Matafelon-Granges est une commune française située dans le département de l'Ain, en région Auvergne-Rhône-Alpes. Elle se situe à environ de Bourg-en-Bresse et de Nantua. Elle résulte de la fusion de Matafelon et Granges en 1973.
Ses habitants s'appellent les Matafelonais et les Matafelonaises.
Géographie Localisation Matafelon-Granges se situe au centre-est du département de l'Ain dans le Haut Bugey, dans le massif du Jura. Elle résulte de la fusion, en 1973 des communes de Granges et de Matafelon. Son territoire se situe le long de la rivière d'Ain et en partie sur les Monts Berthiand. Il est délimité par 6 communes, dont 1 commune du département du Jura, Thoirette-Coisia, Corveissiat, Bolozon, Sonthonnax-la-Montagne, Izernore et Samognat étant des communes de l'Ain.
La commune, en plus de Granges et de Matafelon, comprend 12 hameaux : Bombois était rattachée à Granges alors que Nébois, Sorpiat, Liliat, Chougeat, Meuillat, Charmine, Moux, Corcelles, Coiselet, le Port et Courtouphle étaient rattachées à Matafelon.
Le territoire communal est délimité à l'ouest pas la rivière d'Ain et par l'Oignin à l'est, le confluent marquant la limite nord de la commune.
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat des marges montagnardes, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat semi-continental et le climat de montagne et est dans la région climatique Jura, caractérisée par une forte pluviométrie en toutes saisons ( à ), des hivers rigoureux et un ensoleillement médiocre. Elle est en outre dans la zone H1c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Arbent à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Hydrographie
Les rivières de l'Ain et de l'Oignin marquant les limites de la commune, il existe également d'autres ruisseaux la serpentant. Le Magolay est un petit ruisseau passant par Nébois et le Bief du Rore par Sorpiat, les deux se jettent dans l'Oignin. Sur l'autre versant du mont Berthiand coulent les ruisseaux qui se jettent dans l'Ain. Le plus long est le ruisseau de Bombois, il traverse Heyriat et franchit une barre rocheuse par la cascade de Pissevache. Il y a aussi les ruisseaux de Granges, Courtouphle et de Moux. Leur débit est relativement variable selon la pluviosité.
Deux barrages hydroélectriques sont présents sur la commune et ont créé des lacs de retenue. Il en existe un sur l'Oignin, créé par le barrage de charmine. Un camping a été installé à son bord. L'autre, sur l'Ain est créé par le barrage de Cize-Bolozon, il a élargi le lit de la rivière jusqu'au pont de Thoirette.
Voies de communication et transports
Le village se trouve à environ de l'entrée "Oyonnax" de l'autoroute A 404. Celle-ci rejoint l'autoroute A 40 en .
Matafelon se trouve sur le col du même nom situé sur la départementale 18 qui mène à Izernore et à Thoirette. Cette départementale relie la départementale 936 entre Bourg-en-Bresse et Dortan à la départementale 979 entre Nantua et Bourg-en-Bresse. La route départementale 11 à flanc des Monts Berthiand permet de rejoindre Cerdon et la départementale 91 qui longe la rivière d'Ain va jusqu'à Poncin.
Urbanisme Typologie Au , Matafelon-Granges est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Oyonnax, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (65,1 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (65,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (65,1 %), prairies (18,5 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (8,5 %), zones agricoles hétérogènes (4,2 %), terres arables (2,1 %), zones urbanisées (1,5 %), zones humides intérieures (0,1 %)..
L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|centre|upright=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Morphologie urbaine Le territoire communal représente deux étroites bandes parallèles orientées sur un axe nord-sud et reliées au nord. À l'est se trouve le village même de Matafelon, qui est délimité par l'Oignin avec à son autre rive le village de Samognat. Le confluent de l'Oignin et de l'Ain marque la limite nord de la commune, et l'Ain les limites ouest avec les communes de Thoirette et de Corveissiat, jusqu'à Bolozon. Enfin, le territoire de Sonthonnax-la-Montagne semble s'encastrer dans celui de Matafelon-Granges par le sud.
Logement Le nombre total de logements dans la commune est de 358Données INSEE compulsées par Linternaute - Logement à Matafelon-Granges.. Parmi ces logements, 54,2 % sont des résidences principales, 41,1 % sont des résidences secondaires et 4,7 % sont des logements vacants. Ces logements sont pour une part de 95,9 % des maisons individuelles, aucun appartement et enfin seulement 4,1 % sont des logements d'un autre type. La part d'habitants propriétaires de leur logement est de 86,1 %. Ce qui est supérieur à la moyenne nationale qui se monte à près de 55,3 %. En conséquence, la part de locataires est de 10,8 % sur l'ensemble des logements qui est inversement inférieur à la moyenne nationale qui est de 39,8 %. On peut noter également que 3,1 % des habitants de la commune sont des personnes logées gratuitement alors qu'au niveau de l'ensemble de la France le pourcentage est de 4,9 %. Toujours sur l'ensemble des logements de la commune, aucun ne sont des studios, 3,6 % sont des logements de deux pièces, 20,6 % en ont trois, 31,4 % des logements disposent de quatre pièces, et 44,3 % des logements ont cinq pièces ou plus.
Histoire Héraldique
Toponymie vignette|Panneau d'entrée.
Faits historiques Au , le château de Thoire se situait sur le territoire actuel de la communeA. Grattard, A. Grattard, Richesses Touristiques et Archéologiques du Canton d'Izernore, ITALIQ, 1998, p. 101 - 102 .. Celui-ci dominait la vallée de l'Ain et appartenait à la famille du même nom. Le portail qui subsistait au à aujourd'hui disparu.
Au cours de la première moitié du , les sires de Thoire édifièrent un château à Matafelon, afin de fortifier leur frontière avec le Revermont passé dans la mouvance des comtes de Savoie. Celui-ci fut cependant rapidement donné pour partie en fief (2/3) à une famille de chevaliers qui avait ou qui prit dès lors le nom de famille de MatafelonS. Guichenon, "Histoire de Bresse et Bugey", réed. Horvath, Roanne, 1976.
En 1280, Humbert IV, sire de Thoire-Villars, déclare le village libre et franc. À cette occasion, la famille part résider au château de Montréal, qui leur permet une meilleure surveillance des frontières de leur domaine avec celui de Nantua. En 1402, Humbert VII de Thoire-Villars († 1424) vend le territoire au comte Amédée VIII de Savoie., mais la population était très hostile à cette venue.
La région connut des périodes de troubles violents avec les campagnes de Vergy en 1402 et de Biron en 1595 et 1600, où les châteaux furent rasés. Entre 1814 et 1815, les troupes autrichiennes pillèrent les habitants de certains de leurs biens, et plus récemment l'armée allemande, en 1944 détruisit notamment la mairie du village, fusilla et déporta une partie de la population.
Le , Matafelon et Granges fusionnent pour former Matafelon-Granges..
Politique et administration vignette|Mairie.
Tendances politiques
Résultats électoraux en ligne sur le site du Ministère de l'Intérieur Élections présidentielles, résultats des deuxièmes tours : élection présidentielle de 2007 : 68,54 % pour M. Nicolas Sarkozy (UMP), 31,46 % pour Mme Ségolène Royal (PS), 86,56 % de participation. élection présidentielle de 2002 : 70,99 % pour M. Jacques Chirac (UMP), 29,01 % pour M. Jean-Marie Le Pen (FN), 79,13 % de participation. Élections législatives, résultats des deuxièmes tours : élections législatives de 2007 : 48,52 % pour M. Charles de La Verpillière (UMP) (Élu au premier tour), 54,55 % de participation. élections législatives de 2002 : 65,75 % pour M. Lucien Guichon (UMP), 34,25 % pour Mme Éliane Drut-Gorju (PS), 49,87 % de participation. Élections européennes, résultats des deux meilleurs scores : élections européennes de 2004 : 24,40 % pour M. Michel Rocard (PS), 23,81 % pour M. Jean-Marie Le Pen (FN), 43,52 % de participation. Élections régionales, résultats des deux meilleurs scores : élections régionales de 2004 : 43,41 % pour M. Jean-Jack Queyranne (LGA), 39,28 % pour Mme Anne-Marie Comparini (LDR), 62,91 % de participation. Élections cantonales, résultats des deuxièmes tours : élections cantonales de 2008 : 47,20 % pour M. Mario Borroni (DVG), 31,31 % pour M. Michel Colletaz (UMP), 48,12 % de participation. élections cantonales de 2001Les résultats de ces élections ne sont disponibles que pour l'ensemble du canton d'Izernore. : 51,19 % pour Laurence Jeanneret-Nguyen (DL), 48,81 % pour M. Michel Genoux (DVD), 60,42 % de participation. Élections municipales, résultats des deuxièmes tours : élections municipales de 2008 : M. Jean-Pierre Duparchy est élu pour un premier mandat de maire, résultats complets sur le site du ministère de l'Intérieur, 67,11 % de participation. élections municipales de 2001 : M. Yves Rognard est élu pour un deuxième mandat de maire, - % de participation. Référendums : Référendum de 2005 relatif au traité établissant une Constitution pour l'Europe : 38,81 % pour le "Oui", 61,19 % pour le "Non", 69,21 % de participation.