Varennes-sur-Amance est une commune française située dans le département de la Haute-Marne, en région Grand Est.

Géographie Localisation La commune de Varennes-sur-Amance est située dans le sud-est du département de la Haute-Marne, à proximité des départements des Vosges et de la Haute-Saône. Elle est à à l'est de Langres, au centre du triangle formé par les villes de : Bourbonne-les-Bains, Fayl-Billot et Montigny-le-Roi..

Le village est situé sur une colline à d'altitude dominant la vallée de l'Amance.

Communes limitrophes

redresse=2.0|vignette|centre|Place de l'Église de Varennes-sur-Amance.

Géologie et relief La commune est située dans le territoire Apance-Amance, constitué de collines rapprochées entre lesquelles coulent de nombreux petits cours d'eau. La forêt y est très présente, couvrant environ 35 % de la surface. Au nord-ouest de la commune s'étendent les prairies de la plaine du Bassigny.

Le village de Varennes-sur-Amance repose sur une strate de grès infraliasiques du Rhétien-inférieur.

Voies de communication et transport La commune est desservie par le réseau routier départemental. La route est le principal axe qui traverse la commune. Il s'agissait anciennement du chemin de grande communication de Haute-Marne reliant Dammartin à BettoncourtJ. Carnandet, Géographie historique industrielle et statistique du département de la Haute Marne, Simonnot-Lansquenet, 1860, p.227 et 531. L'accès autoroutier le plus proche est la sortie de l'A31, située au niveau de Montigny-le-Roi, à environ au nord-ouest.

Les gares ferroviaires les plus proches sont celles de Culmont-Chalindrey (à ) et de Langres (à ), toutes deux situées sur la ligne de Paris-Est à Mulhouse-Ville.

Des navettes assurant des liaisons hebdomadaires avec les villes de Bourbonne-les-Bains et Langres ainsi que des bus scolaires constituent l'offre en transports en commun.

Hydrographie La commune est dans le bassin versant de la Saône au sein du bassin Rhône-Méditerranée-Corse. Elle est drainée par la Petite Amance, le ruisseau de Bouillevau, le ruisseau des Prés Rougets, le ruisseau du Gravier, le ruisseau de la Souèvre et le ruisseau de Pré Soir.

La Petite-Amance, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Saulxures et se jette dans l'Amance à Bize, après avoir traversé .

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré. et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver.. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Fayl-Billot à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Varennes-sur-Amance est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (52,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (52,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (45,2 %), prairies (42,7 %), terres arables (7,2 %), zones agricoles hétérogènes (2,5 %), zones urbanisées (2,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine vignette|La rue Varandelle au début du par Lucien Merger. Varennes-sur-Amance s'étire de part et d'autre de la place de l'Église, le long d'un axe formé de la rue de la Louvière à l'ouest et des rues Varandelle, Sainte-Barbe et du Pâquis à l'est. Bien que l'actuelle route n'emprunte plus les rues Sainte-Barbe et du Pâquis pour descendre dans la vallée, cet axe formait jusqu'au la route principale qui traversait le villageLe nouveau tracé est absent sur les premières cartes d'état-major, mais visible sur celle de 1845.. Le long de cet axe, le bâti y est ancien et continu, principalement constitué de fermes-blocs avec usoirs, caractéristique de l'habitat lorrain. Le village s'est quelque peu étendu au nord, avec un bâti en partie plus moderne et plus espacé, séparé du reste du village par une rangée de champs et de jardins.

Logements La commune comptait 286 logements en 2008. Les constructions neuves sont peu présentes puisqu'à cette date, seulement 4,7 % des résidences principales étaient postérieures à 1990. À contrario, les constructions antérieures à 1949 représentaient 72,8 % du parc. 66,9 % des logements sont des résidences principales, réparties à 95,7 % en maisons individuelles et à 4,3 % en appartements. 87,5 % des habitants sont propriétaires de leur logement, pour 7,8 % de locataires..

Entre 1999 et 2008, le nombre de logements vacants a sensiblement baissé, passant de 15,9 % à 7 %, principalement en raison de l'augmentation du nombre de résidences secondaires.

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Locus qui dicitur Varennas (1084) ; Ecclesia Varennarum (1101) ; Varanne (1249-1252) ; Varraignes (1258) ; Varennes (1268) ; Varannie () ; Varannes (1436) ; Varennes-sur-Amance (1886)..

De l'oil varenne, dont le sens premier est : « terrain où il est défendu de chasser ou de pêcher sans la permission du seigneur ». Les sens tardifs sont des « terres incultes que le gibier fréquente et ou paissent quelques bestiaux ; terres de mauvaise qualité ; terres sablonneuses ; plaine d'une vallée »..

LAmance (ou Mance) est une rivière du quart nord-est de la France, dont le cours traverse la Haute-Marne (Grand Est) et la Haute-Saône (Bourgogne-Franche-Comté).

Histoire vignette|230px|Saint Gengoulf représenté dans l'église de Wolpertswende. Au , Varennes appartient à saint Gengoulf, illustre guerrier devenu connétable de France sous Pépin le Bref. Saint Gengoulf y réside et y fait bâtir une église. À sa mort en 760, sans héritier, la maison de Choiseul prend possession de Varennes et d'une partie de ses autres domaines.

En 1084, Renier, le seigneur de Choiseul, cède P. Anselme, Histoire de la Maison Royale de France, et des grands officiers de la Couronne, Compagnie des Librairies, 1728, , t.4, p.817 l'église de Saint-Gengoulf de Varennes à l'abbaye de Molesme et y fonde un prieuré, avec l'approbation de Hugues-Renaud de Bar, évêque de Langres. En 1101, Renier cède également l'ensemble de ses droits sur VarennesÉmile Jolibois, La Haute-Marne ancienne et moderne, Imprimerie et Lithographie Miot-Dadan, 1858, p.532, qui devient ainsi une seigneurie ecclésiastique. Ce prieuré devient l'un des établissements religieux considérables de la lisière est du diocèse de Langres..

Au commencement du , Varennes n'a pas la force pour faire respecter ses biens et le prieur obtient l'autorisation de l'évêque de Langres de contracter un acte de pariage avec le comte de Champagne. Cet acte est conclu en 1250Henry Arbois de Jubainville, Léon Pigeotte, Histoire des ducs et des comtes de Champagne, Aug. Durand, 1865, t.4, p.909.

Pendant les , Varennes subit plusieurs incursions ennemies. En 1523, les Allemands pillent et dévastent Varennes lors de l'invasion en Champagne. En 1636, au cours de la Guerre de Trente Ans, le Baron de Clinchamp, capitaine du duc Charles De Lorraine, s'empare du prieuré et fait pendre le gardien et capitaine du prieuré qui s'était renduP. Pechinet, J.-C. Mongin, Annuaire ecclésiastique et historique du diocèse de Langres, Dejussieu, 1838, p.320.

Ce n'est qu'après le rattachement au royaume de France de la Franche-Comté en 1678 et du duché de Lorraine en 1766 que le village retrouve un climat plus paisible. Louis XVI y institue en 1789 un marché tous les samedis et cinq foires y ont lieu chaque année. Varennes est un bourg considérable, plein de richesses : Abbé De Mangin, Histoire ecclésiastique et civile, politique, littéraire et topographique du diocèse de Langres, Bauche, 1765, t.2, p.32.

À la Révolution, le prieuré de Varennes et ses terrains sont vendus aux particuliers.

La commune de Varennes prend le nom de Varennes-sur-Amance le Recueil général des lois et ordonnances du janvier 1841 au 23 février 1848, 1852, T. 17, 119. vignette|Plaque aux F.F.I. du maquis de Varennes sur la maison forestière du Chatelet, en forêt domaniale de Marcilly-Voisey.

Au cours de la seconde guerre mondiale, le maquis de Varennes, mené par plusieurs militaires de réservePierre Montagnon, Les maquis de la Libération, 1942-1944, Pygmalion, 2000, p.50, s'illustre dans une embuscade le à la gare d'Andilly-en-Bassigny faisant quarante victimes allemandesLes cahiers Haut-Marnais, 1970, numéro 100, p.10.

Le , la commune de Varennes-sur-Amance absorbe celles de Champigny-sous-Varennes et Chézeaux et prend le nom de Terre-Natale.. Ce nom est donné en hommage à Marcel Arland, académicien et auteur du roman éponyme publié en 1938 dans lequel il raconte son enfance passée dans le village de VarennesGuide vert Champagne-Ardenne, Michelin, 2007, p.78. Le , Champigny-sous-Varennes s'en sépare.. Le , Chézeaux s'en sépare également et la commune reprend le nom de Varennes-sur-Amance..

Politique et administration vignette|La mairie.

Tendances politiques et résultats Élection présidentielle de 2002 : 72,47 % pour Jacques Chirac (RPR), 27,53 % pour Jean-Marie Le Pen (FN), 76,98 % de participationRésultats de l’élection présidentielle 2002 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 29/09/2011.. Élection présidentielle de 2007 : 54,46 % pour Nicolas Sarkozy (UMP), 45,54 % pour Ségolène Royal (PS), 83,51 % de participationRésultats de l’élection présidentielle 2007 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 29/09/2011.. Élection présidentielle de 2012 : 60,19 % pour François Hollande (PS), 39,81 % pour Nicolas Sarkozy (UMP), 81,75 % de participationRésultats de l’élection présidentielle 2012 sur le site du ministère de l’Intérieur. Consulté le 23/09/2015..

Administration municipale Compte tenu du nombre d'habitants, le nombre de membres du conseil municipal est de onze.

Liste des maires

Politique environnementale Espaces protégés