Le d'infanterie () est un régiment d'infanterie de l'Armée de terre française, à double héritage, créé sous la Révolution à partir du régiment de Saintonge, un régiment français d'Ancien Régime, et du d'infanterie légère créé à partir des chasseurs d'Auvergne. Création et différentes dénominations Le d’infanterie a la particularité, comme tous les régiments d’infanterie portant un numéro entre le et le , d’être l'héritier des traditions de deux régiments : le d'infanterie de ligne et le d'infanterie légère
: Tous les régiments prennent un nom composé du nom de leur arme avec un numéro d'ordre donné selon leur ancienneté. Le régiment de Saintonge devient le d'infanterie de ligne ci-devant Saintonge. 1793 : la de première formation n'a pas été créée : création de la de deuxième formation 1803 : elle est renommée d'infanterie de ligne : comme l'ensemble de l'armée napoléonienne, il est licencié à la Seconde Restauration. 1820 : lors de la réorganisation des corps d'infanterie français en 1820, le d'infanterie de ligne n'est pas créé et le disparaît jusqu'en 1854. 1854, l'infanterie légère est transformée, et ses régiments sont convertis en unités d'infanterie de ligne, prenant les numéros de 76 à 100. Le prend le nom de d'infanterie de ligne. 1887 : renommé d'infanterie 1914 : à la mobilisation, il forme le d’infanterie 1920 : dissolution 1939 : formation du de mitrailleurs d'infanterie de forteresse 1940 : dissolution
Chefs de corps … 1804 : Jean-Baptiste Bruny. 1805 : colonel Jacques de Montfort (*) … 1859 : colonel Alfred Becquet de Sonnay … 1870 : colonel Guys. … … 1914 : colonel Ponsignon. … … 1939 : lieutenant-colonel Matheu. …
(*) Officier qui devint par la suite général de brigade. (**) Officier qui devint par la suite général de division.
Historique des garnisons, combats et batailles du Guerres de la Révolution et de l'Empire
Jusqu'au an XII (23 septembre 1803), le régiment est connu comme . 1793 : 26 décembre : de Wissembourg : armée de Mayence, siège de Mayence, guerre de Vendée 1798 : : revient à Lorient après quatre ans aux colonies, affecté à l'armée d'Angleterre qui devient armée de l'Ouest ; lutte contre la chouannerie. 1801-1802 : une partie du régiment est envoyée à la Guadeloupe et à la Martinique. 1804 : réunion avec les éléments ramenés des Antilles. 1806 : campagne de Prusse et de Pologne 14 octobre : bataille d'Iéna 1807 : 8 février : bataille d'Eylau Corps d'observation de la Gironde 1808 : une partie du régiment participe à l'invasion du Portugal. 1809 : Une partie du régiment reste dans l'ouest de la France et participe à la bataille de l'île d'Aix. Une partie du régiment est rattaché à l'armée d'Espagne dans la guerre d'indépendance espagnole. 1810-1814 : Fusion avec une partie de la demi-brigade revenue de Saint-Domingue 89e régiment d'infanterie de ligne. 1806-1810.. Une partie du régiment va au corps d'observation de BavièreAdrien Pascal, Histoire de l'Armée et de tous les Régiments depuis les premiers temps de la Monarchie Française jusqu'à nos jours, volume 4, 1850, p. XXXXIV . Une partie du régiment reste en Espagne et au Portugal. 1814 : armée des Pyrénées, le régiment est fait prisonnier de guerre. 1815 : pendant les Cent-Jours, le , commandé par le colonel Matis, participe à la bataille de Ligny (). Après la bataille de Waterloo (), il couvre la retraite de l'armée vers Charleroi. Il livre une dernière escarmouche vers Le Bourget et, le , est compris dans la convention qui ordonne à l'armée de Paris de se retirer vers la Loire. La réserve du régiment est envoyée réprimer le soulèvement de la Vendée. Il est dissous après le retour de Louis XVIII. Certains de ses éléments sont affectés à la ou légion de Charente-Inférieure qui devient en 1820 le régiment d'infanterie de ligne.
1815 à 1852 d'infanterie légère Insurrection républicaine à Paris en juin 1832 1851 et 1854 : Algérie
Second Empire Le décret du 24 octobre 1854 réorganise les régiments d'infanterie légère les corps de l'armée française. À cet effet le 7e régiment d'infanterie légère prend le numéro 82 et devient le d'infanterie de ligne.
1854 à 1855 : guerre de Crimée, Bataille d'Inkerman, siège de Sébastopol 1859 : Campagne d'Italie 1864-1867 : conquête de l'Algérie Guerre franco-allemande de 1870 Bataille de Sedan
Après la capture du régiment à Sedan, le dépôt du , à La Rochelle, met sur pied de nombreux détachements ou compagnies pour former des régiments de marche.
De 1871 à 1914
vignette|La du au début du . Après la Semaine Sanglante, le de marche, formé en et affecté au de l'armée de Versailles, fusionne avec le d'infanterie de ligne le , par décision du .
Lors de la réorganisation des corps d'infanterie de 1887, le régiment fournit un bataillon pour former le d'infanterie.
Première Guerre mondiale vignette|Photographie d'un groupe de soldats et caporaux du pendant la guerre. En 1914, le est en casernement à Montargis et Troyes, il appartient à la d'infanterie de la d'infanterie, d'armée.
Il est à la d'infanterie d' à .
1914 : bataille de la Marne et Bataille de la Woëvre et de Hauts-de-Meuse 1915 : Meuse et Argonne 1917 : Attaque de l'Aisne 1918 : Oise et Aisne
Entre-deux-guerres Revenu à Montargis le , le régiment est dissous le .
Seconde Guerre mondiale Formé le sous le nom de de mitrailleurs d'infanterie de forteresse () à Leyviller, Barst-Marienthal et à Morhange. Il occupe alors le secteur fortifié de la Sarre, plus précisément de Biding à Cappel. En 1940 il passe au secteur fortifié de Faulquemont.Il compte trois bataillons de mitrailleurs et est dirigé par le lieutenant-colonel Matheu. Le deuxième bataillon défend l'avancée de Barst-Cappel au nord du front de la Sarre et dont le PC se trouvait au château de Barst combat au prix de lourdes pertes face au d'infanterie allemand.
Replié vers le sud à partir du avec le groupement de marche Girval, le régiment est capturé le au col du Haut Jacques.
Drapeau Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , : Mayence 1793 Iéna 1806 Moskowa 1812 Sébastopol 1854-55 L'Aisne 1917 Noyon 1918 Château-Thierry 1918 Fourragère aux couleurs de la Croix de guerre 1914-1918|left|90px 400px
Décorations Sa cravate est décorée de la Croix de guerre 1914-1918 20pxavec deux citations à l'ordre de l'armée et une citation au corps d'armée.
''Il a le droit au port de la fourragère aux couleurs du ruban de la croix de guerre 1914-1918.
Devise J'y suis
Insigne L'insigne, adopté par le régiment en 1939, présente, dans un écu argent au chef crénelé, un lion rampant au-dessus de rails antichars.
Uniformes sous la Révolution et le Premier Empire
Personnalités ayant servi au
Pierre Jules Amadieu (1816-1870), lieutenant-colonel à Mostaganem en 1866 Paul Charlemagne (1892-1972), mobilisé le . Jean Dettweiller (1875-1965), membre de la bande à Bonnot Fernand Goux (1899-2008) Paul Maistre (1858-1922), général de division Jacques de Montfort (1770-1824), général de brigade-baron de l'Empire Pierre Claude Pajol (1772-1844), sous-lieutenant le Antoine Prompt (1858-1902), alors chef de bataillon Gaudérique Roget (1846-1917), général de brigade Jean-Marie Vergez (1757-1831), général d'Empire
Sources et bibliographie .
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Notes et références
Voir aussi Articles connexes Histoire militaire de la France Liste de régiments français
Liens externes Voir RI Infanterie - Caporal-chef, de mitrailleurs d’infanterie de forteresse ()
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