L'ouvrage du Bovenberg est un ouvrage fortifié de la ligne Maginot, situé sur la limite entre les communes d'Éblange et d'Ottonville, dans le département de la Moselle.

C'est un ouvrage d'infanterie, comptant six blocs. Construit à partir de 1931, il a été épargné par les combats de .

Position sur la ligne Faisant partie du sous-secteur de Tromborn dans le secteur fortifié de Boulay, l'ouvrage du Bovenberg, portant l'indicatif A 27, est intégré à la « ligne principale de résistance » entre la casemate CORF d'intervalle d'Éblange (C 62) à l'ouest et le blockhaus RFMLe niveau de protection d'une casemate de la ligne Maginot dépend de son modèle et de sa période de construction. De 1928 à 1935 sont construits les modèles les plus puissamment protégés : les casemates et ouvrages CORF (Commission d'organisation des régions fortifiées), avec des murs et dalles épais jusqu'à de béton). Puis viennent à partir de 1935 les blockhaus MOM (main-d'œuvre militaire), avec de de béton, avec des modèles très variés selon la région : RFM (région fortifiée de Metz), RFL (région fortifiée de la Lauter), , , et RM (région militaire). Les MOM les plus protégés sont appelés FCR (fortification de campagne renforcée). De 1937 à 1940, le STG (Service technique du Génie) standardise les constructions, avec une protection de de béton. Nord de Herrenfeld (Bb 34) à l'est, à portée de tir des canons des gros ouvrages d'Anzeling (A 25) plus au nord-ouest.

L'ouvrage est installé sur la cote 295, appelée le Bovenberg.

Description L'ouvrage est composé en surface de six blocs de combat, dont l'un sert aussi de bloc d'entrée, avec en souterrain des magasins à munitions (M 2), une usine électrique, une caserne, une cuisine, des latrines, un poste de secours, des PC, des stocks d'eau, de gazole et de nourriture, des installations de ventilation et de filtrage de l'air, le tout relié par une galerie profondément enterrée. L'énergie est fournie par deux groupes électrogènes, composés chacun d'un moteur Diesel GVU 33 (fournissant à 750 tr/min)La SGCM, Société générale de constructions mécaniques, construisait des moteurs de marine à La Courneuve sous licence MAN. Les moteurs SGCM GVU 33 du Bovenberg ont trois cylindres, chacun avec de cylindrée (un alésage à 200 mm et une course de 330 mm). couplé à un alternateur, complétés par un petit groupe auxiliaire (un moteur 1 PJ 65, de à )Le nom du petit moteur Diesel CLM 1 PJ 65 correspond au fabricant (la Compagnie lilloise de moteurs, installée à Fives-Lille), au nombre de cylindre (un seul fonctionnant en deux temps, mais avec deux pistons en opposition), au modèle (PJ pour « type Peugeot fabriqué sous licence Junkers ») et à son alésage ( de diamètre, soit de cylindrée). servant à l'éclairage d'urgence de l'usine et au démarrage pneumatique des gros diesels. Le refroidissement des moteurs se fait par circulation d'eau.

Le bloc 3 n'a cependant pas été relié à l'ensemble. Les projets initiaux prévoyaient un ouvrage d'artillerie à 18 blocs. Plus tard, il fut envisagé d'ajouter une entrée et de relier le bloc 3, mais rien ne fut concrétisé. Une casemate d'artillerie de type RFM 1937, non reliée, a également été construite dans le périmètre, armée avec deux créneaux pour canon de modèle 1897 flanquant vers le sud et une cloche GFM.

Le bloc 1 sert à la fois d'entrée et de casemate d'infanterie flanquant vers le nord-ouest, armé avec un créneau mixte pour JM/AC 47 (jumelage de mitrailleuses et canon antichar de ), un autre créneau pour JM et deux cloches GFM (guetteur fusil-mitrailleur).

Le bloc 2 est une casemate cuirassée d'infanterie, équipée avec deux cloches GFM et une cloche LG (lance-grenades).

Le bloc 3 est une casemate double d'infanterie, avec deux créneaux mixtes pour JM/AC 47, deux autres créneaux pour JM, une cloche JM et deux cloches GFM.

Le bloc 4 est une casemate cuirassée d'infanterie, avec deux cloches JM et une cloche GFM.

Le bloc 5 est un observatoire, équipé avec une cloche VDP (vue directe et périscopique, indicatif O 13).

Le bloc 6 est un bloc d'infanterie, avec une tourelle de mitrailleuses et une cloche GFM.

Histoire

L'ouvrage aujourd'hui Toujours propriété de l'État, resté à l'abandon, puis vandalisé et pillé, l'ouvrage a vu par la suite ses accès remblayés pour stopper les accès non autorisés, et c'est sous cet aspect que se présentent les extérieurs actuellement, à l’exception notable de la casemate d'artillerie séparée, située quant à elle en terrain privé.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie . . . .

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Articles connexes

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