Cruzilles-lès-Mépillat est une commune française, située dans le département de l'Ain en région Auvergne-Rhône-Alpes.

La commune de habitants en , appartenant au canton de Vonnas, résulte de la fusion en 1865 des communes de Cruzilles et Mépillat. Aujourd'hui, toutes les infrastructures sont regroupées dans le bourg de Cruzilles.

Les habitants de la commune sont appelés les Cruzillards et les Cruzillardes.

Géographie

Localisation

vignette|Cruzilles-lès-Mépillat dans l'Ain et le canton de Vonnas.

Cruzilles-lès-Mépillat est située dans la région naturelle de la Bresse près de la région de la Dombes. Localisée près de la frontière entre l'Ain et la Saône-et-Loire, la commune se trouve au sud du canton de Vonnas, dans l'arrondissement de Bourg-en-Bresse du département de l'Ain.

Elle se situe à à au sud-est de Mâcon, à à l'ouest de Bourg-en-Bresse, à au nord de Lyon et à au sud de Paris.

La population n'est pas concentrée en un seul lieu mais dispersée dans plusieurs hameaux dont Cruzilles, Mépillat, Lagnat, Boissey, les Marguins, Foz et Gallian.

Communes limitrophes

vignette|Carte du territoire.

Points extrêmes Nord : Fieuzerin, Est : La Bertilière, Sud : Taille-Fer, Ouest : Le Commissaire,

Hydrographie

Deux cours d'eau traversent Cruzilles. En premier lieu, l'Avanon, qui se jette dans la Saône, forme une frontière avec Garnerans et Illiat. Au nord de la commune, le ruisseau Guiron y prend sa source avant de continuer son cours à Grièges, commune où le ruisseau se jette dans la Petite Veyle.

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (), un été chaud (), un air sec au printemps et en été et des vents faibles. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Charnay-lès-Mâcon à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Voies de communication et transports

vignette|350px|Axes de communication.

Réseau routier

La route départementale D 66 traverse le village du nord au sud et l'est du bourg en passant devant l'église. Elle relie Illiat qui est au sud à Laiz et Pont-de-Veyle qui sont au nord. La route départementale D 96 traverse la commune d'est en ouest et traverse le bourg. Par l'ouest, elle permet de rejoindre Cormoranche-sur-Saône et la route départementale D 933 qui relie Pont-de-Veyle à Thoissey. En prenant la voie par l'est, on peut rejoindre Saint-André-d'Huiriat et la route départementale D 2 qui relie Pont-de-Veyle à Châtillon-sur-Chalaronne. La route départementale D 96a débute vers la place des Anciens-Combattants au centre du village puis part vers l'ouest pour rejoindre Mépillat, le village voisin de Bey ainsi que Garnerans.

Aucune autoroute ne traverse la commune bien qu'il en existe trois à proximité. L'autoroute A40 (Mâcon - Genève), portion de la route Centre-Europe Atlantique Bordeaux/Nantes - Annemasse, est un axe de communication permet de rejoindre la préfecture de l'Ain ainsi que les villes du Bugey. L'autoroute A6 est une autoroute passant à moins de du bourg reliant Paris à Lyon. Elle est accessible depuis la gare de péage de Mâcon-Sud. L'autoroute A406 est une autoroute reliant l'A40 et l'A6. Elle permet aux automobilistes de la commune de gagner du temps pour rejoindre l'A40 en empruntant la gare de péage de Crottet.

Voies ferroviaires

vignette|TGV sur la ligne LGV Sud-Est.

Une seule voie ferrée traverse la commune à l'est, la ligne à grande vitesse Paris - Lyon - Marseille relie Paris à Lyon et Marseille. La gare la plus proche reliée à la voie est la gare de Mâcon-Loché-TGV, au sud-ouest de Mâcon.

Cependant, la commune ne profite pas que de cette ligne ferroviaire. La ligne de Mâcon à Ambérieu, desservie par les TER de la région Rhône-AlpesDépliant PDF de la ligne Mâcon-Bourg-Ambérieu. s'arrête à une gare située à proximité : la gare de Pont-de-Veyle installée à Crottet. De plus, la ligne traditionnelle Paris - Marseille via Dijon passe à Mâcon. La gare de Mâcon-Ville, est desservie par des TER Dijon - Mâcon - Lyon et quelques TGV reliant le Nord-Est de la France à la Méditerranée.

Transport fluvial

La Saône, qui marque la frontière ouest du département de l'Ain, est navigable à grand gabarit européen depuis Verdun-sur-le-Doubs jusqu'à Lyon. Elle constitue un axe de transport fluvial important entre l'est et la Méditerranée. Mâcon possède un port fluvial et la Saône est aussi appréciée pour le tourisme fluvial.

Transport aérien

La chambre de commerce et d'industrie de Saône-et-Loire gère un petit aéroport à Charnay, au sud-ouest de Mâcon. Les habitants de la commune doivent se rendre à l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry distant de ou bien à l'aéroport de Genève distant de pour effectuer des vols vers l'international.

Urbanisme Typologie Au , Cruzilles-lès-Mépillat est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mâcon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (97,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (54,2 %), zones agricoles hétérogènes (38,2 %), zones urbanisées (3,9 %), prairies (3,7 %)..

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

vignette|Panneau d'entrée du village.

Attestations anciennes

La commune n'existant que depuis 1855, la commune porte depuis sa création le même nom. Néanmoins, les anciennes communes de Cruzilles et Mépillat ont porté différents noms au cours de leur existence.

Cruzilles

La première mention du village date de 968 sous le nom de Crusilias d'après le recueil des chartes de Cluny. Au milieu du , le pouillé de Lyon fait référence à la commune en utilisant Cruisilles alors qu'il utilise Crusilles au début du .

Ensuite, d'après les archives de l'Ain, Crusilliez est utilisé autour de l'année 1443 alors c'est Crusillies qu'on utilise à la fin du siècle. C'est à partir de 1656 qu'on retrouve le nom actuel de Cruzilles. Or en 1743, Crozilles est mentionné par le pouillé de Lyon, Cruzille est utilisé en 1757 selon les archives de l'Ain. De 1801 à 1865, Cruzilles redevient le nom de la commune.

Mépillat

On trouve la première trace de Mépillat dès 938 dans le cartulaire de Saint-Vincent de Mâcon sous le nom de Mispiliaco. Dans les archives du Rhône, c'est Mespillie qu'on trouve en 1277. En 1265, Mispillia est référencé dans certains ouvrages alors que Mespillia ou Mepillia sont utilisés pour faire référence à Mépillat vers 1325. Au milieu de ce siècle, on retrouve Mespilleu et Mespillieu. Enfin, au terme du , Mespillieu devient Mespilliacus selon les archives du Rhône.

Un siècle plus tard, Mespelliaz est référencé en 1492 dans les archives de l'Ain alors que Mespilla devient usuel en 1536. Le voit l'apparition du Mespilliat vers 1656 et le voit l'apparition de Mespillat en 1757 selon les archives du département alors que les sources de Cassini mentionnent Mépilliat à la même période. En 1793, les archives montrent que Mépillat est le nom pour mentionner le village jusqu'en 1865.

Origine du nom

Le nom du village est formé par le nom des deux communes qui sont à l'origine de la celle-ci : Cruzilles et Mépillat. Le cœur de la nouvelle commune étant à Cruzilles, le déterminant lès met en valeur la proximité des deux villages.

Cruzilles viendrait du vieux français croy qui lui vient du latin crucem signifiant croix ou gibet.. Le lieu est alors un carrefour, un croisement de routes. Quant à Mépillat, ce nom tiendrait pour origine le nom d'un domaine gallo-romain..

Histoire

vignette|Les deux communes avant 1865.

Durant l'époque féodale, Cruzilles était une dépendance du comté de Pont-de-Veyle. Mépillat existait depuis le qui était possédée par des gentilshommes portant le même nom. Elle était sous la suzeraineté des sires de Bâgé. En 1601, après la fin de la guerre franco-savoyarde qui se termine par le traité de Lyon, Cruzilles et Mépillat appartiennent à la France avec l'acquisition de celle-ci de la Bresse, du Bugey, du Valromey et du pays de Gex. Elle est par la suite intégrée à la province bourguignonne. Entre 1790 et 1795, les deux villages deviennent des municipalités du canton de Pont-de-Veyle, et dépendaient du district de Châtillon-les-Dombes. Le , Cruzilles absorbe Mépillat et prend le nom de Cruzilles-lès-Mépillat.

Politique et administration

vignette|Mairie de la commune.

Rattachements administratifs et électoraux Durant l'Ancien Régime, Cruzilles et Mépillat étaient deux communautés du mandement de Pont-de-Veyle et du bailliage, de l'élection et de la subdélégation de Bourg.