La littérature de gare, et plus particulièrement le roman de gare pour le roman, est un genre littéraire se caractérisant par des ouvrages se lisant facilement et rapidement, distrayants mais superficiels, qui tirent leur nom du fait qu'ils sont réputés être achetés dans les gares pour s'occuper en attendant son train ou pendant le voyage. Ce sont généralement des livres peu chers et de petit format, traitant d’histoires policières ou d’espionnage, de romans à suspense ou d’histoires d'amour. Ainsi, ce sont souvent les genres paralittéraires qui sont désignés de cette façon, de manière péjorative.
Histoire Il faut rechercher l'origine de cette expression dans la disparition des colporteurs à la suite du développement du réseau ferré dès les années 1850 et du monopole de distribution dans les gares que l'éditeur Hachette avait réussi à obtenir de Napoléon III..
Pour ses détracteurs, le Audrey Bonnemaison et Daniel Fondanèche, Le Polar, éd. le Cavalier bleu, 2009, coll. « Idées reçues », , .. Or, selon l'écrivain Hubert Prolongeau, dans les romans de gare ..
Depuis la seconde moitié du , cette littérature non légitimée bénéficie d'une relecture. L'étude par la sociologie de la littérature permet de comprendre pourquoi cette production littéraire, malgré sa diffusion et son influence, n'a jamais obtenu de reconnaissance de l'« institution de la littérature », rééd. 1986 ..
En 1994, dans son tout dernier livre, Pulp, paru quelques jours avant sa mort, Charles Bukowski, laisse la dédicace suivante : « À la littérature de gare » (« bad writing » en anglais).
En 2015, l'éditeur français Aurélien Masson affirme : Claude Combet, « Polars : comme les Ramones », Livres Hebdo, , 30 janvier 2015, .
L’expression « littérature de gare » peut également être employée pour désigner de façon péjorative un ouvrage que l’on veut « rabaisser » à ce niveau de lecture facile. Ainsi, certains critiques littéraires, estimant que les livres de Guy des Cars et de son fils Jean des Cars relevaient de cette catégorie, les ont surnommés respectivement « Guy des Gares »Michel Nathan, Splendeurs & misères du roman populaire, Presses Universitaires Lyon, 1990, p. 203 et « Jean des Gares »L'Express, numéros 1499 à 1511, Presse-Union, 1980, ., par calembour. En 2024, Philibert Humm offre un pastiche du genre dans Roman de gare.
Notes et références
Annexes Articles connexes Musique légère Paralittérature Relay Dime novel Pulp (magazine) Les Faits-divers illustrés
Catégorie:Littérature par thème Catégorie:Genre et forme littéraire Catégorie:Culture populaire Catégorie:Chemin de fer dans l'art et la culture
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