Le Conseil de coopération des États arabes du Golfe (), ou Conseil de coopération du Golfe (CCG ; مجلس التعاون الخليج العربي ; en anglais, Gulf Cooperation Council ou GCC), est une organisation régionale regroupant six monarchies arabes et musulmanes du golfe Persique : l'Arabie saoudite, Oman, le Koweït, Bahreïn, les Émirats arabes unis et le Qatar.

États membres vignette|upright=2|Représentants des pays du CCG en réunion avec John Kerry (USA), 2 à gauche, à Paris, en 2015.

Le Conseil de coopération du Golfe est composé de six États : l'Arabie saoudite, Oman, le Koweït, Bahreïn, les Émirats arabes unis et le Qatar.

Dans le contexte du printemps arabe, le CCG a proposé d'intégrer les royaumes du Maroc et de Jordanie avant de retirer sa propositionLe Conseil de coopération retire sa proposition d'intégrer le Maroc et la Jordanie au conseil, Le Soir, le 22 décembre 2011., préférant d'abord renforcer « la coordination, la coopération et le partenariat stratégique » avec les deux pays, notamment, par la création d'un .

Cependant, le ministère des Affaires étrangères du Maroc a émis une déclaration soulignant l'importance du partenariat stratégique entre les deux parties, renforçant la sécurité, la stabilité et l'unité territoriale du MarocBBC Arabic - الشرق الأوسط - دول الخليج تؤيد انضمام الأردن والمغرب إلى مجلس التعاون . Elle a également salué l'invitation des pays du Conseil de coopération du Golfe, affirmant que les autorités marocaines étaient "prêtes à engager des consultations en vue de définir un cadre de coopération optimal" avec les pays du CCG..

L'Arabie saoudite envahit Bahreïn avec des troupes du Conseil de coopération du Golfe en pour écraser la révolte démocratique et ses demandes de monarchie constitutionnelle..

Le , plusieurs pays arabes rompent leurs relations diplomatiques avec le Qatar, dont l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Bahreïn., accusant Doha de financer le terrorisme. Il s'agit de la plus grave crise depuis la création du Conseil de coopération du Golfe en 1981« Crise dans le Golfe : l'Arabie et ses alliés rompent avec le Qatar », ladepeche.fr, 5 juin 2017..

Coopération militaire

Le Conseil a été créé sous l'impulsion de l'Arabie saoudite et sous la pression des États-Unis le , dans le but d’assurer la stabilité économique et politique de la régionLa création du Conseil de coopération du Golfe persique, Le Monde diplomatique.. Il est composé de l'Arabie saoudite, d'Oman, du Koweït, de Bahreïn, des Émirats arabes unis et du Qatar..

Le Conseil est donc un « club » très politique de pétromonarchies sunnites qui sont soucieuses de sécurité face à l'Iran chiite ou aux guerres civiles voisines (Irak, Syrie) qui a également pour but une unification du système économique et financier des États membres.

Un accord de sécurité intérieure est signé en 1982 entre les États membres à la suite d'une tentative de putsch à Bahreïn en . Sur le plan militaire, les forces armées des pays du Conseil de coopération du Golfe organisent depuis 1983 des manœuvres communes baptisées Bouclier de la Péninsule. Aux sommets de Koweït (1984) et de Mascate (1985), il est décidé que les unités participant à ces manœuvres forment une dont le quartier général se trouve à Hafar Al-Batin, dans le nord-est de l’Arabie saoudite. Son commandant est un général saoudien. Enfin, les ministres de la défense du CCG réactivent le projet de l’Organisation des Industries Arabes (OIA), dans lequel l'Égypte était impliquée, et construisent plusieurs usines d’armement fabriquant munitions et armes légères ainsi que des blindés légers sous licence brésilienne.

À la fin de la guerre Iran-Irak, Saddam Hussein crée une organisation concurrente, le (CCA) qui regroupe alors la Jordanie, l'Irak, le Yémen du nord et l'Égypte. Le CCA est ouvertement hostile au royaume saoudien. Le , les États du Conseil soutiennent le Koweït à la suite de l'invasion de l'émirat par l'armée irakienne.

Les forces des États membres participant à ce conflit ne sont pas sous un drapeau commun mais regroupées avec les autres unités panarabes dans les Joint Forces Command-East () et les Joint Forces Command-North.

La chute de Saddam Hussein entraîne la fin du Conseil de coopération arabe ; le Yémen entame alors des négociations pour rejoindre le Conseil de coopération du Golfe.

Le , les pays du Conseil de coopération des États arabes du Golfe se sont réunis à Ryad pour réfléchir à un projet d'union pour contrebalancer la menace iranienne sur la région. Le parlement iranien a condamné cette déclaration d'union de ces payshttps://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2012/05/14/les-monarchies-du-golfe Persique-envisagent-a-une-union-politique_1701012_3218.html. La même année, le ministre de la Défense irakien Saadoun al-Dulaimi déclare que l'Irak veut rejoindre le CCG, décision soutenue par le Koweït Kuwait stresses necessity for Iraq to join GCC, Alsumaria, 27 avril 2012.

Ces dynamiques de rapprochement entre les pays du Golfe et d'autres régions du monde trouvent aujourd'hui un prolongement dans de nouvelles initiatives de coopération stratégique. Ainsi, le Gulf-Africa Strategic Partnership Initiative (GASPI), plateforme biennale de partenariat stratégique entre l'Afrique et les pays du Golfe, est lancée le à Abidjan au Sofitel Hôtel Ivoire. Portée par Gravitas Sovereign and Strategic Advisory en partenariat avec le gouvernement ivoirien, et dont Monsieur Ansoumane Camara est l'un des artisans, son édition inaugurale est prévue pour à Abidjan, illustrant la volonté croissante des États du Golfe d'approfondir leurs liens économiques et stratégiques avec le continent africain..

Autres domaines de coopération

Début , inquiet de la progression de la grippe aviaire due au virus H5N1 HP au Koweït, le comité de la Santé du CCG a décidé de travailler cette question à l'échelle de la sous-régionLes É.A.U. avaient déjà pris en main la coordination de la lutte contre la grippe aviaire en 2005, Khaleej Times du 28 octobre 2005..

Le Marché commun du Golfe a été ouvert officiellement le , première étape avant la difficile mise en place d'une monnaie unique prévue en 2010, mais qui n'est toujours pas achevé en Rapport sur les relations de l'Union européenne avec le Conseil de coopération du Golfe, site du Parlement européen, le 10 mars 2011.. À la suite d'une discussion entre les membres concernant le siège de la future banque centrale (proposition pour Riyad (Arabie saoudite)), les Émirats arabes unis ont décidé de se retirer du projet d'union monétaire, craignant une totale domination de l'Arabie saoudite sur la future monnaie. Abou Dabi espérait également détenir le siège de la banque centrale, de par son statut de .

Données statistiques

Population (2013) : Densité (2010) : PIB (PPA, 2010) : Gulf Arab countries population, economy and military, données du FMI et de la Banque Mondiale. PIB/hab (PPA, 2005) :

Pays Population (2013) Superficie (km) PIB (Mio. $, 2008) Sources : Fonds monétaire international, avril 2009, PIB PPA 2008. Banque mondiale, juillet 2009, PIB PPA 2008. PIB par habitant ($, 2008) Devise Capitale politique Régime politique Langue officielle Riyal saoudien Riyad Monarchie absolue Arabe Dirham des Émirats arabes unis Abou Dabi État fédéralMonarchie constitutionnelle Arabe Rial omanais Mascate Monarchie absolue Arabe Dinar koweïtien Koweït Monarchie constitutionnelle Arabe Riyal qatarien Doha Monarchie absolue Arabe 665 Dinar bahreïni Manama Monarchie constitutionnelle Arabe

Secrétaires généraux du CCG

Abdullah Bishara (Koweït) : - Fahim bin Sultan Al-Qasimi (Émirats arabes unis) : - Jamil ibn Ibrahim Al-Hujailan (Arabie saoudite) : - Abdul Rahman ibn Hamad Al-Attiyah (Qatar) : - Abdoulatif ben Rachid el-Zaïani (Bahreïn) : depuis le .

Droits de l'Homme

Le , un rapport publié par un groupe de membres britanniques du Parlement, a accusé le gouvernement de faire des allégations «trompeuses» sur la manière dont les fonds sont dépensés dans les États du CCG. Au moins 53,4 millions £ (74 millions de dollars) ont été versés aux six pays qui composent le Conseil de coopération du Golfe entre 2016 et 2020 et, environ, 10 millions de livres sterling ont été alloués pour 2021.Le , Human Rights Watch a rapporté que les pays du Conseil de coopération du Golfe ne protégeaient pas les travailleurs migrants en plein air contre les risques dangereux pour la santé posés par une chaleur extrême, exacerbée par les vagues de chaleur à réchauffement climatique dans toute la région. Les travailleurs migrants des ÉAU et d'autres nations du Golfe interrogés par HRW ont décrit les symptômes de maladie liée à la chaleur, notamment des évanouissements et des vomissements, et ont décrit se sentir étouffé par la chaleur...

Notes et références

thumb|upright=2|Diagramme d'Euler des différents partenariats entre les pays de la Ligue arabe.

Notes

Références

Voir aussi

Articles connexes Golfe Persique Ligue arabe Bouclier de la Péninsule Tonnerre du Nord Grande zone arabe de libre-échange Zone euro-méditerranéenne de libre-échange Relations entre le Conseil de coopération des États arabes du Golfe et l'Union européenne

Liens externes

FMES Persique-dernieres-evolutions Les Relations entre l'Union européenne et le Conseil de Coopération du Golfe Persique : dernières évolutions, Marco Pasqualini

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