La rue de Buci est une voie située dans les quartiers de Saint-Germain-des-Prés et de la Monnaie du de Paris.
Situation et accès Longue de , elle commence au 84, rue Mazarine et au 2, rue de l'Ancienne-Comédie et se termine au 160, boulevard Saint-Germain.
La rue de Buci est desservie par les lignes 4 et 10 à la station Odéon.
Voies rencontrées La rue de Buci rencontre les voies suivantes, dans l’ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) : début : rue Mazarine (d) ; place Louise-Catherine-Breslau-et-Madeleine-Zillhardt ; rue Grégoire-de-Tours (g) ; rue de Seine (g/d) ; rue de Bourbon-le-Château (d) ; fin : boulevard Saint-Germain.
Origine du nom Elle porte le nom de « Buci » en l'honneur de Simon de Buci, originaire de Bucy-le-Long et premier président au Parlement de Paris en 1341, qui acheta en 1350 la porte Saint-Germain sur laquelle donnait cette rue.
Historique Cette voie fut ouverte au . Elle prit le nom de « Buci » dès 1352 et fut également appelée : « rue qui tend du Pilori à la Porte de Buci », car un pilori existait à côté de l'abbaye de Saint-Germain-des-Prés en vertu d'une charte accordée par Philippe le Hardi à cette abbaye« Rue de Buci », paris-pittoresque.com..
Elle est citée sous le nom de « rue de Bussy » dans un manuscrit de 1636.
À l'angle de la rue de Buci et de la rue Dauphine, chez le traiteur Nicolas Landelle, de 1729 à 1739, se réunissait la célèbre goguette du Caveau, première du nom. La salle basse où elle se réunissait donna son nom à la société. Elle se perpétuera jusqu'en 1939, à travers quatre sociétés successives différentes.
La rue se terminait auparavant sur la place Sainte-Marguerite (place Gozlin après 1864), absorbée par le boulevard Saint-Germain en 1877.
Le 30 mars 1918, durant la Première Guerre mondiale, un obus lancé par la Grosse Bertha explose au carrefour Saint-Germain-Buci Excelsior du 9 janvier 1919 : Carte et liste officielles des obus lancés par le canon monstre et numérotés suivant leur ordre et leur date de chute.
Alors que Paris est sous occupation allemande, la rue de Buci est le théâtre d'une importante manifestation de la Résistance, significativement menée par des femmes. Dès le , le Parti communiste français (PCF) assigne à l'Organisation spéciale (OS) comme but . Ainsi, les magasins d'alimentation Eco, implantés dans cette rue, sont envahis le par des militantes pour une distribution de boîtes de sardines. Une bagarre avec les employées s'ensuit et la police intervient ; deux policiers sont abattus au revolver par les hommes d'un groupe de protection. La police arrête une vingtaine de personnes dont Madeleine MarzinBiographie extraite du Dictionnaire des parlementaires français de 1940 à 1958, La Documentation française., qualifiée de , Lucie Pécheux, dite « LucetteLucie, dite « Lucette », Pécheux - 31633 sur memoirevive.org. », et quelques hommes ; l'événement est qualifié par les autorités d'.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire vignette|redresse|Plaque au 4. A vécu à un numéro inconnu Alfred de Montesquiou dans les années 2000. Le Café de Buci, situé à l'angle des rues de Buci, Mazarine et Dauphine, au niveau de la place Louise-Catherine-Breslau-et-Madeleine-Zillhardt, classé aux monuments historiques.. : au début des années 1970 s'y trouvait une librairie russe, Le Globe, Alexandre Orlov, Un ambassadeur russe à Paris, Fayard, 2000, p. 40.. : une plaque commémorative indique : . : domicile de l'artiste graveur Henri Théophile Hildibrand. : Le Molière est classé monument historique. En effet, à quelques mètres se tenait le jeu de paume de la Croix Blanche ; de plus, ce fut le lieu où Jean-Baptiste Poquelin prit son célèbre pseudonyme, Molière. C'est également à cette adresse qu'a été fondée en 1732 la première loge maçonnique parisienne. On trouve un rappel de cette loge Saint-Thomas dans l’étoile flamboyante sculptée sur la façade... En , l’«Union pour le rapatriement » (association soutenue par l’ambassade soviétique pour le retour des émigrés en URSS), devenue l’« Union des amis de la patrie soviétique », y installe son siège, page 168..
: la façade de l'hôtel La Louisiane et les chambres où vécurent Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir. : immeuble inscrit monument historique.. : immeubles inscrit aux monuments historiques.
La rue de Buci dans la culture Littérature Dans Le Flâneur des deux rives (1918), le poète Guillaume Apollinaire intitule un chapitre Guillaume Apollinaire, Le Flâneur des deux rives, chapitre « Les Noëls de la rue de Buci », p. 49-57, éditions de la Sirène, 1918.. Jacques Prévert a écrit un poème intitulé La Rue de Buci maintenant... dans son recueil Paroles, publié pour la première fois en 1946 aux éditions du Point du jourIn Jacques Prévert, Œuvres complètes I, NRF, Gallimard, Bibl. de la Pléiade 1992, pp. 133-136..
Musique Le groupe BB Brunes lui a dédié une chanson dans son album Long Courrier en 2012.
Télévision Un téléfilm, écrit par Renée Legrand, scénarisé par Michel Laclos et réalisé par Gérald Duduyer en 1972, intitulé Rue de Buci, se déroule dans le quartier..
Notes et références
Pour approfondir Bibliographie .
Articles connexes Liste des voies du de Paris Place Louise-Catherine-Breslau-et-Madeleine-Zillhardt Manifestation de la rue de Buci
Liens externes
Carte interactive des voies de Paris sur le site de la direction de l'urbanisme de la Ville de Paris
Catégorie:Rue dans le 6e arrondissement de Paris Catégorie:Voie piétonnière de Paris Catégorie:Voie citée dans rues de Paris en 1636 Catégorie:Voie de Paris se référant à un nom d'homme