Grièges est une commune française située dans le département de l'Ain, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Commune en partie insulaire du sud de la Bresse savoyarde entre le Beaujolais, le Mâconnais et la Dombes, elle connaît depuis quelques années une croissance démographique comme la plupart des communes de l'aire urbaine de Mâcon.
Peuplée de habitants en , elle fait partie des communes les plus peuplées du canton de Vonnas.
Géographie
Localisation
Grièges est dans la Bresse, près de sa limite sud. C'est un village situé sur la rive gauche de la Saône.
Grièges est une commune insulaire récente. En effet, Saint-Laurent-sur-Saône occupe la rive occidentale d'une île de la Saône alors que le reste de l'île est partagé entre Crottet, Replonges et Grièges. Cette île est créée en 1992 à la suite de la construction du canal de déviation de la Saône à la fin des années 1980.
Communes limitrophes
Points extrêmes Nord : Près du confluent Saône - Veyle, Est : Ferme-Sainte-Marie, Sud : Hautes-Corcelles, Ouest : Île Drampun,
Hydrographie
La Saône forme la frontière ouest de la commune. Le canal de dérivation de cette rivière passe aussi dans Grièges. Une moitié de l'île Damprun appartient à la commune, l'autre partie étant une fraction du territoire de Cormoranche-sur-Saône. La Veyle fait aussi office de frontière avec Crottet. Elle passe donc sud de l'est au nord-ouest du village et se jette dans la Saône près du pont François Mitterrand. La Petite Veyle, cours d'eau qui se sépare de la Veyle à Saint-Jean-sur-Veyle se jette aussi dans la Saône au port de By. Le ruisseau Guiron prend sa source à Cruzilles-lès-Mépillat et se jette dans la Petite Veyle à Jonc. Le Bief de Malivert fait un bref passage à Faty-Villeneuve où il se jette dans la Petite Veyle. Il forme une partie de la frontière avec Pont-de-Veyle.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne et est dans la région climatique Bourgogne, vallée de la Saône, caractérisée par un bon ensoleillement (), un été chaud (), un air sec au printemps et en été et des vents faibles. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Charnay-lès-Mâcon à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Voies de communication et transports
Routes
La route départementale D 51 est à l'ouest de la commune et rejoint Cormoranche-sur-Saône à Saint-Laurent-sur-Saône et Mâcon. La route départementale D 51B traverse le bourg et Faty-Villeneuve. Elle lie Cormoranche-sur-Saône au sud à Pont-de-Veyle à l'est. La route départementale D 51C démarre à Faty-Villeneuve. Elle permet de rejoindre Crottet en passant par Jonc et le hameau de Crottet qu'est Chavannes. La route départementale D 933 traverse une partie du sud-est de la commune aux Corcelles, elle relie Thoissey à Pont-de-Veyle. La route départementale D 879 traverse l'extrême-nord de Grièges, elle contourne Saint-Laurent-sur-Saône pour rejoindre Mâcon-sud par le pont François-Mitterrand construit dans la commune.
Une seule autoroute traverse la commune, c'est l'A406 et deux autres sont dans un rayon de . L'autoroute A406 est une autoroute reliant l'A40 et l'A6 et qui permet aux usagers de gagner un quart d'heure pour aller à Mâcon Sud en évitant le centre. Pour accéder à l'autoroute, il faut aller à la gare de péage de Crottet. L'autoroute A40 (Mâcon - Genève), portion de la Route Centre-Europe Atlantique Bordeaux/Nantes - Annemasse passe à moins de cent mètres au nord de la commune. Pour accéder à l'autoroute, il faut aller à la gare de péage de Mâcon-Est à Replonges. L'autoroute A6 est une autoroute passant à une quinzaine de kilomètres de la commune qui relie Paris à Lyon et qui est accessible depuis l'A406 pour aller à Lyon et par l'A40 pour se rendre à Paris.
Voies ferroviaires vignette|La gare.
Au début du , avec l'exploitation du réseau des tramways de l'Ain, la commune était traversée par la ligne de Trévoux à Saint-Trivier-de-Courtes longue de . Elle longeait la ligne PLMLigne Trévoux <> Saint-Trivier-de-Courtes, sur tramdelain.fr. et desservait la gare de la commune. Avant 1940, ce réseau ferroviaire ferma et fut remplacé par un service de transport par cars.
vignette|gauche|TGV sur la LGV Sud-Est.
Aujourd'hui, trois voies ferrées traversent la commune. La ligne de Mâcon à Ambérieu, desservie par les TER de la région Rhône-AlpesDépliant PDF de la ligne Mâcon-Bourg-Ambérieu., passe au nord de la commune. Une gare pour les TER Rhône-Alpes est située près de la commune, c'est celle de Pont-de-Veyle installée à Crottet. La ligne à grande vitesse Paris - Lyon - Marseille traverse la Saône au sud de Mâcon et passe le sud de la commune. La gare de Mâcon-Loché-TGV, au sud-ouest de Mâcon, est desservie par quelques TGV Paris - Marseille et Paris - Genève. Ces deux lignes sont raccordées par une voie qui coupe le territoire en deux parties. La ligne traditionnelle Paris - Marseille via Dijon ne passe pas loin de Grièges. La gare de Mâcon-Ville, à du bourg, est desservie par des TER Dijon - Mâcon - Lyon et quelques TGV reliant le nord-est de la France à la Méditerranée.
Transport fluvial
À quelques kilomètres de Grièges, la Saône, qui marque la frontière ouest du département de l'Ain, est navigable à grand gabarit européen depuis Verdun-sur-le-Doubs jusqu'à Lyon. Elle constitue un axe de transport fluvial important entre l'est et la Méditerranée. Mâcon possède un port fluvial. La Saône est aussi appréciée pour le tourisme fluvial.
Transport aérien
La chambre de commerce et d'industrie de Saône-et-Loire gère un petit aéroport à Charnay, au sud-ouest de Mâcon, soit à environ de Grièges. Les habitants de la commune doivent se rendre à l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry distant de ou bien à l'aéroport de Genève distant de pour effectuer des vols vers l'international.
Transports en commun
vignette|Minibus de la ligne 114.
La commune est reliée au réseau départemental des bus se nommant réseau car.ain.fr. Trois arrêts intégrés à la ligne 114 (Sens Belleville - Mâcon et sens Mâcon - Belleville) sont situés dans la commune le long de la route départementale D51B. Deux arrêts sont situés au bourg, l'arrêt Centre vers l'école publique et l'arrêt Grande Rue près de la laiterie. Le dernier, La Croix Blanche, est localisé à Faty-Villeneuve.
Urbanisme Typologie Au , Grièges est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mâcon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (74,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (77,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (47,1 %), zones agricoles hétérogènes (19,5 %), zones urbanisées (13,6 %), terres arables (7,5 %), forêts (6,4 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (6 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie
vignette|Panneau d'entrée dans le village.
À l'époque gallo-romaine, le territoire était déjà occupé par une villa dont le nom était Chillia. Au Moyen Âge, la villa devenue paroisse est absorbée par la localité de Grièges mais Chilia reste le chef-lieu de la paroisse donc garde ce nom jusqu'au .
Chillia
À l'origine, le nom du lieu était Chilie selon le pouillé du diocèse de Lyon qui cite ce nom vers 1250Dictionnaire topographique de Philipon sur archives-numerisees.ain.fr. Il aurait pour origine le nom d'un domaine gallo-romain.. En 1272, le nom aurait été Chilliacus comme le mentionne Samuel Guichenon dans un de ses ouvrages dédiés à la Bresse. Selon Marie-Claude Guigue dans un ouvrage dédié à la Dombes, Chiliacus était le nom pour se référer au village autour de 1321 même si Chillia est évoqué vers 1325. Enfin, on trouve Chillies dans la pancarte des droits de cire autour de 1506.
Grièges
Le premier nom de la commune apparaît en 997 sous le nom de Grecio qui était à cette époque une simple localité, il proviendrait du gentilice Graecius..
En 1570, les archives de l'Ain évoquent Grege. Le terrier de Saint-Cyr-sur-Menthon évoquent Griege en 1630 et les visites pastorales citent Greige en 1650.
En 1793, on trouve le nom de Griége puis le nom actuel de Grièges en 1801 dans le bulletin des lois.
Histoire
vignette|170px|Niveau des crues en face de la Laiterie. La Saône est située à par orthodromie.À l'époque gallo-romaine, l'habitat gagne un peu sur la forêt qu'on commence à défricher et apparaissent ainsi des villae ; le sous-sol a livré des vestiges de cette époque : poteries, tuiles, bijoux, pièces de monnaie. La région est alors parcourue par des voies de communication non négligeables ; la voie romaine longeant la rive gauche de la Saône se divise en deux branches à hauteur de Bey : l'une file sur Cormoranche et Grièges, franchit les deux bras de la Veyle à Villeneuve pour gagner ensuite Feillens ; l'autre, plus à l'est rejoint Lagnat, Pont-de-Veyle et se poursuit sur Bâgé-le-Châtel par le vieux chemin parallèle à la route D28 en limite de Saint-Jean-sur-Veyle.