Morey est une ancienne commune française de Meurthe-et-Moselle rattachée à Belleau en 1971.

Géographie La commune, à au nord de Nancy, est située sur le flanc du Val Sainte-Marie, à d'altitude environ, sur la rive gauche de la rivière la Natagne affluent de la Moselle.

Géologie et relief D'une surface de 330 hectares, la commune s'étage sur le flanc d'un coteau de à : le plateau calcaire est occupé par la forêt (bois du Buzion, bois de la Rumont, bois du Chapître), le village est implanté sur la ligne des sources à mi-pente, puis se succèdent vergers et prairies suivis des terres labourables sur les pentes argileuses qui descendent sur la rivière.

Le village avait encore une activité viticole importante au début du avec 16 hectares de vignes.

Toponymie Son nom vient probablement d'un patronyme germanique, Maur, et du suffixe -iacum, c'est-à-dire domaineCharles Rostaing, Albert Dauzat, Dictionnaire et étymologique des noms de lieux en France.. Les plus anciennes formes sont Mauriacense (796), Moreiaco (1070), puis Moreio (1159), Moirey (1276), Mourey au Val Sainte Marie (1425), Mourey (1426) et Morey (1551)Henri Lepage, Dictionnaire topographique de la Meurthe, 1862..

Au cours de la Révolution française, la commune porte le nom de Trois-Montagnes.

Histoire La première mention écrite de Morey est faite sous le nom de Mauriacense dans une charte de l'abbaye de Gorze de 796-797Louis Davillé, Le pagus Scarponensis, Berger-Levrault, 1906.. Morey était un bien de cette abbaye.

Dans les premières années du , les bénédictins implantés sur la colline de Gellamont à Scarpone quittent ce lieu pour Morey sur l'emplacement du château actuelAbbé Melnotte, Notice historique sur Scarpone et Dieulouard, Impr. de R. Vagner (Nancy), 1895..

Au , Morey fait partie de la châtellenie de Dieulouard, dépendant de l'évêché de Verdun avant de dépendre du comte de BarMémoires de la Société des lettres, sciences et arts de Bar-le-Duc, série 5, tome 3..

Au , Morey est une des seigneuries vassales du Comte de Bar dévolue à la garde de la forteresse de Mousson.. Rattachée au bailliage de Verdun et à la prévôté de Dieulouard dans la province des Trois-Évêchés, Morey garde son statut de seigneurie de haute, moyenne et basse justice jusqu'à la Révolution. Son dernier seigneur, Nicolas Antoine Joly, émigre pour échapper aux révolutionnaires. Le village de Morey adhéra résolument à la cause révolutionnaire en prenant le nom de Trois-Montagnes le , faisant allusion au groupe politique de la Montagne de la Convention nationale ainsi qu’à la topographie des lieux. Cette appellation ne tiendra qu’une année. De ce passé, Morey garde un ensemble cohérent associant une maison forte, une basse cour et une petite église.

Première Guerre mondiale :

Dès la mobilisation, un secteur défensif est organisé sur la ligne Serrières-Mont Toulon-Mont Saint-Jean pour garder les abords de la Seille au contact des Allemands. Une deuxième ligne de résistance s’organise sur l’axe Bratte-Morey.

Morey abrite en le poste de commandement du 232 Régiment d’Infanterie. Des batteries sont installées sur la cote du Chapitre et la cote du Moulin à Vent de Morey..

Durant toute la guerre, le château de Morey abritera les ambulances. des régiments engagés sur les avant-postes de Nomeny, Létricourt, Chenicourt, Ajoncourt.

Deuxième Guerre mondiale : , Morey sur le front entre Moselle et Seille

Début , les Allemands fortifient les côtes Est de la Moselle à l’arrivée des troupes américaines dans la région de Pont-à-Mousson. Morey, inclus dans le périmètre défensif allemand, voit arriver des chars de la 3e Panzergrenadier Division. La traversée réussie de la Moselle par les troupes américaines de la division d'infanterie a lieu le par le gué situé au nord de l'île de Scarpone près de Dieulouard. L’offensive progresse lentement par une série d’attaques et contre-attaques violentes en direction de Landremont, Bezaumont et Sainte-Geneviève. Les bombardements s’intensifient autour de Morey, Belleau et les villages alentour, les cibles alliées se concentrant sur la cote 340 face à Morey, le mont Toulon et Saint-Jean. Le , les fantassins du bataillon du 317 régiment de la division d'infanterie nettoient la résistance à l'est dans le bois de la Rumont et s’établissent à Morey jusqu’au pour conforter la ligne défensive. Ce n’est que le que les Alliés délogent les Allemands du Mont Saint-Jean et atteignent les rives de la Seille à Létricourt.

Administration Morey, dont le code Insee est 54384, fusionne avec la commune de Belleau le Fiche de la commune sur le Code officiel géographique..

Population et société Démographie Évolution démographique

Monuments historiques vignette|Vue du château et de l'église. L'église Saint-Paul est classée au titre des monuments historiques depuis le . Sa tour date du , la nef du , la chapelle seigneuriale du Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (Morey). Le château de Morey à Belleau est classé depuis le . Stèle en hommage à Georges DucrocqStèle en hommage à Georges Ducrocq, L'Est Républicain, 26 octobre 2019.

Bibliographie

Morey. Église Saint-Paul-et-Saint-Pierre () près du château de Morey, sur le versant oriental du Grand Couronné.

Liens externes

Gros plan sur Morey Patrimoine de la commune, sur pop.culture.gouv.fr/

Références

Catégorie:Ancienne commune en Meurthe-et-Moselle Catégorie:Commune ayant porté un nom révolutionnaire en Meurthe-et-Moselle Catégorie:Commune disparue au XXe siècle