Le Rokia Delmas est un porte-conteneurs battant pavillon panaméen de de long.

Il s'est échoué dans la nuit du 23 au sur les côtes de la Charente-Maritime, en France, à moins de 3 kilomètres de l'île de Ré, face aux plages de la commune du Bois-Plage.

Circonstances de l'échouement En provenance de Vigo le Rokia Delmas devait rallier Amsterdam. Le matin du il s'apprêtait à faire escale au port de commerce de La Pallice (La Rochelle).

À , le commandant du porte-conteneurs alerte (par radio VHF portable) le CROSS Étel et fait état d'un blackout total : plus de propulsion, plus d'électricité à bord. Le navire dérive vers la côte sud de l'île de Ré, en raison d'un fort coefficient de marée, de la houle (vagues de ) et du vent à plus de 100 kilomètres par heureCommuniqué de la préfecture maritime, numéro 1.

À il talonne un fond sablono-rocheux à de profondeur. À cet instant il gîte de 20 degrés environ côté bâbord. Le choc provoque une voie d'eau de de long sur 50 centimètres de large au fond de la coqueCommuniqué de la préfecture maritime, numéro 5.

À l'hélicoptère Dauphin de la marine nationale hélitreuille 20 des 26 membres d'équipage.

Démantèlement du navire À son bord, tonnes de marchandises dont 378 conteneurs, des ballots de bois, de fioul lourd de propulsion, et de gazole des groupes électrogènes. Après les opérations de pompage du fioul, il a été procédé au débarquement un par un des conteneurs chargés en pontée, à l'aide de la barge-grue Missing Link. Puis le navire ayant été déclaré « perte totale » par les assureursLe navire déclaré perte totale, son démantèlement sur place débuta le . Les opérations devaient se terminer début Sources : Le Marin 14/09/2007 page 7 - Le Marin.

En , la superstructure a été découpée, dont le château d'une masse de , qui, déposé d'une seule pièce a été enlevé vers La PalliceCommuniqué de la préfecture maritime, numéro 30., dans le but d'alléger le navire pour permettre son remorquage ultérieur, par exemple vers Saint-NazaireCommuniqué de la préfecture maritime, numéro 28.. La découpe, opération dangereuse, a provoqué un incendie à bordCommuniqué de la préfecture maritime, numéro 29..

Finalement la coque du navire étant trop endommagée pour pouvoir être renflouée, il a été décidé de la découper sur place en cinq tranches. La partie arrière a été la première à être transférée par la barge-grue Rambiz jusqu'au port de La Rochelle-Pallice le . L'étrave du navire a été déposée à son tour sur le quai du môle d'escale du port de La Rochelle-Pallice le . Pour enlever cette pièce exceptionnelle d'une masse de tonnes, les deux mâts de la barge-grue Rambiz équipés d'un palonnier ont été nécessaires.

Enfin le , le dernier tronçon de coque est enlevéCommuniqué de la préfecture maritime, numéro 33., soit 400 jours après l'échouement du navire, mettant ainsi un terme au démantèlement du Rokia Delmas. Son canot de sauvetage peut être visité au Port-musée de Douarnenez (Port Rhu).

Précédent Habitué des pertuis le Rokia Delmas faisait régulièrement escale à La Rochelle. Il s'était déjà tristement illustré sur les côtes charentaises le . Surpris en flagrant délit de rejet illicite d'hydrocarbures, par un avion de la marine nationale, et sous les caméras de l'émission de France 3 Thalassa, il avait été ensuite contraint de rejoindre Le Havre pour un constat de pollutionFrance 3 Limousin-Poitou-Charentes in Le Mag 16 juin 2007.

Notes et références

Voir aussi

Liens externes CMA CGM - Navire Rokia Delmas Rokia Delmas Galerie de photographies, dont les opérations de découpe. Autre Galerie de photographies sur le démantèlement du Rokia Delmas.

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