Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'armée de terre française, à double héritage, créé sous la Révolution à partir du régiment de La Mark, un régiment d'infanterie allemand au service du royaume de France, et du d'infanterie légère créé à partir des Chasseurs royaux du Dauphiné.
Création et différentes dénominations Le d’infanterie a la particularité, comme tous les régiments d’infanterie portant un numéro entre le et le , d’être l'héritier des traditions de deux régiments : le d'infanterie de ligne et le d'infanterie légère. thumb|upright=0.8|La compagnie en 1905. thumb|upright=0.8|Monument aux morts du d'infanterie, cimetière de Cholet.
: à la Révolution, tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d'ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment de La Mark devient le d'infanterie de ligne (ci-devant La Mark). 1793 : La de première formation n'a pas été créée. : création de la de deuxième formation. 1803 : le d'infanterie de ligne n'a pas été formé. 1820 : lors de la réorganisation des corps d'infanterie français en 1820, le d'infanterie de ligne n'est pas créé et le disparaît jusqu'en 1854. En 1854, l'infanterie légère est transformée, et ses régiments sont convertis en unités d'infanterie de ligne, prenant les numéros de 76 à 100. Le prend le nom de d'infanterie de ligne. 1882 : renommé d'infanterie. 1914 : met sur pied son régiment de réserve, le d’infanterie. 1923 : dissous (traditions gardées par le régiment d'infanterie). 1939 : recréation du d’infanterie. 1940 : dissolution.
Chefs de corps
Garnisons, combats et batailles du
Ancien Régime vignette|upright=0.6|Uniforme du régiment par décret d'application du .
Guerres de la Révolution et de l'Empire 1791 : caserné à Montdauphin, le d'infanterie ci-devant régiment de La Marck se mutine contre ses officiers et les emprisonne. À l'arrivée du maréchal de camp le marquis de Montgaillard, début , le régiment rentre dans le devoir et libère les officiers. Le il reçoit l'ordre de partir pour La Rochelle ; 1792 : Antwerpen, armée des Alpes ; 1793 : Nantes, guerre de Vendée, bataille de Bouin, bataille de Noirmoutier, virée de Galerne, bataille de Pontorson ; 1798 : armée d'Orient, Les Pyramides ; 1799 : bataille de Stockach, Vannes ; : bataille d'Austerlitz (ordre de bataille) ; 1802 : Saint-Domingue ; 1808 : armée de Portugal - guerre d'indépendance espagnole ; 1813 : bataille de Leipzig.
Second Empire Le décret du réorganise les régiments d'infanterie légère des corps de l'armée française. À cet effet le d'infanterie légère prend le et devient le d'infanterie de ligne.
Au cours de la guerre de 1870 le régiment est engagé, le , dans la bataille de Forbach-Spicheren. Le , les des et du d'infanterie de ligne composant le de marche sont engagées dans les combats de Chilleurs-aux-Bois, Ladon, Boiscommun, Neuville-aux-Bois et Mézières-en-Gâtinais .
1871 à 1914
Première Guerre mondiale Le est formé à Cholet. thumb|Cholet 1914 : musique du régiment d'infanterie. Casernement en 1914 : Cholet., Fontevraud ( d'infanterie, d'infanterie, d'armée).
Il forme son régiment de réserve, le . Ces deux régiments sont principalement composés d'Angevins et de Vendéens.
1914 Nomeny, Clémery, Landremont (début août) puis les Ardennes () à Brièvre où le fait retraite, protégé, aux environs de Bellefontaine et d'Houdremont en Belgique, par le d'artillerie. retraite des et armées : Launois-sur-Vences (), Auboncourt (), Rethel, Faux (). bataille de la Marne (6 au ) : bataille des Marais de Saint-Gond, Coizard, bois de Toulon, Saint-Loup, signal du Poirier, château de Mondement (), Fère-Champenoise, Écury-le-Repos, Prosnes, ferme de Moscou, Thuisy. bataille des Flandres ( à ) : l'Yser, Zonnebeke, Paschendaele, bois d'Hooge, Zillebecke (décembre).
1915 avril: Flandres à l’Yperlée ; : Artois, cote 123, Neuville-Saint-Vaast. : cote 140. Agny. : Vailly. puis jusqu'en décembre : Loos-en-Gohelle, cote 70, soldats enterrés au cimetière britannique Maroc à Grenay.
1916 février : Artois, bois en Hache (Pas-de-Calais). avril : Vaubecourt (Meuse). avril-mai : bataille de Verdun, . mai-septembre : butte de Souain dans la Marne. octobre-décembre : bataille de la Somme (Sailly-Saillisel), Combles, bois Tripot.
1917 avril-mai : Aisne : Gernicourt, bois des Couleuvres (plusieurs abandons de poste devant l’ennemi ont eu lieu le , au bois des Couleuvres, s’ensuivent par le conseil de guerre, aucune condamnation à mort), bois de Beau-Marais, éperon de Chevreux, La Courtine. juillet : plateaux des Casemates et de Californie, Craonne. octobre-décembre : Lorraine, forêt de Parroy.
1918 avril-juin : Somme : Moreuil, Castel, Cottenchy, bois Sénécat, Rouvrel, Ressons-sur-Matz. juillet-août : la Marne, Saint-Maur, Combles, la Chapelle-Monthodon, forêt de Riez, Verdon, Comblizy, Passy-sur-Marne, Champvoisy, château de Neuville. août-octobre : Bagatelle, bois d’Haumont, bois d’Ormon. En 1918, le régiment est cité par le maréchal Pétain :
Entre-deux-guerres En 1923 le régiment est dissous, les traditions sont gardées par le d'infanterie.
Seconde Guerre mondiale Drôle de guerre Reformé le , sous les ordres du chef de bataillon Mazoyer, il appartient à la d'infanterie. Région militaire, centre mobilisateur d'infanterie, réserve A RI type NE, il est mis sur pied par le CMI 91.
La d'infanterie ( corps d'armée, ) est concernée par la manœuvre Dyle préparée à partir de : elle doit aller tenir un front sur la Meuse, d'Anhée à Hastière.
Bataille de France
Drapeau Brodées en lettres d'or dans ses plis, il porte les inscriptions Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , : Les Pyramides 1798 Friedland 1807 Alger 1830 Bomarsund 1854 Mondement 1914 Verdun 1916 L'Aisne 1917 Le Matz 1918
Décorations Le drapeau a droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la médaille militaire décernée le ; sa cravate est décorée de la croix de guerre 1914-1918 avec 4 palmes, 1 étoile vermeil et 1 étoile argent.
Devise
Personnalités ayant servi au thumb|upright=0.8|Soldat face à la caserne Tharreau - Cholet.
Élie Chamard (1891-1971), historien et homme de lettres qui a intégré le le . Jean Guéhenno (1890-1978), essayisteauteur de La jeunesse morte, éd. Claire Paulhan, 2008., sous-lieutenant puis lieutenant ; Charles Mangin (1866-1925) ; Paul Pau (1848-1932) ; Emmanuel Peux (1882-1914), athlètechampion de France 1913 du saut en hauteur sans élan et saut en longueur sans élan. du Stade toulousain, adjudant, mort pour la France le à Zonnebeke ;
Bibliographie .
Notes et références Notes
Références
Voir aussi Articles connexes Histoire militaire de la France Liste de régiments français Régiment d'infanterie français
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