Bernard Jean Marie Michel de Lattre de Tassigny, né le à Paris (16) et mort le près de Ninh Binh (Tonkin), est un officier français.

Biographie Bernard de Lattre de Tassigny est l'enfant unique du maréchal Jean de Lattre de Tassigny et de Simonne Calary de Lamazière. En , il organise, avec sa mère puis le concours de la Résistance, l'évasion de son père de la prison de Riom.... Le général de Lattre, se ralliant à de Gaulle, rejoint Londres en puis Alger en . S'ensuit, pour Bernard de Lattre et sa mère, une période de clandestinité qui ne s'achève que par leur exfiltration organisée par la Résistance et les services secrets de Londres. Partant de Paris le , ils traversent la France, puis l'Espagne pour rejoindre Alger, via Gibraltar.

Désireux de s'engager dans les Forces françaises libres, Bernard de Lattre est jugé trop jeune pour être admis dans l'armée de libération qui se prépare pour le débarquement de Provence ; néanmoins, devant sa volonté de combattre, le général de Gaulle lui accorde une dispense d'âgeArchives départementales de la Vendée. Bernard de Lattre de Tassigny... Le , il est affecté au de dragons. Lors de la bataille pour la libération d'Autun, le , il est sérieusement blessé. Il reçoit la médaille militaire des mains du colonel Demetz, commandant le s, lors d'une prise d'armes à Masevaux, le au cours de laquelle son père lui donne l'accolade..

Entré à l'École militaire interarmes, le (promotion Victoire), il choisit l'arme blindée et cavalerie à sa sortie. Le , il est aspirant. Stagiaire à l'École de cavalerie de Saumur, il est nommé sous-lieutenant le . Affecté ensuite au de cuirassiers, à Mourmelon-le-Grand, il est promu lieutenant le .

Il quitte la métropole pour l'Indochine le . Chef d'un peloton blindé du de chasseurs, il est commandant du poste de Yen My, qui contrôle quinze villages et une population d'environ . Il est cité à l'ordre de la brigade le .

Le , le général de Lattre devient , commandant en chef en Indochine et commandant en chef du corps expéditionnaire français en Extrême-Orient. Son fils Bernard refuse de faire partie de son état-major ; il veut rester avec ses hommes de troupe.

Bernard de Lattre prend le commandement d'un escadron composé en grande partie de volontaires vietnamiens, le . À la suite des combats de Maï Dien, il est cité à l'ordre du corps d'armée le . Fin , Giap lance une grande offensive-surprise sur la rivière Day. Le , Bernard informé de l'offensive de la brigade 304 vietminh rejoint son Bataillon (1er Chasseur) au nord de Ninh Binh. Il établit dans la nuit du 29 au 30 son escadron sur le piton Hoi Hac (aujourd'hui rasé) qui garde le passage du trafic fluvial (le blockhaus garde la ville) à l'ouest du piton de Non Nuoc. Il est mortellement atteint par un obus de mortier transpercé de quatre-vingts blessures au pied du blockhaus. Son corps est transporté depuis les lignes de front après que la compagnie du bataillon du Régiment de Tirailleurs Algériens, aux ordres du lieutenant Marengo, d'une section du et d'un peloton du chasseurs, appartenant au groupe mobile a repris la position. Son père dira au moment du rapatriement du corps : « Mon fils est mort non seulement pour la France, mais aussi pour le Vietnam ». La formule popularisée par le film Diên Biên Phu de Pierre Schoendoerffer « Bernard n'est pas mort pour la France, il est mort pour le Vietnam » n'a probablement jamais été dite, du moins publiquement.

Ses obsèques sont célébrées par l'aumônier militaire Xavier Louis de la promotion Gallieni en la cathédrale Saint-Joseph de Hanoï (dite cathédrale des Martyrs de Hanoï), en présence de son père. Sa dépouille et celles du lieutenant Mercier et du brigadier Mellot, tombés à ses côtés, sont ensuite rapatriées en métropole, accompagnées par le général de Lattre, où une cérémonie officielle, en forme d'hommage aux combattants d'Indochine, est organisée. à l'église Saint-Louis-des-Invalides en présence de membres du gouvernement et de l'état-major des armées. Terrassé par un cancer à la hanche mal soigné et bouleversé par la mort de son fils unique, son père meurt 7 mois plus tard à Paris le .

La mort de Bernard de Lattre reçut un large écho dans la presse nationale et internationale, en particulier par des articles dans Le Figaro, Le Monde, Paris Match« Ici fut tué Bernard de Lattre, il est vengé par ce drapeau », Paris Match, , 23 juin 1951., The New York Times. ainsi que dans le TIME magazine.. Ses funérailles furent présentées dans LIFE comme Kiss for a Soldier Son, LIFE, 25 juin 1951, .

Peu de temps avant son départ pour l'Indochine, le , Bernard de Lattre avait eu l'occasion d'ouvrir le bal avec la princesse Margaret à l'ambassade du Royaume-Uni en France ; la revue Radar avait fait paraître un dessin en couverture, dessin qui fut offert à la famille après sa mort.

Le tombeau de Bernard de Lattre de Tassigny est situé au cimetière de Mouilleron-en-Pareds, au côté de celui de ses parents...

Décorations à titre posthumeLe lieutenant De Lattre reçoit à litre posthume la Légion d'honneur, Le Monde,

, décoration remise par son père, le , à Phu Ly.

50px Ordre national du Vietnam (chevalier), remis à titre posthume au nom de l'empereur Bao Daï. 50px Mérite militaire (Chili).

Hommages Une chapelle a été érigée à sa mémoire à Wildenstein... Cette chapelle est située près de l'ancien centre de repos et de vacances « Rhin et Danube », dont la construction avait été décidée par le général de Lattre, en 1949, pour accueillir les orphelins de l'armée ; inaugurée par lui le , il décida qu'elle porterait le nom de « Bernard de Lattre »Pierre Normand, Histoire d'un chantier, Centre Bernard de Lattre – Wildenstein (Haut-Rhin), 1972, 61. La (1984-1985) de l'École militaire interarmes porte son nom. Ayant été grièvement blessé lors de la libération d'Autun, le , une rue à Autun porte un nom original "Rue Jean et Bernard de Lattre de Tassigny" regroupant les noms du père et du fils.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Jean d'Esme, De Lattre, Hachette, 1952. Robert Garric, Un destin héroïque : Bernard de Lattre, Paris, Librairie Plon, 1952, 308 . . .

Liens externes

.

Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur (date non précisée) Catégorie:Décoré de la Légion d'honneur à titre posthume Catégorie:Titulaire de la médaille militaire Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1939-1945 Catégorie:Titulaire de la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs Catégorie:Naissance en février 1928 Catégorie:Naissance dans le 16e arrondissement de Paris Catégorie:Décès en mai 1951 Catégorie:Décès à 23 ans Catégorie:Militaire français mort pendant la guerre d'Indochine Catégorie:Mort pour la France