Pierre-Édouard Frère, né le à Paris et mort le à Écouen, est un peintre, graveur et lithographe français.

Il est spécialisé dans les scènes de genre de la vie quotidienne représentant des enfants des milieux ruraux, qui furent très populaires notamment dans les pays anglo-saxons. La fondation de la colonie de peintres d'Écouen lui est attribuée« Des peintres au », Office de tourisme d'Écouen et de ses environs..

Il est le frère cadet du peintre orientaliste Charles-Théodore Frère (1814-1888).

Biographie Fils d’un éditeur de musique, Pierre-Édouard Frère entre en 1836 dans l’atelier de Paul DelarocheDelaroche aura, entre autres, pour élèves Jean-François Millet, Charles-François Daubigny et Jean-Léon Gérôme. à l’École des beaux-arts de Paris, où il remporte de nombreuses distinctions.

Il débute au Salon de 1843, et ne tarde pas à se faire une grande réputation dans la peinture de genre. Artiste prolifique, la plupart de ses compositions ont d’ailleurs été popularisées par la lithographie et la gravure sur bois, qu'il pratique lui-même. Il se fera connaître du grand public par ses gravures, d’enfants et d’intérieurs de gens modestes, avec une forme de sincérité, puisqu'il est l'un de premiers de son siècle à explorer ce thème, loin de Paris. En 1847, il s’installe en effet à Écouen. Il fait construire la villa GabrielleSecond prénom de son épouse, Suzanne Gabrielle Bosquet. sur une parcelle boisée de plus d'un hectare. Aujourd'hui, cette demeure est devenue le collège Sainte-Thérèse.

Pierre-Édouard Frère est nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1855 — dossier détruit en 1871..

Dans les années 1850 et 1860, il fait de fréquents séjour à Londres, où son art est reconnu. Il en ramène de nombreux dessins qu'il transpose en lithographies, publiées parfois dans L'Artiste. Il s'est essayé également à l'eau-forte, pour la Société des aquafortistes, entre autresBailly-Herzberg, , 1985..

En 1860, il effectue un voyage en Égypte dont il rapportera des compositions orientalistes.

Son fils, (1837-1894) est également peintre.

Il est enterré avec son fils au cimetière d'Écouen.

Œuvres

Collections publiques vignette|redresse|Première page de l'article illustré Un étudiant en art à Écouen avec des images de l'école d'art d'Edouard Frère, publié dans l'édition de du Harpers Monthly. Les pays, villes et noms d'institutions sont classés par ordre alphabétique, les œuvres par date. France Musée des Beaux-Arts de Bernay : L'Arrivée à l'oasis. Musée des Beaux-Arts de Chartres : Une blanchisseuse, toile, , 1850, p. 16. ; Intérieur de cuisine, toile, , 1850 ; La leçon de lecture, bois ovale, , collection Courtois, 1852, p. 140..

Étranger Allemagne, Kunsthalle de Hambourg : Les Fidèles adorant le crucifix le jour du Vendredi-Saint à Notre-Dame de Paris. Australie, Melbourne. États-Unis Baltimore, Walters Art Museum : La Préparation du dîner ; New York, Brooklyn Museum : La Réprimande, Les Enfants cherchant une gravure, La Petite Cuisinière ; Washington, Corcoran Gallery of Art. Pays-Bas, Rijksmuseum Amsterdam : La Prière du soir (1857). Royaume-Uni, Hanbury.

Illustrations Les Veillées littéraires illustrées, collection de divers romans illustrés publiés en fascicules puis reliés, Paris, J. Bry aîné, 1849-1856, 14 volumes — Frère est entre autres l'auteur des 200 dessins du volume I, gravé sur bois par François RougetNotice du Catalogue général, BNF.Poésies de François Rouget: Tailleur à Nevers, p. 352, ..

Œuvres présentées au Salon 1843 : Mendiants de Dunkerque, Le Petit Paresseux. 1844 : Le Petit Gourmand. 1872 : Garçons et filles vont à l’école. 1873 : La Glissade. 1877 : Intérieur à Écouen.

Expositions Galerie Française à Londres, 1854. Académie royale du Canada. Exposition universelle de 1862, Londres.

Iconographie Eugène Disdéri, Pierre-Édouard Frère, photographie. Étienne Carjat, Portrait de Pierre-Édouard Frère, Paris, musée d'Orsay.

Notes et références Notes

Références

Annexes Bibliographie Daniel Baduel, Aude Bertrand, Christian Dauchel, L'école d'Écouen, une colonie de peintres au , Office de tourisme d'Écouen, 2012 . Janine Bailly-Herzberg, Dictionnaire de l’estampe en France 1830-1950, Paris, Flammarion, 1985, . . Collectif, Revue d’Art, Paris, 1873, article. Cornelia W. Conant, "An Art Student in Ecouen", Harpers New Monthly Magazine, February 1885, . M.D. Conway, "Edouard Frére, and Sympathetic Art in France", Harpers New Monthly Magazine, November 1871, . Stanley Mazaroff, A Paris Life, A Baltimore Treasure, Baltimore: Johns Hopkins University Press, 2018, p.60. C. H. Stranahan, A History Of French Painting: From Its Earliest To Its Latest Practice, New-York, Scribner’s & Sons, 1888, 393. Gabriel P. Weisberg, The Realist tradition. French painting and drawing, 1830-1900, Cleveland, The Cleveland Museum of Art/Indiana University Press, 1980.

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