La rue de Seine est une voie du de Paris

Situation et accès vignette|gauche|redresse|Trois plaques de différentes époques. Cette rue traverse les quartiers de la Monnaie, de l'Odéon, et Saint-Germain-des-Prés.

Longue de , elle commence au 3, quai Malaquais et se termine au 16, rue Saint-Sulpice.

Le quartier est desservi par la ligne 10 du métro à la station Mabillon.

Origine du nom Cette voie fut tracée sur la partie du fossé de l'enceinte de Philippe Auguste qui aboutissait à la Seine.

Historique gauche|vignette|Crue de la Seine de 1910 dans la rue de Seine. À l'origine chemin établi sur la partie du fossé de la ville aboutissant à la Seine, cette rue est baptisée « rue de Seine » en 1489. Elle porte un temps le nom de « rue du Sénat » à partir de 1867. Elle n'a été bâtie qu'à partir de 1535 environ. Elle est citée sous le nom de « Grand rue de Seine » dans un manuscrit de 1636.

La partie comprise entre le quai Malaquais et la rue de Buci est la seule qui soit ancienne, elle remonte au milieu du et portera les noms de « chemin du Pré aux Clercs », « chemin tendant de la Porte de Buci au Pré aux Clercs », « chemin de la Porte de Buci à la Seine », « chemin du Pilori au Pré aux ClercsJacques Hillairet, Dictionnaire historique des rues de Paris, , Éditions de Minuit, Paris, 1963 -512. ». Selon Sauval, la rue s’appela « rue Dauphine » en raison de l’« hôtel Dauphin », situé au . Sous le Premier Empire et à l'époque de la Restauration, elle est appelée « rue de Seine-Saint-GermainJean de La Tynna, Dictionnaire topographique des rues de Paris, 1812.Antony Béraud et Pierre Joseph Spiridon Duféy de l'Yonne, Dictionnaire historique de Paris, J.-N. Barba, 1832. ».

Le 30 janvier 1918, durant la Première Guerre mondiale, le rue de Seine est touché lors d'un raid effectué par des avions allemandsExelsior du 8 janvier 1919 : Carte et liste officielles des bombes d'avions et de zeppelins lancées sur Paris et la banlieue et numérotées suivant leur ordre et leur date de chute.

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

thumb| : pavillon de l'Institutvu de la place Mahmoud-Darwich. (et aussi quai Malaquais et 27, place de l'Institut« 1 quai de Seine » sur le site bercail.com.) : pavillon de l'Institut, dit aussi pavillon des Arts et anciennement pavillon des Quatre-Nations. — Le peintre Jean Jouvenet dit le Grand y meurt le , dans son logement.. — L'écrivain Jules Sandeau (1811-1883) y vécut à partir de la fin des années 1850 ou du début des années 1860 et jusqu'à sa mort, dans un logement de fonctionAlfred Franklin, Histoire de la Bibliothèque Mazarine et du Palais de l'Institut, deuxième édition, H. Welter, Paris, 1901, (en ligne). , à moins de 200 mètres de distance de l'appartement où, dans sa jeunesse, il allait retrouver George Sand (voir ). à 10 : emplacement de la façade et du bâtiment principal de l'ancien palais de la reine Marguerite de France (1553-1615), communément appelé hôtel ou palais de la reine Margot. Elle y vécut de 1606 jusqu'à sa mort et le légua avec son parc et ses dépendances à Louis XIII qui vendit l'ensemble à un consortium de financiers en 1623. Cinq ans plus tard, l'hôtel fut morcelé en trois lots. Face à ce palais, dans une des premières maisons (disparue) du côté impair, logea de 1610 à 1612 Vincent de Paul (1581-1660), alors aumônier de la reine Marguerite de France. et 4 (et 1, quai Malaquais) : square Honoré-Champion, aménagé en 1947. Son emplacement est celui qui fut occupé en 1628 par un des trois lots issus de l'ancien palais de la Reine Margot. Ce petit square — entretenu par les services des parcs et jardins de la Ville de Paris, clôturé par une grille et fermé au public — abritait depuis 1962 une statue en pied de Voltaire (réalisée en 1945-1947), en pierre, sculptée par Léon-Ernest DrivierPierre Kjellberg, Le Nouveau guide des statues de Paris, Bibliothèque des Arts, Paris, 1988, . (1878-1951). Cette œuvre contemporaine qui appartient au Centre national des arts plastiques (CNAP) dépendant du ministère de la Culture a été enlevée par les services de la Mairie de Paris en Philippe Baverel, « Paris : non, cette statue de Voltaire n'a pas été déboulonnée », Le Parisien, 17 août 2020 (en ligne).. Une copie en résine de marbre est cependant réinstallée dans le square au printemps 2024.. : locaux, depuis 1938, de l'agence de photographie Roger-Viollet, précédemment boutique du marchand d'images Laurent OllivierSite de l'agence Roger-Viollet.. Anciennement emplacement du portail principal du palais de la Reine Margot, puis du deuxième des trois lots constitués en 1628 lors du morcellement de ce palais. Au fond de la cour est situé un hôtel particulier bâti dans la première moitié du dont les façades sur cour et sur jardin sont classées. Parmi les occupants de cet hôtel l'historien Jacques Hillairet a recensé les personnalités suivantes , — Tannegui Séguier († 1642), président au parlement de Paris, locataire ; — deux ambassadeurs extraordinaires de la Hollande, en 1697 et 1698 ainsi que le cardinal cardinal Gualterio († 1728), en 1713 à titre privé, logés à l'hôtel meublé de luxe dénommé hôtel de la Reine-Marguérite qui y était implanté de 1680 à 1717 ; — Pierre Gilbert de Voisins, membre du Conseil de finances et avocat général du Parlement, de 1717 à 1769 et la fille de celui-ci, jusqu'en 1775, propriétaires ; — l'économiste et philosophe Victor Riquetti (1715-1789), marquis de Mirabeau, de 1775 à sa mort, propriétaire. Le marquis, séparé de son épouse qui lui avait apporté en dot l'hôtel voisin (voir ) et lui avait donné onze enfants n'habita jamais cet hôtel (ni celui du ) qu'il avait acquis dans un but purement spéculatif . — Leur fils Honoré-Gabriel Riqueti de Mirabeau (1749-1791), figure de la Révolution française y a vécuMorgane Bertrand, « Tribuns du peuple », p. 19, dans « Votre quartier sous la Révolution », Le Nouvel Obs - Paris - Île-de-France, , semaine du 5 au 11 avril 2007, p. 12-21.. — Une plaque rappelle le séjour en France de Roger Joseph Boscovich de 1775 à 1777« Commémoration : Rugjer Josip Boskovic (1711-1787) », www.croatia.org.. — À partir de 1807, Pierre-Joseph Redouté (1759-1840), peintre favori de l'impératrice Josephine et spécialiste de l'art délicat de la reproduction des roses, loua un appartement de neuf pièces dans cette demeure dite « hôtel Mirabeau ». Il y établit un grand atelier où il employa toute une équipe de graveurs et devint son propre éditeurL'Impératrice Joséphine et les sciences naturelles, catalogue de l'exposition tenue au musée national des châteaux de Malmaison et Bois-Préau, du 29 mai au 6 octobre 1997, Réunion des musées nationaux, 1997, . Il y demeura encore lorsqu'il fut frappé d'une congestion cérébrale durant un cours de dessin donné au jardin des plantes du Muséum d'histoire naturelle. Ramené à son domicile parisien, il y mourut auprès de sa femme et de sa fille, le , et fut inhumé le au cimetière du Père-LachaiseBillet d'enterrement, dans Charles Léger, Redouté et son temps, Éditions de la Galerie Charpentier, 1945, .. — Le pharmacien Jean-Nicolas Gannal (1791-1852), inventeur d'un procédé d'embaumement y mourut en son domicile en 1852. Son fils, le médecin Adolphe Antoine Gannal (1826-1895) y habita encore en 1895Gannal, Antoine, fiche du comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS), institut rattaché à l'École nationale des chartes (en ligne).. - Le docteur Ulysse Trélat fils (1828-1890) et son épouse Anne Marie Molinos (1834-1914), salonnière, cantatrice amateur mezzo-soprano, y vécurent depuis 1857 et y moururent. - Maurice Beslay (1877-1915), auteur dramatique, y est né. Son nom est inscrit au Panthéon parmi les 560 écrivains morts au combat pendant la Première Guerre mondiale.

: le peintre André Hébuterne y avait son atelier et domicileZoé Blumenfeld, « Jeanne Hébuterne, avec et sans Modigliani », Le Quotidien des Arts, 11 février 2003.. : l'écrivain André Billy y habita en 1912. Description de son appartement par Paul Léautaud dans son Journal littéraire au . Un immeuble au semble avoir été démoli pour faire place au square Gabriel-Pierné. Le sculpteur Gabriel-Jules Thomas (1824-1905) a vécu et est mort également au 13. (et 2, rue des Beaux-Arts) : emplacement de l'ancienne galerie d'art connue sous le nom de galerie Pierre, ouverte en au 13, rue Bonaparte ( arrondissement) par Pierre Loeb (1897-1964), en collaboration avec Henriette Gomès, modèle du peintre Jules Pascin, puis transférée ici en 1926 où elle resta en activité jusqu'en 1963. Pierre Loeb mourut l'année suivanteLa galerie Pierre, de Pierre Loeb, dans BALISES, le magazine de la Bpi, Bibliothèque publique d'information du Centre Pompidou (en ligne).. Les annonces et cartons d'invitation aux vernissages portent les deux adresses . 14 à 18 : emplacement de l'ancien hôtel de La Rochefoucauld-Liancourt.., précédemment hôtel de Bouillon et plus anciennement hôtel Dauphin. Cet hôtel particulier, datant de la première moitié du et détruit en 1825 pour faire place à la rue des Beaux-Arts, avait d'abord appartenu à Louis de Bourbon, premier duc de Montpensier (1538) et dauphin d'Auvergne (1543), puis à ses descendants qui le vendirent au maréchal de France Henri de la Tour, duc de Bouillon (1555-1623). Il passa ensuite à Roger du Plessis-Liancourt, duc de La Roche-Guyon, dont la petite-fille, Jeanne-Charlotte du Plessis-Liancourt (1644-1669) l'apporta, en 1659, en dot à son époux François VII de La Rochefoucauld (1634-1714). En , la dépouille de la Bête du Gévaudan aurait été enfouie dans la cour de l'hôtel. Vendu en 1793 par ses descendants, puis détourné de sa fonction initiale, divisé et mis en location, l'hôtel de La Rochefoucauld conserva son jardin dessiné, selon une tradition orale, par Hubert Robert et qui passa, en 1811, pour être l'un des plus beaux et des plus pittoresques de ParisTableau historique et pittoresque de Paris, depuis le Gaulois jusqu'à nos jours, tome 1, , Paris, H. Nicolle, et 825 (lire en ligne).. Le peintre et dessinateur Jacques Augustin de Silvestre (1719-1809), maître à dessiner des Enfants de France y avait un appartement après la Révolution, où il mourut le Gisèle Lambert, Les Premières Gravures italiennes. Quatrrocento…, Paris, Éditions de la Bibliothèque nationale de France, 2015, .. Dans les premières années de son mariage, conclu en 1818, madame Ancelot (1792-1875) y établit son atelier de peinture et son salon littéraireVirginie Ancelot, Un salon de Paris. 1824 à 1864, éditeur Collection XIX (lire en ligne).. 15 à 17 : maisons du . L'antiquaire Romi y avait son magasin dans les années 1940.. : à partir de 1920, le peintre Maximilien Luce (1858-1941) y habita quand il ne séjourna pas dans la maison qu'il avait acquise à RolleboiseJean Sutter : Maximilien Luce, 1858-1941 : peintre anarchiste, Galerie des Vosges, 1986, et garda ce pied-à-terre jusqu'à sa mort. Ce fut ensuite la demeure parisienne de son fils Frédéric Luce qui y organisa du au l'exposition Travail-peintures de Maximilien LuceRussell T. Clement, Annick Houzé : Neo-Impressionist Painters, Greenwood Press London, 1999 (lire en ligne) . : domicile et atelier des peintres Antoine Chintreuil et Jean Desbrosses au sixième étage en 1856 (consulté le 27 décembre 2017).Jean Alfred Desbrosses, publié par Frits Lugt, sur le site « Les marques de collections de dessins et d'estampes (consulté le 27 décembre 2017).. : à cette adresse se trouve pendant 16 ans, jusqu'en 1959, la librairie L'Originale du libraire et collectionneur d'art Richard Anacréon (1907-1992)« MANCHE - Granville » Sites et monuments : bulletin de la Société pour la protection des paysages et de l'esthétique générale de la France, 1986., fréquentée par des écrivains mais aussi par de nombreux peintres, comme André Derain, Maurice de Vlaminck ou encore Kees van DongenMusée d'Art moderne Richard-Anacréon, Granville (50)..