Joseph Latour, né le à Bordeaux et mort le à Paris, est un général français de la Révolution et de l’Empire.
Biographie Soldat dans le régiment de Languedoc-Infanterie du au , il est élu le lieutenant au de volontaires de la Gironde (, puis , cette dernière réunie au de ligne).
Employé en 1792 et 1793 à l'armée du Rhin, il y reçoit un coup de feu dans la poitrine le de la dernière de ces années, et il obtient le brevet de capitaine le 8 germinal an II.
De l'an VI à la paix de Lunéville, il est en Italie : dans cet intervalle, le général en chef Moreau résolut, le 27 floréal an VII, d'attaquer l'ennemi entre Alexandrie et Tortone, et le bataillon de la , dans lequel sert Latour, reçoit l'ordre d'éclairer la route de Novi ; mais, les troupes françaises, accablées par des forces trop supérieures, ayant été obligées de repasser la Bormida, ce bataillon se trouve coupé et séparé de l'armée.
Assailli par les Russes, il ne lui reste qu'à mettre bas les armes ou à se jeter dans l'Orba. Latour conseil vivement ce parti, cherche un gué, et tout le bataillon se risque dans la rivière, dont le cours torrentueux et rapide ne pouvait être traversé sans danger ; sur , 80 furent entraînés et périrent dans les flots. Dans cette circonstance, 30 officiers ou soldats durent la vie à Latour : à chaque instant, malgré sa fatigue, il arrache de nouvelles victimes à la mort, et lui-même manque de périr ; un grenadier, qu'il s'efforce de ramener sur la rive, s'est attaché à lui et le serre avec tant de violence, qu'il lui devient impossible de nager ; épuisé, il va subir le sort de celui qu'il veut sauver, lorsqu'un caporal de sa compagnie, nommé Leguerry, se met à la nage et le pousse sur la rive.
En récompense, Latour reçut un sabre d'honneur le 19 ventôse an XI, et il est compris comme officier de la Légion d'honneur, dans la promotion du 20 prairial an XII.
Chef de bataillon le , colonel le du d'infanterie de ligne puis le du d'infanterie, il fait la campagne d'Espagne et reçoit, le , le grade de général de brigade.
Chevalier de Saint-Louis au mois de mai 1814, il est appelé au retour de l'île d'Elbe par l'Empereur au commandement supérieur de Maubeuge. Au lendemain de Waterloo, il défend la place contre l'armée prussienne lors du siège de juin-juillet 1815 : c'est une des dernières places françaises à se rendre à la Septième Coalition après l'abdication de Napoléon.
Admis à la retraite le suivant, il meurt à Paris le . Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise ().
État de service : S'engage dans le régiment de Languedoc-infanterie : Démissionne : Élu lieutenant au de Gironde : promu capitaine à la de bataille : promu Chef de bataillon au d'infanterie de ligne : Colonel du d'infanterie de ligne : Colonel du d'infanterie : General de Brigade : Admis à la retraite
Décorations et distinctions : reçoit un Sabre d'Honneur : Fait officier de la Legion d'Honneur : Baron d'Empire : Fait chevalier de Saint-Louis
Bibliographie
Liens externes
Catégorie:Général du Premier Empire promu en 1813 Catégorie:Naissance en novembre 1765 Catégorie:Naissance à Bordeaux Catégorie:Baron de l'Empire Catégorie:Chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 1804 Catégorie:Décès en septembre 1833 Catégorie:Décès dans l'ancien 1er arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 67 ans Catégorie:Personnalité inhumée au cimetière du Père-Lachaise (division 14)