Le West Coast Swing (WCS) (ou Modern Swing) est une danse à deux de style swing. Elle est issue du Lindy Hop (1930) dont les mouvements ont été adoucis tout au long du . Elle est caractérisée par des mouvements très fluides et élastiques des partenaires, à la manière de ce que l'on peut voir en patinage artistique (danse sur glace). Moderne dans son approche, le West Coast Swing est dansé à la fois en social et en compétition (en improvisation ou sur une chorégraphie), de par son essence swing, il laisse une grande place à l'humour et au fun. Fait assez original en danse, à haut niveau les compétitions déclenchent quasi systématiquement la liesse et les fous-rires dans le public et chez les autres compétiteurs. Enfin, via les influences des autres rythmes & danses (Latines, Hip-Hop) la versatilité de cette danse est unique et lui apportent une richesse particulière.

Le West Coast swing se danse essentiellement sur des musiques de 70 à 130 BPM. Initialement dansé sur du blues, cette danse a toujours su évoluer avec les rythmes des époques traversées : Jazz, rock'n'roll, Country, Rock, Disco, Funk. RnB, Pop, Dance, Kizomba et du Zouk. Historiquement et longtemps cantonné à la Californie (côte ouest) puis aux États-Unis d'Amérique, le s'est rapidement développé à l'échelle mondiale à partir des années 2005 avec l'intégration des rythmes musicaux actuels.

Origine SourcesSources : http://www.swingdanse.fr/histoire/ , http://www.ultradanse.com/v2/west-coast-swing/ , http://www.danse-studio21.com/index.php?rubrique=1862 1920 New York, , le « Savoy » ouvre ses portes. C’est un dancing "intégré" (accueillant les noirs & les blancs) où se réunissent les meilleurs danseurs, qui viennent danser sur la musique des big bands. Le succès est immédiat, les gens viennent en masse danser sur du swing (courant du jazz ternaire et très dansant) en dansant sur une base de 8 temps pour « coller » à la musique.

Légende communément acceptée : , Charles Lindbergh vient de traverser l'Atlantique, c'est le grand saut, "le Big Hop". C'est un événement mondial qui se fête partout dans le monde, notamment au Savoy. C'est à ce moment qu'un journaliste vient interviewer le vainqueur d'une compétition de l'époque (Georges "Shorty" Snowden), pour savoir ce qu'il dansait. Cependant, cette danse acrobatique et chorégraphiée n'avait pas de nom particulier, et sans doute à court d'inspiration et/ou en hommage à "Lindy" (Charles Lindbergh), ce dernier répondit qu'il dansait le "Lindy Hop"Sources : Historique du Lindy Hop sur historique sur http://www.kclindyhop.org/history_a.htm.

1930 Dans les années 1930, un danseur Californien du nom de Dean Collins décide d'aller "au temple du swing" pour apprendre à danser le "swing". Chaque danseur a à cette époque un style très marqué et celui de Dean va progressivement évoluer vers une danse sans bounce (droite & fluide). Il rejoint Los Angeles en 1937, sur la côte ouest des États-Unis. Malgré son style très original, l’association de Dean avec une partenaire exceptionnelle (Jewel McGowen) va lui permettre de gagner des concours. Beaucoup de danseurs vont alors s’intéresser à sa technique de danse. À ce moment, cette danse n’a pas encore de nom, on parle juste de « swing ».

1940 Dans les années 1940 et les années 1950, Dean se consacre à la réalisation de films pour Hollywood (avec les danseurs locaux qui étaient ses élèves). Hollywood donnera comme nom « Jitterbug » à cette danse qui reste pour Dean « juste du swing ». La diffusion de ce style de danse est alors mondial, grâce aux films et aux soldats américains de la Seconde Guerre mondiale.

Dans les années 1940, Dean Collins se voit embauché par Arthur Murray, directeur du plus grand studio de danse américain (3560 franchises à l’époque). Arthur veut répandre le style de Dean parmi les centaines de styles de « jitterbug » différents dansés partout en Amérique. L’avantage du style de Dean est une danse plus coulée et douce (d’où l’appellation « sophisticated swing » par Arthur, là où d’autres envoient des kicks ou des acrobaties plus ou moins spectaculaires, qui ne sont pas forcément du meilleur effet dans les dancings où la place se fait parfois rare.

En plus de cette cacophonie de styles, la communauté américaine des danses de salon va adapter le Jitterbug en une version « simplifiée » : le East Coast Swing, une danse en 6 temps où le cavalier a un rôle très central.

De son côté, en marge de la communauté américaine de danse de salon, Arthur Murray souhaite ensuite faire le ménage dans les différents styles de Jitterbug. Le « sophisticated swing » de Dean, toujours très populaire sur la côte ouest sera officiellement nommé « Western Swing » en 1951.

1950 Dans les années 1950, les bons danseurs dansaient le Western Swing en le faisant passer comme du « East Coast Swing ». En fait, les débutants apprenaient le East Coast Swing, et une fois un certain niveau atteint, ils voyaient le style du Western Swing. Le Western Swing s’est donc vu enrichi des passes en 6 temps adaptées du East Coast Swing.

C’est alors qu’arrive la musique « rock 'n' roll ». Arthur Murray tente un coup médiatique en appelant le « Western Swing » « Rock 'n' Roll Dancing ». Devant le peu de succès du Rock 'n' Roll dancing, Arthur revient donc à l’enseignement du Western Swing, qui reste cependant la même chose.

En 1958 une ancienne danseuse, qui avait délaissé le swing (après avoir fait partie des enseignantes des Studios Murray), décide d’ouvrir son école : c’est Skippy Blair, 30 ans. À cette époque, les danses de couple sont peu à peu délaissées, à cause de la télévision qui était à l’époque une « attraction » qui réunissait les personnes, et à cause de l’arrivée des danses solo (notamment le twist), beaucoup moins codifiées et plus simples à apprendre. Cependant, Skippy (nommée tendrement la « 1ère Dame du West Coast Swing ») aura un certain succès et fondera en 1968 le GSDTA (Golden State Dance Teacher Association). Elle va participer à la codification du Western Swing, et aussi à son changement de nom, car à l’époque Western Swing était souvent confondu avec « Country Western » ou le « Country Western Swing », qui n’ont rien à voir. En 1961 elle utilise le terme « West Coast Swing » sur ses publicités. Officiellement, c’est la première apparition du terme « West Coast Swing ».

2000

Jusqu'au début des années 1990, le West Coast Swing se dansait sur de la musique swing, souvent des blues plus ou moins rapides interprétés entre la danse de salon, le lindy-hop et le boogie-woogie. Mais en 1996, un nouveau courant se fait sentir, en commençant à intégrer des rythmes funky dans la danse. Cette évolution va devenir une révolution en 1999 avec les prestations de Jordan Freesbee & Tatiana Mollmann. Dans le courant des années 2000, le va intégrer des rythmes pop voire dance à la fois en compétition et en danse sociale. Les musiques R'n'B modernes (Hip-Hop) vont également se faire de plus en plus présentes. Depuis les années 2010, le voit arriver les rythmes latino de la Kizomba et du Zouk, dont il va notamment intégrer quelques variations et styles.

Les West Coast Swing actuellement Il existe actuellement 2 interprétations du West Coast Swing : Binaire : style funky. Pour danser sur des musiques binaires (rock, funk, R’n’B…). Cette forme est dans les faits une légère adaptation du style classique. Visuellement, ce style est plus énergique et plus explosif. Ternaire : style classique. Pour danser sur des musiques « swing » (notamment le blues). Cette forme reste la base du West Coast Swing (d'un point de vue technique), très adaptée aux mouvements coulés et sensuels.

La différence entre ces deux styles est le moment où l'on pose le pied sur les contre-temps. En binaire, lors du « et », le pied est posé exactement au milieu entre les deux temps : 3.et.4, 5.et.6. En ternaire, lors du « et », le pied se pose après le milieu entre deux temps : « 3..et4, 5..et6 », c'est le "Rolling Count" (la musique étant ternaire, cet ajustement est naturel).

Plus généralement, cette danse se fait surtout sur des tempo lents qui vont de 20 à 34 MPMMesures par minute. 1 mesure = 4 temps (beat). 1 MPM = 4 BPM. et sur des musiques très variées : de Fever (Peggy Lee) à Poker Face (Lady Gaga) en passant par I feel good ! (James Brown) ou bien "Beat it" (Michael Jackson), toutes les époques sont représentées des courants Blues, Funk, RnB, Pop.

Caractéristiques

Il existe une énorme possibilité d'interprétations, avec notamment un rôle très actif pour la partenaire. Le cavalier déclenche les passes plus ou moins sophistiquées sur la musique en restant à l'écoute permanente de sa partenaire. Cette dernière peut alors décider soit de suivre basiquement le cavalier, soit de composer avec le guidage pour rendre la passe plus esthétique ou pour mettre en relief un passage de la musique.

Le tempo relativement lent des musiques est propice à la sensualité. Cette sensualité se sent dès le début de l'apprentissage et est source de jeux, d'amusements et d'humour. Ces éléments sont également une source supplémentaire d'inspiration pour interpréter la musique.

Le West Coast se danse "à plat" contrairement à d'autres danses swing qui ont un "bounce", autrement dit un rebond (lindy/boogie).

Les bases du West Coast Swing En West Coast Swing, contrairement aux danses standard comme la valse, il n'y a pas de figure codifiée par aucune fédération. Donc il ne peut rien y avoir de "juste", ni de "faux". Toute façon de faire une figure est donc correcte, et de fait, il existe bel et bien de nos jours plusieurs façons de faire du West Coast Swing, façons qui sont parfois concurrentes et contradictoires entre elles. Seul le ressenti (si c'est agréable) et l'aspect visuel (si c'est beau) permettent de porter un jugement.

Cela dit, en West Coast Swing, comme dans toutes les autres danses, il y a plusieurs mouvements de base qui sont caractéristiques de la danse Dictionnaire des danses Swing selon Skippy Blair : La connexion La connexion est le terme désignant l'attitude à avoir pour transmettre ou recevoir toutes les informations de guidage. En West Coast Swing, la connexion s'effectue en général avec la main gauche du cavalier tenant la main droite de la cavalière. En s’écartant, en reculant l’un par rapport à l’autre, le couple crée une légère tension. Le bras est complètement relâché, avec une légère résistance pour contrer la tension (tout en conservant le cadre, ici en particulier, le verrouillage de l'épaule). Cette tension peut aussi se transformer en compression, notamment pour amorcer des tours. N'importe quelle partie du corps est sujette à une connexion (hanches, bras…). Cependant, de tels cas sont peu fréquents.

Le follower a un grand rôle à jouer dans le « maintien » de la connexion. En particulier sur les derniers temps d’une variation, il ou elle doit gérer la distance avec son cavalier, notamment lors du pas d’ancrage (anchor step). Le cadre Notion très importante en danse swing, le cadre correspond à l'ensemble formé par le buste et les bras. Les cadres des deux danseurs doivent être fixes, tout mouvement parasite (d'un bras qui se rapproche du corps, d'une ondulation quelconque) empêche le guidage donné par la main de se transmettre aux jambes. Cela se traduit par une très grande difficulté pour la cavalière à suivre le guidage de son partenaire. Une autre conséquence est que le guidage par le corps (tout le cadre participe d'un bloc au guidage) est beaucoup plus agréable et efficace qu'un guidage avec les bras (le bras se désolidarise du cadre). Le guidage