Lîle de Madagascar, située dans l'océan Indien à à l'est des côtes africaines, est le territoire qu'occupe la république de Madagascar. Le canal du Mozambique la sépare du continent.
L’île de Madagascar s’est séparée du continent africain il y a environ 120 millions d'années, en raison de la dérive des continents. Elle peut être divisée en cinq régions géographiques : la côte est, le massif Tsaratanana, les hauts plateaux du centre, la côte ouest et le sud-ouest. Les altitudes maximales longent la côte est.
S'étirant sur du nord au sud et sur d'ouest en est (superficie du pays : aussi vaste que celle France métropolitaine, la Belgique et la Luxembourg réunis), l'île offre les paysages les plus variés. Au nord-est, ce ne sont que forêts humides et luxuriantes, où poussent à foison un millier d'espèces d'orchidées, dont la vanille, mais aussi diverses lianes fleuries, des caféiers, bananiers, girofliers, poivriers et litchis. Ces forêts offrent un contraste saisissant avec les paysages du grand sud, qui ressemblent au bush d'Afrique australe et se résument en savanes sèches et broussailles revêches. Seules taches de couleur - et de vie - à émerger de ce morne paysage ocre monochrome : les tombeaux, ornés de fresques représentant le métier ou les circonstances de la mort du défunt. Entre ces paysages extrêmes, il y a les Hautes Terres centrales. De Fianarantsoa à Tananarive, ce ne sont que rizières en terrasses, sculptées dans les collines, et dotées d'ingénieux systèmes d'irrigation.
Géographie physique Topographie vignette|right| Topographie de la culture des rizières en terrasses, sculptées dans les collines, et dotées d'ingénieux systèmes d'irrigation (massif d'Andringitra). vignette|Topographie de Madagascar. Madagascar est divisée en cinq régions géographiques : la côte est, le massif de Tsaratanana, les Hautes Terres centrales, la côte ouest et le sud-ouest.
Côte Est La côte est se compose d’une étroite bande de basses terres d’environ cinquante kilomètres (31 mi) de large, formée par la sédimentation des sols alluviaux, et d’une zone intermédiaire composée de falaises abruptes alternant avec des ravins bordant un escarpement d’environ 500 mètres en altitude donnant accès aux Hautes Terres centrales. La région côtière s’étend approximativement du nord de la Baie d'Antongil, la caractéristique la plus marquante de la péninsule de Masoala, jusqu’à l’extrême nord de l’île. Le littoral est droit, à l’exception d’une baie, offrant moins de ports naturels que la côte ouest "Madagascar-GEOGRAPHY". countrystudies.us. U. S. Library of Congress. Retrieved 15 May 2021..
Le Canal des Pangalanes, un lagon de 800 kilomètres formé naturellement par le sable emporté sur l’île par les courants de l’océan Indien et par l’envasement des rivières, est un caractère marquant de la côte. Il est utilisé à la fois comme moyen de transport le long de la côte et comme zone de pêche. La plage s’incline fortement vers des eaux profondes. La côte est est considérée comme dangereuse pour les nageurs et les marins en raison du grand nombre de requins qui fréquentent le littoral.
Massif de Tsaratanana La région du massif de Tsaratanana à l’extrémité nord de l’île comporte le Maromokotro, point culminant de l’île avec mètres d'altitude. Plus au nord se trouve la Montagne d’Ambre (Ambohitra), d’origine volcanique. Le littoral est profondément découpé ; deux éléments marquants sont le port naturel d’Antsiranana (Diego Suárez), juste au sud du Cap d’Ambre, et la grande île de Nosy Be à l’ouest. La topographie montagneuse du massif de Tsaratanana limite le potentiel du port d’Antsiranana en entrave le flux du trafic en provenance d’autres parties de l’île.
Hautes Terres centrales Les Hautes Terres centrales, plateaux de 800 à d’altitude, présentent une grande variété de topographies : collines arrondies et érodées, affleurements granitiques massifs, volcans éteints, pénéplaines érodées, plaines et marais alluviaux transformés en rizières irriguées. Les hautes terres centrales s’étendent du massif de Tsaratanana au nord jusqu’au massif d'Ivakoany au sud. Ils sont clairement définis par les escarpements le long de la côte est, et ils descendent doucement vers la côte ouest. Les hautes terres centrales comprennent les hauts plateaux d’Anjafy ; les formations volcaniques d’Itasy (le lac Itasy se trouve dans un cratère volcanique) et du massif d’Ankaratra, atteignant une hauteur de m. Le massif ruiniforme d’Isalo se situe entre les hautes terres centrales et la côte ouest.
Antananarivo, la capitale nationale, est située dans la partie nord des Hautes Terres centrales à m d’altitude. Une caractéristique marquante des Hautes Terres centrales est une vallée de rift s’étendant du nord au sud, située à l’est d’Antananarivo et incluant le lac Alaotra, le plus grand plan d’eau de l’île. Le lac est situé à 761 m au-dessus du niveau de la mer et est bordé par deux falaises, s’élevant à 701 m à l’ouest et 488 m à l’est, qui forment les parois d’une vallée. Cette région a connu des affaissements géologiques et les tremblements de terre sont fréquents.
Côte ouest La côte ouest, composée de formations sédimentaires, est plus découpée que la côte est, offrant ainsi plusieurs ports abrité contre les cyclones, comme le port de Mahajanga. Les baies profondes et les ports bien protégés ont attiré explorateurs, commerçants et pirates venus d’Europe, d’Afrique et du Moyen-Orient depuis l’Antiquité ; ainsi, la région a servi de pont important entre Madagascar et le monde extérieur. L’envasement des ports est causé par les sédiments en raison des niveaux élevés d’érosion subis à l’intérieur des terres. Les vastes plaines alluviales situées sur la côte entre Mahajanga et Toliara, réputées avoir un grand potentiel agricole, sont peu peuplées, à de nombreux endroits couvertes de marécages de mangroves de Madagascar, et restent largement inexplorées, bien qu’elles fassent l’objet d’activités d’exploration minérale et d’hydrocarbures. Les immenses champs pétrolifères de Tsimiroro (pétrole lourd) et Bemolanga (pétrole ultra lourd) se trouvent à l’ouest de l’île.
Sud-Ouest Le sud-ouest est bordé à l’est par le massif d’Ivakoany et au nord par le massif ruiniforme d’Isalo. Elle comprend deux régions le long de la côte sud, le plateau de Mahafaly et la région désertique occupée par le peuple Antandroy.
Hydrologie
Madagascar a de nombreux cours d’eau :
au nord : ils ont des débits assez importants (ex : Mahavavy et Sambirano) ; au sud : les fleuves ont des régimes irréguliers ; sec pendant l’étiage mais débordent pendant la saison de pluies (ex : Onilahy, Fiherena, Linta) ; à l'est : ils sont courts et rapides avec les cascades (ex : Maningory et Mangoky) ; à l'ouest : ils sont longs et à régimes irréguliers (ex : Mahajamba) ; dans les Hauts plateaux centraux : ils ont des débits importants (ex : Ikopa).
Géologie
Madagascar est parfois surnommé « la grande île rouge » à cause de ses sols gorgés de latérite. Les sols rouges sont prépondérants dans les hauts plateaux du centre. Une bande étroite d’alluvions longe la côte Est et les embouchures des fleuves. À l’ouest, on trouve un mélange d’argile, de sable et de calcaire.
À Madagascar, il y a cinq types de sol : sol ferralitique ou lateritique à Ankaratra, Itasy, Tampoketsa, Vatomandry, calcaire de Mahajanga ; sol ferrugineux à Mahafaly, bassin de Morondava, à l’Ouest, extreme Sud et au plateau ; sol hydromorphe au lac Alaotra, cuvette d’Andapa, vallée de l’Ouest, plaine de Sakay, Tampoketsa, Marovoay, dépression Betsimitatatra ; sol volcanique à Antsirabe, Ankaratra (Betafo), Itasy, montagne d’Ambre (Bombaomby), Androy ; sol calcaire à Antsirabe, plateau de Bemaraha, plateau de Mahafaly.
Les ressources naturelles de Madagascar sont le graphite, la chromite, le charbon, la bauxite, le sel, le quartz, le sable bitumineux, le mica ainsi que plusieurs pierres précieuses dont l'émeraude, le rubis et le saphir et des pierres fines, le calcaire, granite et latérite. Il y a également la fusion biochimique des coraux et l'érosion des roches dû au pluies; ce qui a formé ainsi les Tsingy . Les Tsingy forme le Kart.
Climat Le climat est tropical humide le long de la côte Est, tempéré à l’intérieur des terres et au nord et aride dans le sud. L’alizé du sud-est généré par l’anticyclone de l’océan Indien, qui se déplace au gré des saisons, domine le régime climatique de l’île. Madagascar connaît deux saisons : une saison chaude et humide de novembre à avril, puis une saison sèche, plus fraîche, de mai à octobre. Les climats sont cependant très variés selon l’altitude et la situation par rapport aux vents dominants. La côte est, où se trouve Tamatave, exposée directement aux alizés, reçoit les plus importantes précipitations avec par année. Les cyclones, provenant des Mascareignes, y sont fréquents pendant la saison des pluies. Le centre, isolé de l’alizé par le Massif d'Andringitra, est nettement plus sec et, en raison de l’altitude, plus frais. Les précipitations à Tananarive (capitale) atteignent . Au cours de la saison sèche, les nuits peuvent être très fraîches mais le gel est rare ; il est par contre plus fréquent aux altitudes supérieures. À cette période, le ciel des plaines entourant la capitale est considéré comme parmi les plus clairs du monde. La côte ouest (Majunga, Morondava) est encore plus sèche (tropical sec) car l’alizé y a perdu une grande partie de son humidité. Le sud-est est encore plus humide que toutes régions à Madagascar, avec le fleuve de Manambato et le fleuve de Manampatrana qui sont séparés de l’Océan Indien par une petite embouchure, lui offre beaucoup de pluie pendant toute l'année.Le sud est semi-désertique. Tuléar (ville du Sud) ne reçoit que de précipitations par année.
Environnement Madagascar souffre de l’érosion due à la déforestation, aux feux de brousse , aux cultures sur brûlis et aux pâturages intensifs, de désertification et de la pollution des eaux de surface. Plusieurs espèces végétales et animales, uniques au monde, sont en danger de disparition. Les cyclones sont régulièrement la cause d’inondation dans les régions côtières.
Écosystèmes thumb|Baobabs, près de Morondava. vignette|Ravenala madagascariensis (arbre du voyageur) dans l'est de Madagascar. La rareté et le caractère unique de nombreuses espèces animales et végétales de l’île lui ont souvent valu d’être qualifiée de « monde à part ». Ces caractéristiques sont supposées refléter les origines de Madagascar, isolée depuis plusieurs millions d’années du supercontinent Gondwana auquel elle était précédemment rattachée. Ainsi, certaines plantes telles que l’arbre du voyageur se rencontrent à Madagascar et en Amérique du Sud, mais pas en Afrique. De nombreuses espèces typiquement africaines, en particulier les grands mammifères comme l’éléphant, le rhinocéros, la girafe, le zèbre et l’antilope, ou encore les animaux de proie comme le lion et le léopard, sont inconnus à Madagascar, tout comme les serpents venimeux qui peuplent le continent. S’il est certain que la plupart des espèces indigènes sont d’origine africaine ou sud-américaine, l’isolement a pu permettre à des espèces ailleurs éteintes d’y survivre et favoriser l’apparition de nouvelles espèces uniques. Ainsi, tous les mammifères terrestres indigènes – soit 66 espèces – sont uniques à Madagascar.
Autrefois, l’île était couverte de forêts qui furent remplacées par des rizières, surtout dans les plaine de l'Est où les précipitations sont très abondantes. La forêt tropicale est maintenant concentrée sur les flancs montagneux bordant la côte Est, du massif Tsaratanana au nord au Tolagnaro au sud. Une végétation secondaire faite d’arbres du voyageur, de rafia et de baobabs a succédé à la forêt originelle sur les côtes de l’Est et au Nord. La végétation des plateaux centraux et de la côte ouest est principalement composée de prairies, de steppes et de savane.