Saint-Affrique (en occitan rouergat ) est une commune française située dans le département de l'Aveyron, en région Occitanie, sous-préfecture de 1800 à 1926. En 2023, elle compte une population de 7 941 habitants.

Le patrimoine architectural de la commune comprend quatre immeubles protégés au titre des monuments historiques : le Pont Vieux, classé en 1886, le dolmen de Tièrgues, classé en 1889, le château de Mas Rougier, inscrit en 1979, ainsi que le pressoir de Savignac, inscrit en 1980.

Géographie Localisation La commune se situe dans le Massif central méridional, dans le département de l'Aveyron. Elle est traversée par la Sorgues, qui, avec ses affluents, a découpé sept montagnes et sommets : des Anglais, de la Quille, de la Fous, la sèrre (en français : la crête, le sommet), des Cazes, de Nougayrolle et du Rocher de Caylus. Cinq ponts permettent la circulation, par ordre d'ancienneté : le pont Vieux, le pont Neuf, le pont du Centenaire (ou des Frères), le pont Ferroviaire et le pont de la RésistancePhotos des ponts sur Structurae..

Peuplée de en 2023, elle forme avec la commune voisine de Vabres-l'Abbaye une petite agglomération, l'unité urbaine de Saint-Affrique (9 146 habitants).

Communes limitrophes 250px|vignette|Place de la Liberté à la fin du .

Saint-Affrique est limitrophe de dix autres communes dont Gissac au sud-est sur .

Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, ..

La ville est la capitale du Saint-Affricain, pays attaché à la région naturelle des monts de Lacaune dont il constitue les dernières retombéeswww.aveyron.gouv.fr : les données de base. Il présente des paysages, une flore, une faune et un patrimoine très diversifiés. Le territoire de la commune constitue une fraction du Parc naturel régional des Grands Causses.

Plusieurs zones géologiques très différentes se trouvent à proximité : à l'est, les causses et vallées de l'Aveyron gorges, vallées et hauts plateaux calcaires ; au sud, le Rougier de Camarès schistes et argiles rouges ; au nord, le plateau du Lévézou.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne et est dans la région climatique Sud-est du Massif Central, caractérisée par une pluviométrie annuelle de à , minimale en été, maximale en automne. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Montlaur à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Urbanisme Typologie Au , Saint-Affrique est catégorisée petite ville, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient avec Vabres-l'Abbaye à l'unité urbaine de Saint-Affrique, une agglomération intra-départementale dont elle est ville-centre.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Affrique, dont elle est la commune-centreLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Villages et hameaux

Bedos, Boussac, Bournac, Le Cambon, Crassous, Saint-Étienne-de-Naucoules, Savignac, Tiergues, Truans, Vailhauzy, Vendeloves.

Hameaux, lieux-dits ou écarts Camaras, la Capelle, les Cazes, la Cazotte, Caylus, Couat, Fregebise, Maxiliou, Monhargues, Moulin du Juge, Roc-Blanc, Saint-Amans, Saint-Vincent, Touloupy, Vaxergue, le Vern, la Vernière, Vispens.

Voies de communication et transports La desserte ferroviaire Saint-Affrique avait espéré être sur le tracé d'une ligne joignant Rodez à Montpellier par les Causses, mais le passage par Tournemire et Millau fut décidé en 1867. En compensation, un embranchement joignant Tournemire-Roquefort à Saint-Affrique fut accordéJosé Banaudo : Le P.O. - Le Midi. (Trains oubliés) ; Vol. 3 ; Éd.du Cabri ; Breil-sur-Roya, février 1982 ; 151 p. : ill. en NB ; .. : déclaration d'utilité publique et concession à la Compagnie du Midi : mise en service de la ligne de Tournemire-Roquefort à Saint-Affrique : déclaration d'utilité publique d'une ligne de Saint-Juéry à Saint-Affrique : concession de Saint-Juéry-Saint-Affrique à la Compagnie du Midi 1904 : adjudication de dix lots concernant la construction de la ligne de Saint-Juéry à Saint-Affrique 1914 : de la main d'œuvre d'origine étrangère travaille sur le chantier 1915-1917 : des prisonniers allemands sont réquisitionnés pour travailler sur le chantier : l'État, responsable des infrastructures, livre celles-ci à la Compagnie du Midi qui proteste contre ce nouveau « fardeau » et en réfère à l'avis du Conseil National Économique qui classe la ligne en travaux de seconde urgence Avril 1934 : le concessionnaire est autorisé à ne pas entreprendre les travaux de superstructure à sa charge (pose de la voie, signalisation, communications, mobilier des gares…) dans l'attente de jours meilleurs fin 1938 : la ligne de Tournemire-Roquefort à Saint-Affrique est coordonnée : déclassement de la ligne de Saint-Juéry à Saint-Affrique qui aura coûté 63 700 000 francs aux contribuables 1975 : pose de quelques centaines de mètres de voie en direction de Saint-Juéry pour desservir la nouvelle zone industrielle de Saint-Affrique années 1980 : fermeture de Tournemire-Roquefort - Saint-Affrique au trafic marchandises : cession par RFF des terrains aux collectivités territoriales qui transforment la plate-forme en piste cyclable.Ainsi la ligne de Tournemire-Roquefort est devenue une piste cyclable alors que la ligne de Saint-Juéry est devenue une route touristique suivant la vallée du Tarn.

Les trains Avant 1914, des trains assuraient une correspondance à Tournemire-Roquefort avec presque tous les trains sillonnant la ligne des Causses. Il y avait cinq navettes l'hiver et six l'été. Durant l'entre-deux-guerres, la desserte avait été ramenée à quatre trains mixtes quotidiens. Après la fusion PO-Midi (1934), il n'y eut plus que deux trains légers et un mixte jusqu'à la coordination de fin 1938. Jusqu'à la fermeture, la ligne fut alors desservie par trois trains hebdomadaires remorqués par des Y 7400 de Béziers.

La ville dispose également d'un aérodrome, l'aérodrome de Saint-Affrique-Belmont.

Toponymie Saint-Affrique doit son nom à Affricanus, évêque du Comminges au ..

Ses habitants sont les Saint-Affricains.

En occitan, la commune se nomme Sant Africa.

Histoire vignette|280px|right|Le dolmen de Tiergues

Les données archéologiques La commune est occupée dès le Néolithique, avec, comme vestiges visibles, le dolmen de Tièrgues, celui de Crassous ou de Boussac Une occupation quasi continue du territoire est attestée par la présence, en divers lieux, de tessons de poteries depuis le Néolithique, jusqu'aux . (Caylus - Le Saint-Affrique d'avant Saint-Affrique, Jean Poujol, 1995, publié à compte d'auteur, chapitre I : L'environnement archéologique)

La légende La tradition locale veut que vers 470, Affricanus, évêque de Comminges persécuté par les Wisigoths ariens, se réfugie dans la Vicaria Curiensis qui prend ensuite le nom de Saint-Affrique. L'histoire En fait, si plusieurs chartes du cartulaire de l'abbaye de Vabres mentionnent la Vicaria Curiensis à partir de 868, la localisation exacte de cette viguerie fait encore débat chez les historiens, dont certains la situent dans la vallée voisine du Dourdou. En 942, le nom de Saint-Affrique est attesté pour la première fois dans le cartulaire de l'abbaye de Vabres : in valle Sorga, in ministerio Firmiaco, in vicaria Sancti Affricani.... Jusqu'au milieu du Moyen Âge, le territoire et sa ville est sous la domination de la famille de Caylus. Vers 1270, le Pont-Vieux est construit. En 1349, la ville est le siège d'une viguerie. vignette|D'or à la croix fleurdelysée d'azur chargée en pointe d'un croissant du même, au chef aussi d'azur chargé de trois fleurs de lys du champ.|120px Au , grâce à ses remparts, la ville résiste à l'attaque des Anglais. Le au lendemain de la Saint-Barthélemy, les habitants de Saint-Affrique informés des massacres à Paris, refusent la violence, et scellent entre eux un pacte urbain de tolérance. En 1628, contre la politique de Richelieu, la population à majorité protestante utilise les remparts pour résister aux troupes royales du prince de Condé et du duc d'Epernon. Femmes et filles de la ville s’illustrent dans la bataille et les assaillants sont contraints de lever le siègeRelation du siège de Saint-Affrique fait, en 1628, par le prince de Condé et le duc d'Epernon. Après la reddition de La Rochelle et la paix d'Alès en 1629 toutes les places de sûreté doivent être supprimées. Les remparts de la ville ont été détruits sur ordre de Richelieu de 1632 à 1655. La ville est inondée en 1766 et en 1779. Pendant la Révolution française, la ville prend le nom de Montagne-sur-Sorgue. Le décret du supprime ce nom et redonne à la ville l’appellation Saint-Affrique. La ville devient après la Révolution française chef-lieu de district puis siège de sous-préfecture et le reste jusqu’en 1926. En 1806, construction du nouveau temple protestant. Il est dévasté en 1815, pendant la Terreur blanche. La ville est inondée en . puis de façon plus importante en . En 1840, annexion des communes de Bedos-Peyralle, Bournac, Saint-Étienne-de-Naucoules et Vendeloves. En 1854, une épidémie de choléra ravage la ville. Des vierges votives placées sur les façades des maisons (visibles encore actuellement) ont été disposées ainsi pour remercier la Vierge d'avoir protégé les habitants, très croyants à cette époque.

Seigneurie de Caylus

La première mention d'un seigneur de Caylus et de son château remonte à une charte datée de 1102 dans laquelle figure un certain Seguin de Caylus. Un testament daté de 1182 permettant d'identifier ses premiers descendants et l'étendue de cette seigneurie..

Il y avait quatre châteaux situés autour de Saint-Affrique dont celui de Caylus, au lieu-dit du « Rocher de Caylus » mais il n'en reste que quelques ruines et: Château de Bournac, hameau de Bournac au nord-ouest de la commune, Château de Roquefort-sur-Soulzon au nord-est, Château de Versols au sud.