Le théâtre des Variétés-Amusantes est une salle de spectacles parisienne aujourd'hui disparue, inaugurée le à l'angle des rues de Lancry et de Bondy dans le X arrondissement.

En 1778, Louis Lécluze, ancien acteur de l'Opéra-Comique et chirurgien-dentiste, ouvre un théâtre à la foire Saint-Laurent avant de le transférer sur le boulevard Saint-Martin. Incapable de faire face aux frais que cette nouvelle entreprise génère, Lécluze cède son théâtre et sa troupe à trois anciens danseurs de l'Opéra, Fierville fils, Malter et Hamoir, ainsi qu'au financier ., à condition de : payer les dettes de Lécluze, qui s’élevaient à , 11 sols, 8 deniers, lui faire une pension annuelle de , lui donner une gratification particulière toutes les fois que l’on jouerait le Postillon, pièce qu’il avait composée et dans laquelle il excellait comme acteur, et enfin compter à François Bigottini, à qui l’on avait fait tout d’abord espérer la direction, un dédommagement de à titre d’indemnité.. L’accord entre Lécluze et les associés conclu, ceux-ci ont pris possession de la salle de la rue de Bondy, dont ils ont fait l’ouverture, le .. Malgré le changement de direction et de nom, le public ne donnera guère d’autre nom aux Variétés que « le spectacle de l’Écluse. ». Le répertoire, diversifié et bien interprété, attire un public nombreux.

Dorvigny écrit pour eux plusieurs pièces, dont Janot ou les Battus paient l'amende (), qui connaît une vogue considérable.

En 1784, les directeurs sont dépossédés de leur privilège par un arrêt du Conseil d'État au profit de Gaillard et Dorfeuille, sur plainte de l'Académie royale de Musique. Les nouveaux directeurs transportent le théâtre au Palais-Royal et ouvrent leur nouveau spectacle, le , sous le nom de Variétés du Palais-Royal.

Substituant des comédies aux farces jouées jusque-là, les entrepreneurs accueillent Monvel et Julie Candeille.

Puis, en 1791, à la suite de la scission survenue entre les acteurs de la Comédie-Française, arrivent Talma, Dugazon et Vestris.

Le théâtre change alors de nom et prend celui de Théâtre-Français de la rue Richelieu. En 1792, il change à nouveau de nom et devient le Théâtre de la République. En 1799, le nouveau gouvernement y installe la Comédie-Française. Elle s'y trouve encore.

La salle du boulevard est quant à elle détruite. Sur son emplacement est édifié en 1790 le théâtre des Jeunes-Artistes.

Au Palais-Royal, le théâtre possède un café-caveau dont les salles souterraines s'étendent sous toute la longueur de la galerie vitrée jusqu’à la maison Chevet. Et qui connaîtra une grande vogue durant le Premier Empire et les premières années de la Restauration..

Références

Liens externes

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