu au bras droit. Il se fait remarquer à la bataille de Leipzig, et pour ses beaux et honorables services, il reçoit des mains de l’Empereur, la croix de commandeur de la légion d’honneur le .
En 1814, il fait la campagne de France et il se conduit remarquablement lors des combats de Brienne le , de Château-Thierry le , et d’Arcis-sur-Aube les 20 et .
Lors de la première restauration, il est envoyé à Saint-Malo le , comme colonel commandant l’artillerie, et il est fait chevalier de Saint-Louis le suivant.
Le , il passe à la direction de l’artillerie à Perpignan, et il est admis à la retraite le . Il est promu maréchal de camp honoraire le .
Il meurt le , à Paris. Il est enterré au cimetière du Montparnasse.
Dotation Le , donataire d’une rente de sur le Trasimène.
Sources .
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Liens externes
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