Paul Jean Flandrin, dit Paul Flandrin, né le à Lyon et mort le à Paris, est un peintre français.

Il est le frère cadet des peintres Auguste Flandrin et Hippolyte Flandrin.

Biographie Paul Flandrin reçoit d'abord les conseils du peintre paysagiste et animalier lyonnais Antoine Duclaux, ainsi que du sculpteur Jean-François Legendre-Héral, avant d'intégrer l'École des beaux-arts de Lyon, puis celle de Paris et l'atelier de Jean-Auguste-Dominique Ingres.

Il échoue à deux reprises au concours du prix de Rome mais rejoint néanmoins à ses frais son frère Hippolyte, lauréat de cette épreuve, en Italie. Ils demeurent quatre années à Rome, durant lesquelles Paul se spécialise dans la peinture de paysage. Il réalise des études d'après nature qui lui servent à entreprendre des compositions historiques qu'il présente aux Salons parisiens. Il collabore également régulièrement aux paysages des tableaux de son frère aîné.

Flandrin perpétue jusque tard dans le cette tradition du paysage classique dont il est l'un des meilleurs représentants, aux côtés d'Édouard Bertin ou de son beau-père Alexandre Desgoffe. Il allie celle-ci à un sens de la ligne et de l'idéal hérité des leçons de son maître Ingres. , critique qui lui sera longtemps associée. L'artiste évolue néanmoins dans son travail vers un naturalisme plus présent dans la seconde partie de sa carrière.

Paul Flandrin est également l'auteur de portraits peints et dessinés, ainsi que de caricatures.

Il épouse Aline Desgoffe (née vers 1835), en 1852, fille du peintre Alexandre Desgoffe (1805-1882), qui lui donnera trois enfants, dont : Joseph Flandrin (1857-1939), architecteSon épouse était la nièce d'Eugène Train, lui-même neveu de Victor Baltard., et Louis Flandrin, père de l'artiste peintre Marthe Flandrin (1904-1987)Geneanet.

Il repose à Paris au cimetière du Père-Lachaise.

Distinctions

Collections publiques

Bordeaux, musée des Beaux-Arts : Paysage de Rome. Vue de l’aqueduc de la villa Borghèse, 1874. Dijon, musée des Beaux-Arts : Paysage. Souvenir de Provence, 1874, huile sur toile, . Langres, musée d'Art et d'Histoire : Gorges de l'Atlas, vers 1844-1845. Lyon, musée des Beaux-Arts : Les Pénitents de la mort dans la campagne de Rome, 1840 ; Les Bords du Rhône à Givors, 1855. Montpellier, musée Fabre : Environs de Vienne. Montauban, musée Ingres-Bourdelle : Les Bords du gardon 1850, exposé au Salon de 1859. Nîmes, musée des Beaux-Arts : Paysage. Orléans, musée des Beaux-Arts: Paysage. La fuite en Égypte, Salon de 1861, huile sur toile, 124 x 162 cm . Paris : église Saint-Germain-des-Prés. église Saint-Séverin, chapelle des Fonts-Baptismaux : La Prédication de saint Jean-Baptistelatribunedelart.com.. musée du Louvre : Paysage, les adieux d'un proscrit à sa famille ou Montagnes de la Sabine, 1838 ; Les gorges d’Ollioules, huile sur papier collé sur toile, 25 x 35 cm, 1843 ; Portrait du peintre Benoît Chancel, 1845 ; Solitude, 1857. palais de la Légion d'honneur : La Maison d'éducation de Saint-Denis, vue prise du parc. Beaux-Arts de Paris : Apollon sauroctone, graphite et fusain. H. 0,612 ; L. 0,460 m. L'étude de l'antique fait partie des enseignements à l'École des Beaux-Arts de Paris où Paul Flandrin s'est formé, dont témoigne ce dessin. Il reçut la troisième médaille au quatrième trimestre de l'année 1831 avec ce modèle : l'Apollon sauroctone (tueur de lézard), considéré comme un des chefs-d'œuvre de Praxitèle. Il est vraisemblable que Flandrin ce soit inspiré, non de la copie romaine, mais du plâtre de cette sculpture conservé alors à l'École des Beaux-ArtsSous la direction d’Emmanuelle Brugerolles, Ingres et ses élèves, Carnets d’études 39, Beaux-arts de Paris éditions, 2017, p. 82, Cat. 24. . Portrait du peintre Signol, graphite. H. 0,239 ; L. 0,185. À Rome en 1835, Paul Flandrin brosse le portrait de son ami Émile Signol (1804-1892). Flandrin dresse l'image sévère de ce peintre mystique au visage grave et mélancolique, saisie dans une attitude statique et hiératiqueSous la direction d’Emmanuelle Brugerolles, Ingres et ses élèves, Carnets d’études 39, Beaux-arts de Paris éditions, 2017, p. 84, Cat. 25. . Roanne, musée des Beaux-Arts et d'Archéologie Joseph-Déchelette : La Vue du campo Vaccino, 1839.

Expositions 1984, « Hippolyte, Auguste et Paul Flandrin », Paris, musée du Luxembourg et musée des Beaux-Arts de Lyon. 2007, « Hippolyte et Paul Flandrin, paysages et portraits », musée des Beaux-Arts de Nantes.

Notes et références

Annexes

Liens externes

Bibliographie

Emmanuelle Brugerolles (dir.), Ingres et ses élèves, Carnets d’études 39, Beaux-arts de Paris éditions, 2017.

Catégorie:Peintre français du XIXe siècle Catégorie:Peintre paysagiste français Catégorie:Peintre français de nu Catégorie:Peintre portraitiste français Catégorie:Élève de l'École nationale supérieure des beaux-arts au XIXe siècle Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur Catégorie:Naissance en mai 1811 Catégorie:Naissance à Lyon Catégorie:Décès en mars 1902 Catégorie:Décès dans le 6e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 90 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 57) Catégorie:Hippolyte Flandrin