Rzeczpospolita est un journal quotidien polonais de référence qui se définit comme . Son supplément du week-end intitulé Plus Minus offre une palette de thèmes plus larges avec des entretiens-fleuves, des analyses de phénomènes de société ou encore des informations culturelles. Rzeczpospolita figure régulièrement en tête des classements des médias les plus influents en Pologne.
Histoire Rzeczpospolita est fondé en 1920 et détenu par des autorités catholiques jusqu'en 1932, année à laquelle il cesse d'être publié. Rzeczpospolita est ensuite repris par les autorités communistes en 1944, en tant que journal du Comité polonais de libération nationale (PKWN), un gouvernement pro-communiste installé à l’été 1944 à Lublin par l’Armée rouge. Il est alors dirigé par Jerzy Borejsza.
Suspendu en 1951 à l’apogée de la répression stalinienne, Rzeczpospolita n'est réactivé qu’en 1981 juste après la loi martiale décrétée le par le général Jaruzelski comme .
À la faveur de la démocratisation du pays au tournant des années 1980-1990, le journal devient indépendant puis privatisé.
Édité par la société Presspublica dont le Trésor public contrôle 49 % du capital, Rzeczpospolita ne se prive pas de critiquer les gouvernements successifs. Il s'est même fait une spécialité de révéler les scandales politiques. De 1991 à 1996, les 51 % restant appartiennent au magnat de la presse française Robert Hersant. De 1996 à 2006, le contrôle majoritaire passe au groupe norvégien Orkla, puis à la société d'investissement Mecom Group dirigée à l'époque par le magnat de la presse tabloïd britannique David Montgomery.
Dans les années 2000, Rzeczpospolita et Gazeta Wyborcza sont deux grands quotidiens qui se partagent la plus grande partie du marché de la presse écrite polonaise. Les rédacteurs les plus populaires de Rzeczpospolita sont Bronisław Wildstein, Robert Semka et Rafał Ziemkiewicz. En , Bronisław Wildstein fait couler beaucoup d'encre dans l'affaire que la presse polonaise a baptisé , en publiant une liste établie par l’ancien ministère de l’Intérieur communiste et contenant noms des ex-agents de la police politique.
Privatisation Propriétaire de 49 % des parts du groupe Presspublica qui publie le quotidien Rzeczpospolita, l’État polonais exerce des pressions sur la société britannique Mecom Group propriétaire des 51 % restants pour qu’elle change le rédacteur en chef Paweł Lisicki sous la coupe duquel le journal est critique à l’égard du gouvernement de Donald Tusk et le fer de lance de l'opposition. Après avoir résisté plusieurs années, Mecom Group préfère finalement revendre ses parts en 2011. C’est l’homme d’affaires polonais Grzegorz Hajdarowicz, ami personnel de Paweł Graś, le porte-parole du gouvernement, qui, bénéficiant des bons offices et de facilités financières du gouvernement de Tusk, rachète la totalité des parts de Mecom et de l’État polonais. Le rédacteur en chef de Rzeczpospolita Lisicki est aussitôt remplacé.
Le , le nouveau propriétaire du quotidien intervient de nouveau et limoge le rédacteur en chef Tomasz Wróblewski ainsi que le journaliste Cezary Gmyz, auteur de l'article traitant de supposées traces d'explosifs sur l'épave de l'avion présidentiel polonais qui s'était écrasé en à Smolensk en Russie et qui a coûté la vie au président Lech Kaczyński et à 95 autres personnes. Cet article provoque une tempête politique en Pologne.
Depuis 2011, Rzeczpospolita est donc la propriété du groupe polonais Gremi Media appartenant à Grzegorz Hajdarowicz, l'actionnaire à 100 % de la maison d'édition Presspublica. En , la maison d'édition Presspublica change de nom pour Gremi Media et est transformée en une société par actions dénommée Gremi Media SA.
Liste des rédacteurs en chef depuis 1989
1989-1996 : Dariusz Fikus 1996-2000 : Piotr Aleksandrowicz 2000-2004 : Maciej Łukasiewicz 2004- : Grzegorz Gauden : Paweł Lisicki - : Tomasz Wróblewski Depuis le - Bogusław Chrabota
Liens externes
Notes et références
Catégorie:Titre de presse créé en 1944 Catégorie:Presse écrite en Pologne Catégorie:Presse écrite en polonais Catégorie:Presse écrite quotidienne